13
Fév
11

Jusqu’à quand acceptera-t-on que le déclin des ports français?





Je passe la parole à Médorius pour une note sur le déclin des ports français.

La mise à mort lente des ports français est en marche depuis longtemps. Mais nous regardions ailleurs!

Le constat actuel est effrayant. Marseille représente un trafic plus de 5 fois inférieur à celui de Barcelone. La descente aux enfers se poursuit inexorablement. Et voici que Le Havre, pourtant si modernisé, est touché à son tour.

L’année passée, un jour ouvrable sur 5 a été un jour de grève, dans les docks. Ne parlons pas de la SNCM, dont les malversations n’ont toujours pas été sanctionnées. Les dockers travailleraient 1/3 du temps légal, pour des salaires de 3 à 4000 euro (aucun démenti n’est parvenu à mes oreilles).

Ce n’était probablement pas suffisant. Maintenant ils veulent partir à la retraite 4 ans avant les autres, revendication qui intervient, comme par hasard, 4 mois après la réforme des retraites, au moment du début de la campagne présidentielle. Certes, un accord serait intervenu avec les employeurs. Mais la réforme s’applique à tous. Et le choix de traiter la pénibilité au cas pour cas, avec un seuil de 20% assez aisément accessible (je rappelle qu’une invalidité de 10% correspond à 7 dents manquantes) n’était-il pas plus juste et réalisable qu’un traitement par catégorie, qui aurait inévitablement favorisé les catégories les plus nombreuses et les plus puissantes (SNCF, enseignants, dont la longévité est la plus élevée).

La solution n’est visiblement plus de céder à des demandes exorbitantes. Ils demandent toujours plus…jusqu’à finir par perdre leur emploi!  Ils vont pousser à l’appel au privé. Regardons comment fonctionnent les autres grands ports européens, qui nous taillent régulièrement des croupières.





3 commentaires pour “Jusqu’à quand acceptera-t-on que le déclin des ports français?”
  1. Gilles dit :

    Mafia quand tu nous tiens 🙂

  2. Spacey dit :

    Complètement d’accord sur ces points, sauf qu’il est impossible de voir ce thème que par l’angle des travailleurs grévistes. Les conditions de travail et l’appareil industriel sont, semble-t-il, sans commune mesure dans les ports français avec ce qui se fait par exemple à Rotterdam (Le Monde évoquait il y a quelques jours des niveaux assez similaires de rémunération/congés pour les dockers mais un outil bien plus performant et plus valorisant pour les travailleurs portuaires)
    C’est d’une approche globale dont nous avons besoin.

  3. Olivier dit :

    Au niveau des horaires de travail, je doute qu’on puisse faire mieux qu’au niveau des ports français.



L'autre monde | Thème liquide par Olivier