13
Juil
08

France 98, 10 ans après





J’étais au Stade de France le 12 juillet 1998 pour voir la finale emporter sa première coupe du monde de football. J’y étais également le 12 juillet 2008 pour voir les champions du monde fêter leur titre, 10 ans après. Je vais donc vous faire le récit de cette soirée.

C’est assez amusant de revenir au même endroit dix ans après jour pour jour au même endroit. Cela permet de voir l’évolution d’un certain nombre de choses. Le Stade de France est toujours aussi mal desservipar les transports en commun. La station de métro de la ligne 13 est à plus de 10 minutes à pieds avec des escaliers à rallonge de partout. Dans le métro même, des efforts ont été faits puisqu’il y a un marquage au sol pour indiquer aux gens comment optimiser le flux des passages. Bien entendu, personne ne le respecte. Il y a également des gilets jaunes (un peu sur le modèle de ceux de la SNCF) pour contrôler la fermeture des portes. Dans le métro, dix ans après, l’ambiance est bien retombée. Il y a dix ans, je me souviens des mines réjouies et colorées en bleu-blanc-rouge avant le match. Les gens semblent soucieux, désabusés. Il y a beaucoup de jeunes, qui n’étaient probablement pas nés en 1998.  Ils ne savent pas ce que cette coupe du monde a représenté à l’époque pour la France. Ce fut un véritable électrochoc, une période de grâce. La finale en elle même fut à la fois pleine de tension mais tellement facilement gagnée, c’était relativement surréaliste. Après, une véritable folie, plus personne ne savait où il habitait, les gens courraient en hurlant dans les rues. J’ai même plongé dans le bassin supérieur de la fontaine de la place Daumesnil dans le 12e à Paris. Depuis le temps que je voyais ses lions cracher de l’eau, c’était enfin l’occasion de les approcher de plus près. Cette attitude aurait normalement provoqué une interpellation immédiate chez les policiers mais là, ils passaient sans se soucier de ce qui pouvait se dérouler sous leurs yeux.

10 ans après, cette célébration a plutôt des allures d’enterrement, celui d’une génération passée et quelque chose me dit que nous ne sommes pas prêts de revivre des exploits de cette nature.

20h45, un hélicoptère de la sécurité civile stationne au dessus du Stade de France, la coupe du monde commence à descendre par les airs. Je suis impressionné par la prouesse. L’hélicoptère est vraiment très stable.

Puis les joueurs entrent sur le terrain. Ils sont presque tous là. Le match commence sur un faux rythme. Je vous épargne le résumé complet du match. Il se termine sur le score de 3-3 avec des buts de Zidane, Giuly, Diomède (probablement le plus beau but de sa carrière), Butragueno, Pauleta (superbe but) et Suker (pas mal aussi). Au niveau de la technique, le temps accentue les différences. Zidane semble toujours aussi fort avec ses roulettes. Karembeu est de plus en plus pathétique, il rate des ballons faciles. Heureusement qu’il a arrêté le foot. Pauleta est magique, il aurait dû rester au PSG. Il y a une certaine émotion dans le stade lorsque Thuram sort du terrain au bout de quelques minutes. Trézéguet finit par rentrer en deuxième mi-temps sous les houras de la foule. Espérons qu’il reviendra en équipe de France!

Voilà, une belle soirée, pleine de nostalgie. Le match n’était pas formidable mais ce n’était vraiment pas l’essentiel. Tout le monde était là pour se souvenir et célébrer ces champions qui nous ont fait rêver un soir de juillet 1998…





2 commentaires pour “France 98, 10 ans après”
  1. Pot de Yahourt dit :

    J’y étais aussi.

    Effectivement l’ambience est bien retombée depuis en France (à part peut etre au Sdf samedi soir).

    Plus que le match, c’est la mise en scene qui ne restera pas dans mes souvenirs… Cela m’a meme fait « pitié » par moment…

  2. Olivier dit :

    Les célébrations et les jubilés, c’est rarement exceptionnel… Mais bon c’était sympa quand même.



L'autre monde | Thème liquide par Olivier