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Autolib, vélib, grandeur et décadence à Paris





S’il y a bien une chose qu’on ne pas retirer à Delanoë, c’est d’être un petit malin. En 10 ans, il est parvenu à modifier radicalement la physionomie de la ville de Paris, malheureusement au détriment d’une majorité de parisiens.

Tout cela a commencé avec les voies de bus, toujours plus larges et toujours aussi vides. Delanoë les a élargies, marquant ainsi sa première victoire dans sa guerre contre l’automobile. Ensuite, il y a eu les voies cyclistes imposées partout en dépis du bon sens, y compris à contre sens, soit disant pour améliorer la sécurité.

Après, il y a eu les places de transport de fonds, soit disant pour améliorer la sécurité des transporteurs, une idée louable mais disproportionnée, on bloque des milliers de place de parking pour une utilisation de quelques minutes chaque semaine, on pouvait peut être faire autrement…

Puis il y a eu la couverture du périphérique, qui a duré des années avec des travaux très impactant pour couvrir quelques centaines de mètres, bref aussi inutile que stupide.

Ensuite, il y a eu le tramway avec ses travaux qui ont conduit à la faillite d’un grand nombre de commerces et dont on attend toujours de voir le bout dans la partie Nord de Paris. Il faut dire que vu les horaires de travail sur le chantier, au rythme où ça va, pas sûr que Delanoë puisse l’inaugurer de son vivant.

Après, on a eu le Vélib avec ses stations trop pleines et ses stations vides, ses vélos trop lourds quand ils ne sont pas cassés. Et maintenant, voilà Autolib! Je ne ferai aucun commentaire sur Autolib car je ne l’ai pas encore utilisé.

Simplement, trop c’est trop! A un moment, j’ai envie de dire STOP! On ne peut plus circuler dans Paris, on ne peut plus se garer! Et ne me parlez pas des transports en commun, ils n’ont jamais aussi mal fonctionné.

Moi ce que j’aimerais, c’est que Delanoë se tappe une moitié de périph matin et soir puis qu’il cherche une place de stationnement pendant une semaine pour qu’il voit ce qu’endurent les parisiens. Je suis sûr qu’il mettre un peu de Bailey’s dans son vin après ça…

Il y en a marre de ces politiques qui mènent une politique brutale et déconnectée des réalités. Moi je paye des impôts astronomiques (qui ont encore explosé cette année) et j’attends en retour que les politiques me facilitent la vie, pas l’inverse! Sinon, je vais aller vivre en Grèce, cela sera le bordel mais au moins, je saurai pourquoi! YAM!





3 commentaires pour “Autolib, vélib, grandeur et décadence à Paris”
  1. pascal dit :

    Tout cela n’est pas au détriment des parisiens bien au contraire ! Mais au détriments des banlieusards qui ne peuvent ou ne veulent pas se séparer de leur sacro-sainte caisse…
    Tout cela va dans le bon sens comme dans toutes les capitales d’europe d’ailleurs.
    Les commercants vont devoir s’adapter tout comme les villages qui sont détournés par la 4 voies..
    Tout cela va dans le bon sens même si cela demande une adaptation.
    Cela s’appelle avoir une vision de bien public et pas forcemment uniquement économique comme nous l’a imposé Monsieur Sarkozy pendant 4 ans…
    Un peu de grandeur cela ne nous fera pas de mal..

  2. Olivier dit :

    Tu plaisantes? La politique doit être au service du bien être collectif. Elle doit suivre l’évolution de la société et les progrès technologiques et non la contraindre de manière absurde pour répondre à un pseudo idéal complètement utopique…

    Delanoë et ses amis ne veulent plus de voitures dans Paris. C’est sûr que quand tu roules avec un chauffeur, parfois une escorte et que tu habites à 5 minutes à pied de ton boulot, cela ne pose pas de problèmes. Mais les politiques sont complètement déconnectés des réalités.
    La réalité, c’est que les transports en commun ne fonctionnent pas bien, que l’on ne trouve jamais de place pour se garer dans Paris et que malgré tous les beaux discours, la situation va en empirant!

    Sarkozy a sûrement beaucoup de défauts mais le monde est meilleur en 2011 qu’en 2007, demande aux géorgiens, aux lybiens, à Ingrid Betancourt, aux infirmières bulgares et aux milliers de français qui ont retrouvé un emploi grâce à se politique. C’est sûr que la gauche ne peut pas en dire autant, elle qui a mis à la rue des centaines de milliers de personnes avec les 35h et les délocalisations qui ont suivi…

    Bref, si j’étais au pouvoir, je doublerai le nombre de voix sur le périph en 6 mois, je creuserai un tunnel nord-sud et est-ouest sous Paris en 2×5 voies et j’imposerai un quota de 3 places de parking par appartement dans toute nouvelle construction. Ensuite, je supprimerai les places livraisons car moi quand je vais au boulot le matin, je n’ai pas une place livraison qui m’attend pour la journée et pourtant comme le livreur, je bosse. Puis j’imposerais à la RATP et la SNCF un contrat cadre avec des objectifs chiffrés de qualité de service dont la contrepartie serait une prime versée ou non aux fonctionnaires de ces entreprises suivant l’atteinte des objectifs. Enfin, j’inciterai au développement du télétravail et à la flexibilité dans les horaires afin de réduire les embouteillages.

    As tu déjà songé à l’impact économique des embouteillages? C’est juste énorme, aussi bien en terme de qualité de vie, que de santé publique et de productivité…

  3. Medorius dit :

    Le tramway paraît répondre aux besoins. La question, c’est que les travaux sont interminables et entravent effectivement la circulation.
    Je passe régulièrement entre les portes de Pantin et des Lilas. Jusqu’à 9 h, il y a rarement quelqu’un sur le chantier, entre midi et 14 h et après 16 h, c’est pareil. Et lorsque les travailleurs sont là, il n’est pas rare d’en voir 5 à 8 seulement sur 400 mètres de voies, dont la moitié ne travaille pas.

    Cela me rappelle une vision inouïe, sur la côte est des Etats-Unis, il y a quelques années. Je quittais une réunion, vers une heure du matin. à la fenêtre de ma chambre d’hôtel, je voyais plusieurs centaines d’ouvriers en train de travailler, à la lumière des projecteurs, dans les étages d’un hôtel en construction.

    Je comprenais l’impact dramatique du désinvestissement du travail en France, une source essentielle du déclin de notre pays.



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