31
Mai
12

La CGT au bord de l’implosion?





Les médias en ont très peu parlé durant la campagne présidentielle mais il y a une crise de gouvernance à la tête de la CGT depuis des mois déjà. En cause, la succession de Bernard Thibault à la tête de la centrale. Depuis qu’il a annoncé son départ, Bernard Thibault pousse la candidature de Nadine Prigent car il souhaite qu’une femme prenne les rênes du syndicat. Il se heurte à l’hostilité des partisans d’Eric Aubin, autre candidat, qui ne veulent pas entendre parler de cette candidature.

Cette nouvelle crise à la tête de la CGT tombe au plus mauvais moment. En effet, la CGT avait l’occasion de reprendre l’initiative dans les discussions avec le nouveau gouvernement de gauche. Mais c’était sans compter sur cette crise interne qui va permettre à la CFDT et FO de reprendre les devants.

La CGT est depuis quelques années un syndicat exsangue. Il n’est pas parvenu à obtenir la moindre concession durant le quinquennat de Sarkozy ce qui l’a complètement discrédité aussi bien au niveau de sa représentativité réelle qu’au niveau de sa capacité d’action et de mobilisation. Avec cette nouvelle crise, c’est l’unité même du syndicat qui est lourdement remise en question. Certains n’ont pas digéré que Bernard Thibault appelle à voter pour François Hollande, c’est un peu la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de quelques années de traversée du désert…





3 commentaires pour “La CGT au bord de l’implosion?”
  1. Gilles dit :

    Il va s’arracher les cheveux, dont il a une bonne réserve (suis jaloux :'( )

  2. Medorius dit :

    C’est quand même un exemple de démocratie que la favorite du sortant soit remise en question par la base. Le fameux centralisme démocratique, forme déguisé de dictature chère au parti communiste, a du plond dans l’aile.
    Cela dit, je ne suis pas d’accord sur l’inefficacité de la CGT. Sa très faible représentativité l’amène à une contestation systématique voire violente, à des propositions irréalistes, qui ont beaucoup contribué à la désindustrialisation du pays.
    La réponse à une réforme est, de sa part, pratiquement toujours la grève. Prenons exemple sur les Allemands qui négocient de manière constructive avant de faire grève. Il faut dire que le taux de syndicalisation y est beaucoup plus important. Et on a vu le succès de la modération salariale, d’un temps de travail plus important et des accords négociés du temps de G. SCHRÖDER, qui ont abouti au bondissement des exportations, en pleine crise, alors que nous perdons tous les jours du terrain. Merci la réduction du temps de travail et les embauches à tout va des collectivités locales, alors que l’absenteisme -record- y est de près de 23 jours par an!

  3. Gilles dit :

    Au niveau national, je ne remets pas vraiment en cause la non représentativité des syndicats, mais au niveau local, bah ça marche pas mal, pour les gens à titre personnel…



L'autre monde | Thème liquide par Olivier