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Mar
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Contre la vie chère… produits de première nécessité?





shopping-cartAprès la Guadeloupe et la Martinique, on attendait la Réunion. La Réunion a sa personnalité, sa différence. L’équilibre social y est plus souple, probablement dû à la multitude des communautés et au métissage dominant et aussi à un niveau de vie et à des infrastructures, des hôpitaux qu’envient les voisins.

La croissance, de 5 à 6 % à la Réunion, est un mirage inaccessible – et pour longtemps – en Métropole!

Déjà, la grève du 5 mars était annoncée largement à l’avance et n’a pas été précédée de débordements. Les manifestations, moins violentes, ont vite fait place à la négociation.

Au cours de cette négociation, est apparue, dans la presse locale, une liste de 500 produits dont la réduction du prix était réclamée. Ces produits étaient appelés « produits de première nécessité ».

On y trouvait logiquement, car les prix en sont souvent plus élevés qu’en Métropole, du fait du coût du transport, certains fruits et légumes importés, les lames de rasoir, certains vêtements… mais aussi le nutela, le coca-cola, les frites congelées, les chips, mars et bounty, l’after-shave, plusieurs marques de déodorant, le whiskas pour chat, des adoucissants de lessive, des produits de nettoyage de haut de gamme! Ce choix reflétait la consommation usuelle, à travers l’opinion exprimée des usagers. Aussi les auteurs de la liste ont-ils vite transformé « produits de première nécessité » en « produits de consommation courante », sollicité l’avis des médecins et hygiénistes, remanié et réduit leur liste.

Cette liste avait le mérite de montrer les dérives de la société de consommation, qui privilégie, avec l’encouragement vigoureux d’une publicité et des médias, asservis aux producteurs, pour la plupart éloignés de toute éthique une consommation fondée sur les réclamations tout aussi vigoureuses – et surtout vite acceptées par les parents – des enfants et des adolescents, principale cible des publicitaires.

Le résultat est assez inquiétant: ce sont les toxicomanies modernes: la cafeine du coca-cola, les graisses des chips et des frites, le sucre et les graisses des barres chocolatées et, au final, l’obésité qui croît à grande vitesse, mais aussi l’escalade des produits de marque, le mobile, la T.V., l’ordinateur, les jeux vidéos violents.

Toutes ces drogues modernes conduisent au surendettement des familles les plus désargentées, au stress et à la fatigue des écoliers. Sait-on qu’un Français de 11 ans consacre à la TV, au mobile, aux jeux vidéos et à la fonction ludique de l’ordinateur …5 heures par jour! Où est le temps du travail à la maison, du sport, du dîner, des conversations et des promenades en famille?

A cet égard, les Réunionnais ne sont guère différents des autres Français!

Note rédigée par Médorius 1er.





Un commentaire pour “Contre la vie chère… produits de première nécessité?”
  1. Gilles dit :

    Grâce à Sarko et certains députés, les magasins vont peut-être ouvrir plus souvent le dimanche.
    Car comme l’a dit un député (si si), c’est cool les promenades en famille dans les hypermarchés le dimanche.
    Faut pas se plaindre 🙂
    Mon fils, le seul moment où il mate la TV, c’est quand il biberonne, chez la nounou (désolé, on ne contrôle pas et il joue plus qu’il ne la regarde) et quand on mate les infos et qu’il est dans la même pièce.
    Vive les parents qui éduquent leur gamin à coup de TV 🙂



L'autre monde | Thème liquide par Olivier