29
Juin
11

Enfin libres mais à quel prix?





Les deux journalistes de France 3 sont enfin libres après plus de 540 jours de captivité. Tout le monde est content mais personne ne s’interroge pour le moment sur le prix de cette liberté. Les moyens déployés par l’Etat français depuis un an et demi pour obtenir cette libération se chiffrent à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Il va sans dire qu’il va falloir que France Télévisions rembourse la note. La chaîne publique est à l’origine du reportage ayant induit cette prise d’otage, ils doivent donc en supporter les conséquences financières. Mais comme le budget de France Télévisions est très majoritairement construit à partir des recettes de la redevance, c’est au contribuable qu’il reviendrait de payer de la note en théorie. Seulement voilà, c’est hypothèse est juste inenvisageable. Alors que les impôts explosent en France, il est hors de question que les contribuables aient à supporter les frais des petites escapades de journalistes aventureux, d’autant plus que ce n’est pas la première fois que ça arrive!

Donc je propose que la note soit retenue sur le budget de France Télévisions qui devra se serrer la ceinture et trouver des économies pour compenser cette perte sèche.

Autre point, il va être intéressant de voir si maintenant qu’ils sont libérés, on aura le droit chaque soir au même décompte pour les autres français toujours retenus en Afrique et au Yemen. Eux n’étant pas journalistes, auront-ils le droit à la même exposition médiatique? Il est entendu que non bien évidemment. Pour un journaliste, la vie d’un autre journaliste vaut bien plus que celle d’un humanitaire ou pire d’un employé d’Areva.

Pour Sarko, cette libération arrive un peut trop tôt. Dans 8 mois, cela aurait été mieux. Là tout le monde l’aura oublié après l’été. Je me marre quand je vois qu’ils ont remercié le président Afghan, ils ont oublié de le féliciter pour la corruption, la violence et le traffic de drogue en explosion, belles réussites à mettre à son crédit.





2 commentaires pour “Enfin libres mais à quel prix?”
  1. pascal dit :

    Tout n’est pas question d’argent Olivier !
    Ces journalistes faisaient leur boulot pour nous informer.
    Je suis prêt à payer un impot exeptionel s’il le faut !
    On peut effectivement regreter le manque de considération pour les autres otages français…Je suis d’accord avec toi sur ce point…

  2. Olivier dit :

    Moi personnellement, je ne suis pas prêt à payer des impôts pour ça. Je pense que c’est aux entreprises de supporter les risques que prennent les employés, pas aux contribuables…

    L’information en l’espère a un coût qui est au dessus des moyens français…



L'autre monde | Thème liquide par Olivier