24
Avr
13

Hommage à François Jacob!





Je passe la parole à Medorius pour un hommage…

La mort de François Jacob est passée presqu’inaperçue. Le mariage pour tous, la théorie du genre occupent nos concitoyens. Et dans ces revendications d’uniformité, se perd l’admiration pour de tels hommes, dont la vie est un modèle susceptible d’entraîner les jeunes générations.

Résistant de la première heure, à 20 ans, François JACOB a suivi un parcours professionnel original. Sa blessure l’a empêché de devenir chirurgien. Il est devenu un des plus grands biologistes du XX ème siècle. Prix Nobel de médecine à 45 ans, il a ouvert la voie à la génétique moderne. Dans un langage imagé et élégant, il a montré l’avenir de ses découvertes dans ce beau livre qui m’a enchanté: “La statue intérieure”.

“Je porte ainsi en moi, sculpté depuis l’enfance, une sorte de statue intérieure qui donne une continuité à ma vie, qui est la part la plus intime, le noyau le plus dur de mon caractère. Cette statue, je l’ai modelée toute ma vie. Je lui ai sans cesse apporté des retouches. Je l’ai affinée. Je l’ai polie. La gouge et le ciseau, ici, ce sont des rencontres et des combinaisons . Des rythmes qui se bousculent. Des feuillets égarés d’un chapitre qui se glissent dans un autre au calendrier des émotions. Des terreurs évoquées par ce qui est toute douceur. Un besoin d’infini surgi dans les éclats d’une musique. Tous les émois et les contraintes, les marques laissées par les uns et par les autres, par la vie et le rêve.” Le scientifique était aussi un poète. Membre de l’Académie des sciences, il entra aussi à l’Académie française.

Deux ans avant sa mort, à 90 ans, il hantait encore son laboratoire de l’Institut Pasteur, avec une curiosité insatiable et une modestie touchante, de véritables clés d’une vie utile et heureuse.







L'autre monde | Thème liquide par Olivier