Europe

Les Grecs sont fous…

Je suis consterné par le peu de courage et de vision du peuple grec. Ils ont dit non à la main tendue de l’Europe. Ils vont maintenant payer le prix fort. Hier soir, on voyait ça et là les dirigeants politiques d’extrême gauche se gausser de ce non, y voyant là le sursaut d’orgueil de leur peuple face aux méchants européens. Ils ont complètement craqué. J’ai bien rigolé aussi en voyant Mélenchon danser avec Autain à la République.


La Grèce doit sortir de l’Euro

La plaisanterie n’a que trop duré! Cela fait des années que la Grèce balade l’Europe. Les grecs ont abusé le système pendant des années. Maintenant, soit ils passent à la caisse, soit ils sortent du système. L’équation est simple. Il n’y a plus rien à négocier.


Oui les grecs doivent payer…

Christine Lagarde a créé une polémique en invitant les grecs à prendre leur destin en main. Une fois n’est pas coutume, je suis 100% d’accord avec elle. Les grecs ont bénéficié plus que n’importe quel autre pays de l’apport de l’Union Européenne. Il suffit de s’y rendre une seule fois pour s’en rendre compte. Ils ont des autoroutes encore mieux qu’en France! Depuis 3 ans, toute l’Europe s’est mobilisée pour éponger les dettes de la Grèce.


Le roi va bien, vive le Roi!

En Espagne, la monarchie vit bien. Alors qu’en France, on a coupé la tête de tout ceux qui se sentaient au-dessus de la meute, en Espagne, le roi chasse l’éléphant au Bostwana pendant que son peuple crève la bouche ouverte. Tout cela serait resté secret si le pauvre Juan Carlos n’était pas tombé! Il a dû se faire poser une prothèse de hanche en urgence. On ne sait pas si c’est un signal envoyé par les dieux de la justice sociale mais en tout cas, cela fait sourire. Même si la fonction de roi d’Espagne est plus honorifique qu’exécutive, le fait que le roi chasse l’éléphant pendant que ses sujets cherchent du boulot, cela crée un malaise même si la chasse n’a pas été financée directement par les sujets.


La situation grecque

On voit plein de reportages ces derniers temps sur la situation désastreuse en Grèce. Ils sont pris dans une spirale infernale dont on connaît tous l’issue probable : la sortie de l’Euro. En effet, il y a fort à parier que les grecs ne vont plus accepter très longtemps la cure d’austérité imposée par leur situation. Je crois que les français seraient bien inspirés de prendre conscience de cette situation. Certes la France n’est pas la Grèce mais le poids de notre dette ne nous met pas vraiment à l’abri d’un tel enchaînement désastreux. En Grèce, les salaires des fonctionnaires ont été divisés par 2,5.


Euro : 10 ans déjà

Il y a 10 ans, le 1er janvier 2001, nous passions à l’Euro. Je me souviens de l’enthousiasme général à l’époque mais aussi de la nostalgie du franc. 10 ans après, la crise est passée par là et l’Europhilie s’est quelque peu transformée en Europhobie voire Eurofolie pour certains! Pourtant, je reste persuadé qu’à long terme, cette histoire d’Euro est une excellente chose pour la construction européenne. Certes, comme dans toute réforme ou évolution, il y a eu des dérives mais globalement, le système est très bénéfique. C’est beaucoup plus facile de comparer les prix et les salaires à l’intérieur de l’Europe à présent.


Pour Toi, Sarkozy!

S’il y a bien quelque chose que l’on ne pourra pas reprocher à Sarkozy, c’est son courage et le fait qu’il ait tenu ses engagements. Cette semaine, il a fait voter malgré l’hostilité turque une loi sur la pénalisation du négationnisme de génocides. Même si la Turquie n’était pas explicitement visée dans le texte de loi, elle s’est sentie directement pointée du doigt, à tort ou à raison. S’ils n’ont rien à se reprocher, ils ne devraient pas se sentir humiliés… En signe d’apaisement, je pense que tous les démocrates de ce pays devraient se retrouver devant l’ambassade de Turquie en France, à Paris dans le 16e arrondissement, pour entonner tous ensemble, l’hymne de Charles Aznavour, « Pour toi, Arménie ». Vous le savez, j’ai pris la défense de la Turquie au moment où ils poussaient pour entrer dans l’Europe. Cette semaine, son gouvernement s’est tiré une balle dans le pied.


