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Mai
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1er mai, fête du travail





A l’origine, le 1er mai, c’était la fête du travail. C’est maintenant devenu la fête des syndicats et du FN mais aussi l’occasion pour le PC de renflouer ses caisses. Le premier mai, c’est donc la fête du fisc, tout le monde a le droit de vendre du muguet sans déclaration ni formalité, de quoi arrondir les fins de mois tout en entretenant le déficit public.

Lorsque je vois le comportement des syndicats dans notre pays, je me dis que les choses ont vraiment mal tourné depuis 30 ans. Ils en veulent toujours plus, ne sont jamais contents et trouvent toujours à redire. Finalement, même si le gouvernement proposait une semaine de 10 heures de travail (2h par jour) payée 10 fois le salaire actuel, il y aurait encore un problème.

Je m’étonne du fait que les différents syndicats ne soient pas plus véhéments à l’égard des démocraties asiatiques, coupable complaisance pour un modèle qui asservi l’individu au nom d’un illustre collectif qui ne bénéficie qu’à un tout petit nombre. Les syndicats ne sont plus un contre pouvoir mais un contre poids. Ils ralentissent l’économie, engendrent la précarité et la confusion.

Je souhaite que l’Europe mette en place une législation européenne du travail avec un salaire minimum européen, un horaire de travail plus uniforme et surtout une taxation équilibrée.





10 commentaires pour “1er mai, fête du travail”
  1. Medorius dit :

    Les syndicats français ont une faible représentativité. Ils doivent donc compenser par des revendications plus violentes et des actions aussi pertubatrices que possible.

  2. pascal dit :

    Les syndicats français comptent finalement assez peu d’hadèrents.
    Cela s’explique facilement dans le sens ou cela n’apporte rien de plus en cas de problème avec un employeur.
    Syndiqué ou pas vous êtes toujours reçu et défendu contrairement à ce qui se passe dans les autres pays.
    Grande particularité française.
    Croyez moi,dans les grandes entreprises.les gens savent pousser la porte du syndicat et demander de l’aide.

  3. Olivier dit :

    Le problème vient du financement. En France, les syndicats ne bouclent pas leur budget grâce aux cotisations mais par d’autres biais. Du coup, le fait de cotiser ne donne pas vraiment un avantage décisif par rapport à ceux qui ne cotisent pas… C’est bien dans un sens car cela permet à tout le monde d’être défendu. C’est mauvais dans un autre sens car du coup, les syndicats manquent de moyens et ceux qui cotisent peuvent avoir le sentiment de le faire sans en retirer grand bénéfice par rapport à ceux qui ne payent rien…

  4. pascal dit :

    Tout vient de notre histoire syndicale très forte.
    En France le syndicalisme est plus proche de l’engagement,et de la conviction d’égalité,
    plutôt qu’une carte d’assurance ou de mutuelle comme dans beaucoup de pays.
    Tout ça pour expliquer à Médorius que le nombre de syndiqués n’a rien à voir avec l’influence de ceux-ci.Et qu’ils n’ont pas besoin de faire de surenchére pour se faire entendre,surtout en ce moment…

  5. Olivier dit :

    Pascal, les syndicats sont dans la surenchère permanente ce qui a fini par les rendre complètement inaudibles et peu crédibles vis à vis de l’opinion publique ce qui est explique le faible taux d’engagement. Quand à leur influence, elle est très relative. Dans certaines entreprises, ils font la pluie et le beau temps, dans d’autres, ils n’existent pas…

  6. pascal dit :

    Olivier,tu vis dans un monde ou le syndicalisme de la classe ouvrière n’existe pas.
    Il est bien plus simple que tu ne l’imagines.
    cela n’est dans la plupart des cas,qu’une poignée de copains un peu plus contestataires que les autres qui osent se rebeller ou revendiquer au risque de se faire licencier.
    Et s’ils n’existent pas dans certaines entreprises,c’est juste parceque la pression est trop forte.
    J’ai d’ailleurs constaté quelques mouvements de grêve chez Carrefour dernièrement.
    Cela me fait assez plaisir,c’est un signe de démocratisation.
    Le monde de la grande distribution évolue !
    Pour y avoir travaillé,il y a très longtemps,je peux te dire qu’a l’époque tu risquais la porte simplement en prononcant CGT….
    Une entreprise sans délégués syndicaux,c’est comme un pays sans opposition,cela s’appelle une dictature.

  7. Olivier dit :

    Les syndicalistes jouissent d’une protection efficace du code du travail. Combien j’ai vu de personnes se trouver une vocation de syndicalistes à l’approche de plans sociaux pour sauver leur tête alors qu’ils n’en avaient rien à foutre de ça jusqu’alors…

    Le problème des grandes centrales syndicales comme la CGT, c’est que leurs attentes sont complètement déconnectées de la réalité économique du monde. Ils demandent des trucs qui sont impossibles la plupart du temps. C’est sûr qu’à la SNCF, tout est possible comme la concurrence n’existe pas vraiment. Mais dans des secteurs où des marchandises plus compétitives arrivent de partout, on attend toujours des propositions de la CGT pour faire face…

  8. pascal dit :

    Quand on fait son boulot et que l’on a une famille à protéger,je comprends que l’on utilise tous les moyens honnêtes pour garder son emploi.
    Les syndicats n’ont pas pour vocation de résoudre les problèmes de carnet de commande de l’entreprise,bien qu’ils se permettent souvent des propositions qui leurs sont reprochées d’ailleurs.
    Sous pretexte qu’ils font de la politique et que ce n’est pas leur rôle.
    Il faudrait savoir !
    Encore une fois tu ramènes le débat sur la SNCF,La RATP et autre..Tiens tu n’as pas parlé des dockers de Marseilles ??
    Ce sera pour plus tard…
    C’est balayer les boites qui délocalisent sans préavis,les brimades des petits chefs,etc….et ses employés qui n’ont que leur syndicat pour réclamer leur dû.Et ne l’obtiennent que par la force de la contestation,quand ils arrivent…

    ARRETE de brandir sans arrêt la menace syndicale comme d’autres le font avec la religion,le lobby juif ou l’invasion des communiste en d’autres temps !

  9. Olivier dit :

    Ah non tu ne vas pas me faire le coup de la comparaison avec le lobby juif, la religion ou l’invasion du communisme, franchement, la comparaison est douteuse…

    Les dockers de Marseille, j’en ai déjà parlé avec la SNCM entre autres… Leurs mouvements réguliers sont encore plus extrêmes que ceux de la SNCF, incroyables!

  10. Gilles dit :

    @pascal : les syndicats dans la GD, y’a ceux de Carrefour. Et c’est tout. Ca ne bouge pas.
    De nos jours prononce CGT dans un Leclerc si tu aimes Pôle Emploi 🙂
    Chez Auchan, c’est u peu mieux mais sans grosse manif. 😉
    Je ne sais pas pourquoi chez Carrefour la CGT est plus « puissante » mais bon, ça fait pas de mal non plus.
    Peut-être parce que chez carrefour, faut vraiment pas avoir d’autre débouché pour rester 😉
    C’est la seule boîte de GD où je refuserai de bosser, je préfèrerai MacDo :p



L'autre monde | Thème liquide par Olivier