17
Déc
12

De Gandrange à Florange: travailler encore!





Je passe la parole à Médorius pour une note sur le travail.

La chanson de Bernard Lavillier m’a ému, comme la détresse des métallurgistes. Imagine-t-on tout à fait ce que représente, pour l’ouvrier, la perte d’un métier qui exige un engagement aussi fort et, en même temps, la fierté d’accomplir une tâche aussi noble et utile? Un sevrage cruel! Les Florange ne demandaient pas une indemnisation, mais… à travailler encore!

Ce drame est si emblématique du déclin de la l’industrie française qu’il mérite une mission spéciale, aussi juste que symbolique. Le gouvernement a promis le reclassement des ouvriers. Pas n’importe lequel! C’est ici que la solidarité nationale doit s’exercer. Un député mosellan, mandaté par le gouvernement, ne pourrait-il s’engager dans le reclassement des “Florange”, si possible au pays, dans une activité industrielle qui recrute? J’entendais parler d’un manque de soudeurs. Ou du contrat génération où leur savoir-faire bénéficierait aux plus jeunes ? Qui, plus qu’eux, mérite une priorité au reclassement ?

La solidarité nationale est plus que jamais nécessaire! Pourquoi tant de Français achètent-ils des voitures allemandes ou asiatiques, quand Peugeot, Citroën et Renault ont tant de stocks à écouler, à prix cassés? Ceux-là sont mal placés pour se scandaliser de la fermeture d’Aulnay!







L'autre monde | Thème liquide par Olivier