La politique des marchés

Un par un, les gouvernements chutent sous la pression des marchés. Avec la Grèce et le Portugal, c’est au tour de Berlu d’en faire les frais. Il va pouvoir prendre une retraite festive avec ses amies en Sardaigne. Il faudra juste qu’il investisse dans un jet pour les transporter discrètement car la République ne mettra plus à sa disposition les avions publics. Mais bon, je ne me fais pas de soucis, il a les moyens. Espérons qu’il n’oubliera pas d’inviter ses amis de la place des Vosges, ils commencent à trouver le temps long… Le tour de vis imposé par les marchés est assez brutal mais on ne peut plus logique.


La Grèce au bord du gouffre

Je n’aimerais pas être dans la situation du peuple Grec actuellement. Une fois de plus, les politiques ont manqué de courage et ont décidé de s’en remettre au peuple qui va devoir se prononce sur le plan d’austérité élaboré par l’union européenne. Ce plan très audacieux est inespéré puisqu’il leur permettrait d’effacer plus de 50% de leur dette tout en restant dans l’euro. Autant dire que même s’ils doivent faire beaucoup d’efforts en contre partie, c’est une aubaine. Car si le plan n’est pas adopté, c’est la faillite assurée, la sortie immédiate de l’euro, le chaos et le chômage… Alors en clair, les grecs ont le choix entre un coup de bâton tout de suite ou un coup de massue dans quelques semaines. Ils peuvent toujours se raccrocher à l’idée qu’ils feront sans l’euro mais concrètement cela signifierait un recul de 30 ans.


Propositions progressistes en comparant la France et l’Allemagne

C’est le mois d’Août, je passe donc une nouvelle fois la parole à Maurice le siffleur pour une note sur la France et l’Allemagne. Au fur et à mesure que se détériore, dans les sondages, la popularité du président de la République, que s’approche l’échéance des élections présidentielles, le peuple français est de plus en plus impatient de connaître celui qui affrontera Nicolas Sarkozy, mais aussi de connaître un programme alternatif aux réformes en cours. Il attend donc de l’opposition et, singulièrement, du parti socialiste, des propositions. Les partis de gauche ont une tendance constante à s’intituler progressistes ou encore force de progrès, ce qui sous-entend – ou s’exprime fortement – que la droite au pouvoir représente une force de régression. Voici donc quelques propositions destinées à améliorer, pas tout de suite mais à moyen et long terme, le niveau de vie des Français. Pas tout de suite, non seulement à cause de la crise, mais aussi de la dette qui impose, si on ne veut pas pratiquer la fuite en avant, source de désillusion amère, de remettre d’abord les pendules à l’heure, en améliorant la situation économique du pays.


Les commémorations du 11 novembre

J’ai suivi avec un très grand intérêt les commémorations du 11 novembre mercredi matin. Il y avait un symbole très fort dans la présence d’Angela Merkel. Son discours a été très bon, meilleur même que celui de Sarkozy. Ce 11 novembre, c’était surtout la célébration de l’amitié franco-allemande, amitié portée avant tout par les politiques mais qui commence à prendre dans la population, j’en veux pour preuve la présence de nombreux français à Berlin le 9/11. L’axe franco-allemand constitue incontestablement la locomotive de l’Europe. Toutes les grandes avancées qu’a connu l’Europe comme l’euro ou Schengen n’auraient jamais vu le jour sans l’impulsion conjointe de la France et de l’Allemagne.


