16
Août
10

A propos des expulsions de Roms





En ce moment, le ministère de l’intérieur a décidé de passer la seconde sur le démantèlement des camps de Roms. Il ne se passe pas une journée sans un nouveau démantèlement. Cette politique fait suite à la mise à sac d’un village dans la région Centre au mois de Juillet par quelques personnes issues de la communauté des gens du voyages.

La question des Roms est une question complexe qu’on peut aborder de différentes manières. Tout d’abord, il y a l’angle juridique. La loi est la même pour tout le monde. Il faut donc que les Roms s’y conforment comme n’importe quel autre citoyen français. A partir du moment où ils occupent des terrains de manière illégale, ils sont expusables. Il n’y a rien de choquant là dedans. Ce qui me choque plutôt, c’est qu’on ne parle jamais des victimes dont les champs sont squattés par les Roms.

Ensuite, il y a l’aspect de l’intégration. Les Roms ont un mode de vie assez nomade, peu compatible avec nos sociétés occidentales très sédentarisées. Est ce la société française qui doit s’adapter aux Roms ou les Roms qui doivent se sédentariser? Ni l’un ni l’autre selon moi, il faut que chacun mette un peu d’eau dans son vin. Il faut des aires d’accueil décentes et légales pour les Roms mais il faut aussi que les Roms les utilisent et cessent de squatter des terrains de manière illégale.

Enfin, comme on n’a pas de statistiques sur la proportion des Roms posant des problèmes de délinquance, je me garderai bien de tout commentaire sur le sujet. Il y a sûrement des brebis égarées, comme dans tout troupeau, surtout lorsqu’il est soumis à la précarité et au vagabondage, mais de là à dire que leur seule présence représente une menace, je crois que c’est un cliché qu’il convient d’éviter, surtout si l’on veut que la situation s’améliore.

Pour moi, le problème le plus urgent à régler est celui des enfants esclaves venant des pays de l’est. On en croise régulièrement dans Paris. Il y a quelques années, ils vidaient les parcmètres. Maintenant, ils font la manche ou volent les touristes dans le métro. Bien entendu, ces enfants sont des victimes, victimes de parents qui les ont abandonné ou les utilisent lâchement pour faire le sâle boulot sachant qu’ils sont moins vulnérables vis à vis de la loi en tant que mineurs. Il faut être intraitable avec ces parents et les mettre en prison de manière systématique. L’expulsion n’est pas une solution adaptée dans la mesure où l’espace européen est très ouvert et ils n’auront aucun mal à revenir. Il faut les mettre en prison. C’est le seul moyen de les dissuader.

Il faut également engager des discussions bilattérales avec les pays de l’est afin de permettre à leur société d’offrir des conditions acceptables au plus grand nombre. En tant qu’européen, on on ne peut accepter de devoir régler en local les problèmes engendrés par l’incurie de certains gouvernements de l’est. Si l’Europe apporte beaucoup de droits et de subventions, elle doit aussi obliger à suivre certaines contraintes. Rome ne s’est pas faite en un jour et donc on ne peut pas s’attendre à ce que la situation se règle rapidement. Cela n’empêche néanmoins pas de travailler un peu plus activement sur le sujet…







L'autre monde | Thème liquide par Olivier