27
Nov
07

C’est reparti pour un tour…





Voiture brûlée

Les banlieues s’enflamment de nouveau après la vague de violence du mois de novembre 2005. Cette fois-ci, l’étincelle est un accident entre une voiture de police et une moto. Je fais confiance aux médias pour souffler sur les braises comme ils savent si bien le faire et entretenir une actualité brûlante dans les semaines à venir. Du coup, je crois que ce n’est plus la peine de négocier avec les syndicats sur les régimes spéciaux. Plus personne ne les entendra puisque l’attention populaire va à présent être focalisée sur les banlieues. On peut donc même passer la durée de cotisation à 42,5 années histoire de prendre de l’avance sur l’avenir.

Pour ce qui est des banlieues, il faut être clair. Il ne doit pas y avoir la moindre tolérance pour ceux qui tirent sur les forces de l’ordre. C’est la comparution immédiate et la prison directe! La société ne saurait être mise sens dessus dessous plus longtemps par des voyous qui se croient au dessus des lois. Je réclame donc la plus grande fermeté. Inutile d’attendre que l’embrasement se généralise. Comme je l’avais préconisé en 2005, je pense qu’il faut déployer au plus vite l’armée dans les quartiers pour que le calme revienne définitivement. Il faut vraiment faire preuve de la plus grande fermeté. Il y en a marre que quelques guignols brûlent des voitures et sèment le trouble, ça suffit! Maintenant, l’Etat doit reprendre sa place et mettre à l’écart ceux qui ne veulent pas se soumettre aux lois de la République.





8 commentaires pour “C’est reparti pour un tour…”
  1. Gilles dit :

    Bwof, dans ce cas, l’armée, non.
    Les CRS oui et dans quelques jours ça va se calmer…
    Tant que Nicolas n’en fiche pas une pour améliorer les Banlieues, ça va continuer dans ce genre…

  2. Olivier dit :

    Il faut arrêter l’histoire de l’Etat providence… Quand je vois le pognon qui a été englouti dans certaines banlieues pour acheter la paix sociale, quel résultat! Les maisons de la jeunesse, les terrains de sport et tout et tout, c’est de l’argent foutu en l’air.

    Il faut donner un travail à ceux qui veulent travailler (c’est pas le travail qui manque, cf le précédent article sur Capital) et pour les irréductibles qui s’amusent à mettre le bordel, c’est la prison. Les choses sont simples. C’est binaire! Soit tu veux t’en sortir et tu rentres dans le rang, soit tu préfères déconner et tu assumes tes actes… Il faut une répression plus dure face à l’impunité. La prévention, c’est bien mais on a bien vu les limites de ce système depuis bien longtemps. On n’achète pas la paix sociale en construisant des terrains de sport ou des maisons de la jeunesse, on l’impose par le rétablissement de l’ordre. Face à la violence, la seule réponse c’est la loi. On ne discute pas avec ceux qui ne respectent pas la loi et tirent sur la police, cela me semble être du bon sens.

    Les banlieues souffrent de leur image négative et trop payent cher l’addition pour le comportement de certains. Il faut à présent écarter du chemin ces gens qui sèment le trouble pour permettre aux autres de vivre et évoluer dans des conditions normales.

    Que justice soit faite!

  3. Gilles dit :

    C’est marrant, je me demande pourquoi le Gouvernement ne fait pas ce que tu préconises 😀

  4. Olivier dit :

    Parce qu’il n’y a pas assez de place dans les prisons…

    C’est un peu toujours la même histoire. Ce que l’on investit pas pour gérer l’aval, on se le reprend puissance X en amont…

    C’est un peu comme une entreprise qui n’a pas un SAV de qualité. Les clients sont mécontents des produits et ensuite, l’entreprise périclite car elle n’arrive plus à investir dans des produits de qualité faute d’avoir assez de clients contents du SAV qui reviennent acheter chez elle. La comparaison s’arrête là, la banlieue n’étant pas un produit 🙂

    On a trop investi pour acheter la paix sociale et pas assez pour l’organiser. Tu ne peux pas acheter le calme avec un terrain de basket ou en subventionnant une association locale. Par contre, tu peux l’organiser en empêchant les trafics d’exister et les fauteurs de trouble d’agir. Mais bon, d’un point de vue électoral, c’est sûr que c’est pas très vendeur de dire qu’on va investir dans les prisons et la justice plutôt que la prévention et la proximité…

    Il faut cependant toujours avoir une réponse adaptée à l’ampleur du problème.

  5. Hadrien dit :

    Pour le lecteur régulier de ce blog que je suis, je m’étonne d’une certaine unanimité dans les commentaires.
    Et il semble bien, effectivement, que les media ne reflètent pas la souffrance de pauvres gens que leur précarité confine dans ces lieux de non-droit. Considérer que cette violence de quelques-uns reflète la souffrance générale des banlieues est une manipulation mensongère. Cette violence ne fait guère souffrir que, précisément, les habitants du 93, qui ont bien du courage d’exprimer leur ras-le-bol à visage découvert.