La chute du mur de Berlin

Il y a 20 ans, le mur de Berlin tombait, balayé par le souffle de la liberté. C’était une première faille dans le bloc de l’est qui allait bientôt disparaître. 20 ans après, le communisme et ses extrêmes n’ont malheureusement pas disparu de la surface du globe. Même en France, on a encore un certain nombre d’illuminés qui croient encore au grand soir. Je me souviens de l’euphorie du 9 novembre 1989. J’étais un peu jeune alors pour réaliser l’impact et l’importance de l’événement.


Heureux allemands!

En Allemagne, pour faire face à la crise, on réduit les impôts! Cela ne s’invente pas! Le nouveau gouvernement d’Angela Merkel va baisser les impôts des entreprises et des ménages dès le premier janvier. Nous serions bien inspirés en France de suivre l’exemple allemand. Les tranches d’imposition y sont déjà bien plus favorables qu’en France. En outre, l’ISF n’existe pas en Allemagne.


Yes!

L’irlande a dit « oui »! Oui à l’Europe! Oui au traité de Lisbonne! Bravo aux irlandais, ils viennent de nous démontrer qu’ils n’y avaient que les cons qui ne changaient pas d’avis! Il faut dire que depuis le vote initial qui avait vu la victoire du « non », l’Irlande a été lourdement frappée par la crise financière. Le chômage est passé de moins de 5% à plus de 15%.


Plébiscite pour Sarkozy

Et voilà, l’élection européenne a rendu son verdict, c’est un véritable plébiscite pour Nicolas Sarkozy. C’est également un rejet majeur de la politique autocratique menée par François Bayrou et Martine Aubry au Modem et au PS. Songez juste que le Modem a perdu 10 points en deux ans et le PS 9 points, quelle claque! Le succès de l’équipe de Cohn-Bendit démontre que les français ont compris qui voulait l’Europe par rapport à ceux qui en parlent une fois de temps en temps et qui le restent du temps en ont fait un bouc émissaire. Si le PS va probablement continuer de se désagréger, Martine Aubry devant désormais assumer ce camouflet personnel face à la fronde Royal, on peut s’interroger sur le futur du Modem. François Bayrou a régulièrement donné une teinte très européenne à son discours.


Voter pour l’Europe

Ce jeudi, c’est le début des élections européennes dans toute l’Europe. Le but est de renouveler le parlement. Il faut savoir qu’aujourd’hui, un très grand nombre des lois françaises ne sont que la transcription de lois élaborées au niveau européen. Il est donc essentiel de voter pour être justement représenté et ne pas laisser à d’autres profiter du vide laissé. Les politiques français tiennent souvent un discours populiste faisant de l’Europe la responsable de tous les maux français. Ainsi, l’Europe créerait des problèmes en France alors que dans d’autres pays, tout se passe différemment.


Sarkozy remet l’Europe au coeur de la France

J’ai suivi avec intérêt le discours de Nicolas Sarkozy cet après midi à la Mutualité sur LCI devant les cadres de l’UMP. Il a balayé toutes les polémiques créées par les médias et remis l’Europe au coeur du débat politique. Ainsi, ce qui était perçu par les médias comme une sanction est en fait une promotion historique pour Rachida Dati. Il est vrai que c’est la première fois qu’une personne issue de la diversité se retrouve en si bonne place sur une liste électorale pour une élection aussi importante. Le problème est que les médias ont une tendance malsaine à dénigrer tout ce qui touche à l’Europe, comme si l’Europe était responsable d’un certain nombre de problèmes en France. On voit d’ailleurs bien le rôle néfaste qu’ils ont joué en 2005 lors du non au traité européen.


Non et après?

Il y a une semaine, les irlandais rejetaient le traité de Lisbonne. Et maintenant, qu’est ce que qu’on fait? On revote à nouveau dans quelques mois en priant pour que cela passe cette fois-ci? On fait un nouveau traité encore plus simplifié? Depuis des années, l’Europe recule pendant que le monde avance. Englués dans des luttes internes sur le but de l’union, certains pays adhérents ont oublié que pour construire, il fallait avancer et qu’au bout d’un moment, lorsque l’on a rien de viable à proposer, il faut accepter ce que l’on nous propose ou alors sortir.


Enfin!

Il aura fallu l’arrivée de Nicolas Sarkozy aux commandes de l’avion France pour qu’Airbus redécolle (pas mal comme accroche non?). Avec une gouvernance simplifiée, on peut espérer que l’avionneur européen va enfin y voir plus clair dans sa politique industrielle. Il ne fallait qu’un pilote dans l’avion, il n’y en aura donc qu’un et c’est très bien ainsi. Le système de la présidence tournante sur cinq ans me semble juste et équitable, reste à voir s’il sera efficace. En attendant, j’espère qu’on va enfin pouvoir s’asseoir dans un Airbus A380 dans les mois qui viennent car l’attente commence à être longue!


Un petit pas vers l’Europe, un grand pour l’humanité?

La Turquie en offrant l’ouverture d’un port et d’un aéroport aux bateaux et avions chypriotes vient peut être de réussir un coup diplomatique énorme. Les européens semblent divisés sur la position à adopter face à cette proposition, d’autant plus qu’elle est conditionnée par les turcs à l’ouverture au trafic international d’un port et d’un aéroport situés sur la République Turque du nord de Chypre. Bref, c’est du donnant-donnant. Si l’Europe accepte, c’est un premier pas vers la reconnaissance implicite de la République Turque du nord de Chypre tandis que dans le même temps la Turquie commencera à reconnaître de la même manière l’existence de la partie grecque de Chypre en lui ouvrant un port et un aéroport. Ce coup diplomatique alors que la Turquie semblait dans l’impasse est vraiment très bien joué à mon avis de la part de la Turquie puisqu’il met l’Europe à son tour dans une position difficile. Comment à présent rejeter l’offre turque, symbole d’ouverture?


Angela Merkel enfin chancelière (mais pas forcément chanceuse)

Trois semaines après les élections qui ont vu la courte victoire de son parti, Angela Merkel accède au poste convoité de chancelière en Allemagne. Elle succède donc ainsi à Gerhard Schröder qui était également en lice pour un nouveau mandat. Ceci vient conclure trois semaines d’intenses négociations entre le SPD et la coalition CDU-CSU. En ce qui concerne la France, nos bonnes relations avec l’Allemagne devraient perdurer puisque le ministère des Affaires Etrangères revient au SPD. Pour le reste, il y a fort à parier que la cohabitation SPD/CDU-CSU va être bien compliquée. Ceci dit, je suis plutôt content que ces négociations aient abouti.


UE/Turquie : Les pourparlers de la dernière chance

En ce moment à Luxembourg, l’Union Européenne est lancée dans les pourparlers de la dernière chance avec la Turquie. En effet, si un accord sur le cadre des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne n’est pas trouvé, la Turquie restera à la porte de l’Europe pour de longues années encore. Le point de blocage se situe avec l’Autriche qui souhaite un partenariat privilégié avec la Turquie plutôt qu’une adhésion complète et classique. La Turquie a toujours refusé le partenariat privilégié. On se rappelle également du vif débat que la Turquie a suscité en France il y a quelques mois. J’entendais encore ce matin Philippe De Villiers dire que la France devrait quitter l’Union Européenne si la Turquie y entrait.


Angie n’est pas encore chancelière!

Alors que la victoire lui était promise depuis des semaines, finalement, les urnes ont rendu leur verdict et celui ci n’est pas si favorable que cela à Angela Merkel. En effet, la CDU-CSU a réuni 35,2% des suffrages alors que le SPD de Gerhard Schröder a eu 34,3% soit moins d’un petit pourcent de différence. Les libéraux du FDP ont récolté 9,8%, la gauche radicale 8,7% et les verts 8,1%. Donc il va falloir maintenant observer les grandes manoeuvres de tractations politiques pour réunir une majorité à droite ou à gauche! Le plus grand problème à cela est que le programme des deux grands partis sera dilué faute d’une majorité claire. Du coup, l’Allemagne qui est comme la France face à une nécessaire politique de réformes en profondeur risque d’avoir bien du mal à le faire.