    Celà dit, si je te suis, Olivier, sur l’indispensable répression du délit et du crime, je suis plus réservé sur les moyens que tu proposes.
    L’Armée, c’est le risque de morts.Et il n’est pas sûr qu’elle étouffe cette guérilla: de malheureux exemple s existent. Ce qui m’étonne, quand même, c’est qu’après une nuit d’émeute dans une seule ville, la ville n’ait pas été investie la nuit suivante, avec un couvre-feu et les forces nécessaires.

    Quant à la prison, elle n’apparaît guère comme une solution, tant qu’on n’a pas les moyens pendant l’incarcération et après. En revanche, l’idée de Ségolène Royal, certes coûteuse, me paraît digne d’interêt. Le délinquant récidivant doit être écarté de la société qu’il pourrit et « pris en charge » par des centres pour jeunes, pour lesquels l’encadrement militaire est probablement le mieux approprié à ce stade de délinquance.

    En tout cas, penser que les choses vont s’arranger d’elles-mêmes me paraît extrêmement dangereux. Face à de tels débordements, la répression s’impose immédiatement. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas répondre aux besoins de la majorité silencieuse des banlieues, qui ne demande qu’à vivre de son travail et en paix. Mais là, les solutions sont à long terme:
    – discrimination positive avec des classes à effectifs réduits dans les banlieues défavorisées, avec des enseignants expérimentés à qui l’on offrirait des primes, effectifs d’élèves plus importants dans les zones favorisées (nous étions 49 dans ma terminale, avec 95% de reçus à une époque où la moyenne était à 40% et tout se passait très bien). C’est l’équité, au delà d’une égalité « angélique ».
    Dans le même sens, l’idée des zones franches: qui investit dans le 93 mérite d’être aidé plus qu’un autre: c’est aussi et surtout valable pour les petites entreprises.

    – transformation du RMI en RSA – merci Martin Hirsch!

    – et, effectivement, sélection à l’entrée des universités, comme on le fait depuis des lustres en médecine et évaluation indépendante des universités pour favoriser celles qui innovent et réussissent.
    L’emploi ne serait-il pas le principal objectif de ceus qui ont le privilège d’entrer à luniversité, comme pour les autres? Comment laisse-t-on sans réponse ces hurluberlus qui pensent qu’on doit les laisser remplir des filières sans débouchés, à nos frais: leurs études puis les allocations de chômage qui leur est promis?

    Pour conclure, pour recevoir…des milliards…il faut donner!

  6. Olivier dit :

    Je pense effectivement que face au déferlement de violence, il n’y a pas 36 positions. J’ai pensé à l’armée car je pense qu’elle est plus à même de contenir des situations extrêmes telles que celles qu’on connaît actuellement. Je pense que nous disposons de corps d’élite rompus à ce genre de situations.

    Après, il est sûr qu’il y a toujours un risque de morts, d’un côté comme de l’autre. Il y a d’ailleurs eu plus de 80 policiers blessés. C’est énorme je trouve, je suis étonné que cela ne suscite pas plus d’émotion que cela. Est ce que la vocation d’un policier est de se faire tirer comme un lapin?

  7. pascal dit :

    Le probléme est que nous avons à faire à des mineurs ( 12, 15 ans ).
    Alors, envoyer les corps d’élite sur des gamins,qui font beaucoup de dégats certes,je ne suis pas sur que l’opinion public soit prêt à l’accepter.
    Sans parler des risques de dérapages.
    Je suis personnelement attéré par ce qui ce passe,y à t’il de vrai solutions éfficaces ?
    A t’on réellement envie de faire avancer les choses ?
    Je pense que ces jeunes ont surtout été mal élevés par leurs parents ,et la société qui les à trop facilement regardés de travers, avec méfiance.
    Tout cela est un beau gachis.

  8. Olivier dit :

    Je suis assez d’accord avec ton constat. Je pense qu’on ne peut néanmoins pas en rester là et qu’il faut apporter une réponse adaptée à certains comportements.

    Un gamin, tant qu’il peut s’amuser avec le feu sans se brûler, il le fait. A un moment, il faut qu’il se brûle, sinon, c’est l’incendie. Là c’est pareil, il faut empêcher de manière très ferme tout bordel. Si l’on laisse faire, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres comme diraient certains. Si les parents ne sont pas capables d’éduquer et d’imposer un minimum de règles, il faut que la société s’y substitue.

    Je crois qu’à un moment, il faut vraiment que l’on fasse une très grande différence entre la majorité silencieuse qui subit et les quelques guignols qui sèment le bordel. Pour ceux qui subissent, il faut du boulot, du respect, de l’accompagnement et une vraie chance d’évoluer. Pour ceux qui sèment le bordel, c’est la tolérance zéro. Plus on fera une vrai différence et moins ceux qui sèment le bordel seront tentés de continuer. Ils préfèreront essayer de s’en sortir car cela sera une meilleure issue. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, certains voient le choix entre pas grand chose et le bordel. Pour s’occuper, il foutent le bordel…

    Mettons ces personnes au travail. Ce n’est pas cela qui manque…



L'autre monde | Thème liquide par Olivier