Décès de Wim Duisenberg

Wim Duisenberg est décédé hier à l’âge de 70 ans. Il a été le premier président de la Banque Centrale Européenne (BCE) de 1998 à 2003 avant d’être remplacé par Jean-Claude Trichet. Wim Duisenberg incarne l’introduction réussie de l’Euro dans la vie des européens. Quand on y pense quelques années après, cela ne nous semble plus un changement si important que cela mais quelle réussite! Et je me souviens des réticences au moment du passage, nous allions perdre notre identité, voire même notre âme pour certains. Personnellement, je n’ai pas l’impression d’avoir perdu quoique ce soit.


L’IRA renonce à la lutte armée : une lueur d’espoir dans la nuit?

Dans un communiqué diffusé hier, l’IRA (Irish Republican Army) renonce à la lutte armée mettant ainsi fin à un conflit de 35 ans pour la réunification de l’Irlande du Nord et de l’Irlande du Sud. Ce communiqué historique est l’aboutissement d’un long processus engagé il y a plus de dix ans déjà pour parvenir à un règlement pacifique de cette crise. Si la route est encore longue pour contenter toutes les parties, il est très positif de voir que l’on a enfin compris qu’on ne sort pas d’une crise par la voie des armes.


Londres sous tension

Je ne sais pas trop quand va s’arrêter le chaos qui secoue actuellement la capitale britannique. En regardant les informations en continu, j’ai l’impression qu’à chaque instant, un nouvel attentat va se produire, c’est très effrayant. Londres semble plongé dans une spirale terroriste dont la sortie va être longue à trouver tant le mal semble profond.


Albert appelé à régner

Hier était un grand jour dans l’histoire de la principauté de Monaco. En effet, le mardi 12 juillet a eu lieu l’avènement de son altesse sérénissime (S.A.S.) Abert II. Les festivités ont réunis les 6.


Le Luxembourg dit Oui!

Le Luxembourg vient tout juste de voter à plus de 56% en faveur du projet de traité pour la constitution européenne. C’est une victoire pour Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois dont le mandat à la tête de l’Union vient de se terminer au 30 juin 2005. Ce vote a au moins le mérite de relancer positivement la suite du processus même s’il est probable que le texte ne sera pas ratifié dans sa forme actuel au final. Ceci dit, ce vote n’est pas étonnant de la part du duché qui a toujours été le bon élève de l’Europe.


Les attentats de Londres

Pour une fois, je ne vais pas trop philosopher sur le sujet. Je rêve d’un monde sans attentats, sans rapport de force. Dans le monde moderne où l’on vit, ce genre d’événements ne devrait plus se produire. Vu l’ampleur du phénomène depuis plusieurs années déjà, ma crainte est que l’on ait fertilisé un terrorisme de masse qui va durer pendant des décennies.


L’entrée de la Turquie en Europe

La réflexion du jour est menée autour de l’entrée de la Turquie au sein de la communauté européenne. En effet, on peut s’interroger sur l’évolution du processus de négociation puis d’intégration à la suite des différents événements des semaines passées. Tout d’abord, j’aimerais faire un petit cours de géographie. La République de Turquie est un pays à cheval entre l’Europe et l’Asie, Istambul est d’ailleurs la seule ville au monde construite sur deux continents. Sa superficie de 781.576 Km² en fait un pays plus grand que la France.


Le rappel à l’ordre européen

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a mis aujourd’hui en garde les différents acteurs suite aux rejets français et néerlandais de la constitution européenne : « Ne nous cachons pas derrière des différences idéologiques. Toute tentative pour imposer aux autres un modèle social, un système de marché, une pensée unique européenne, est vouée à l’échec ». Je pense que ce rappel à l’ordre vient à point nommé. Il est important que chacun comprenne les enjeux de ces rejets de manière globale. Nous formons une union européenne et lorsqu’une des parties dit « non« , il ne faut qu’elle s’attende pour autant à pouvoir imposer sa vision des choses au plus grand nombre. Si la négociation est nécessaire, elle doit bénéficier au plus grand nombre et non pas aux intérêts particuliers de minorités.


La Suisse dit Oui à Schengen

Les Suisses viennent de se pronnoncer à 52% en faveur leur entrée dans l’espace Schengen. C’est un « oui » timide mais tout de même un « oui » et après la folle semaine que nous venons de vivre, et même si ce référendum n’avait pas la même importance pour la construction européenne que ceux en France et aux Pays Bas, cela constitue toutefois une avancée majeure. Il ne faut pas s’y tromper, la Suisse est un pays très indépendant, connu pour sa neutralité et la discrétion de son système bancaire, cette entrée programmée dans l’espace Schengen marque un tournant dans les relations entre la Suisse et l’Union Européenne. L’accord de Schengen (1985) supprime les contrôles systématiques aux frontières (sauf dans les aéroports). Le visa unique de Schengen permet aux étrangers non européens de voyager à travers l’espace. L’espace Schengen comprend actuellement 13 pays de l’Union Européenne (la Grande Bretagne et l’Irlande entre autres n’en font pas partie).


Pour les Pays-Bas, c’est NEE

Trois jours après la France, c’est au tour des Pays Bas de rejeter le projet de traité pour la constitution européenne. Le « NEE » néerlandais a receuilli plus de 61% des suffrages soit un rejet encore plus important que le rejet français. Ceci ne devrait pas créer une crise politique dans ce pays contrairement à ce qui s’est passé en France. En effet, en Hollande, on considère qu’il n’y a pas lieu de chambouler en cours de route ce qui a été décidé de manière légitime dans les urnes. C’est peut être le secret d’une certaine stabilité dont nous devrions nous inspirer. Ce nouveau rejet pose la question de la poursuite du processus de ratification dans chaque pays mais également celui du choix du référendum.


La France qui dit… NON

Et voilà, comme je le craignais, les français se sont exprimés de manière générale contre le projet de traité de constitution européenne. Le « NON » l’a en effet emporté à 54,87%. Au délà des conséquences pour l’avenir de l’Europe, nul doute que ce résultat va créer un véritable séisme politique en France. Et tout d’abord à gauche où les partisans du « OUI » et les partisans du « NON » qui se sont déchirés pendant des semaines vont avoir bien du mal à se retrouver. On regardera de près l’attitude de Jean-Luc Mélenchon qui se félicitait du résultat dimanche soir depuis la place de la Bastille où il avait improvisé son QG de campagne pour cette soirée électorale. Le grand gagnant dans l’affaire est probablement Laurent Fabius qui se positionne par cette victoire comme un présidentiable à gauche.


Aujourd’hui, je vote!!!

C’est non sans une certaine émotion que j’ai à nouveau franchi la porte de mon bureau de vote pour participer à ce référendum qui s’annonce déjà comme historique. Tout comme moi, j’espère que vous aurez la conscience civique de prendre quelques minutes pour aller effectuer ce geste primordial qui vous évitera de vous réveiller demain avec la gueule de bois si le résultat ne vous convient pas. Pour information, la participation à 12h s’établit à 25,08% soit cinq points de plus que pour le traité de Maastricht à la même heure. Les bureaux de vote sont ouverts jusqu’à 22h à Paris et à Lyon alors profitez en!!!


Référendum pour la constitution Européenne : Oui ou… oui?

La grande question qui se pose en ce moment aux français est relativement simple. J’ai beaucoup de mal à comprendre toutes ces craintes, toutes ces réticences autour de la construction Européenne. En effet, il y a tellement d’avantages et de raisons de voter « oui » que le « non » qui me semble plus être un « non » de principe ne tient pas longtemps. Voici les arguments qui me semblent plaider incontestablement en faveur du « oui » : La construction Européenne est la garantie présente mais aussi future de la stabilité de notre continent. En effet, avec une Europe forte et soudée, il est assez peu probable que la France soit confrontée à une guerre sur son propre territoire dans les années à venir. Croire que l’intégration de nouveaux pays va nous tirer vers le bas socialement à l’intérieur de la France est une illusion totale.


L'autre monde | Thème liquide par Olivier