La douce illusion de la victoire…


L’autre soir, l’équipe de France de football a réalisé un exploit improbable. Elle est parvenue à se qualifier pour la prochaine coupe du monde au Brésil en 2014 après avoir perdu 2-0 au match aller contre l’Ukraine, c’est un retournement de situation sans aucun précédent.

Pourtant tout avait bien commencé. Lors du tirage au sort, tout le monde tremblait à l’idée de rencontrer le Portugal de Ronaldo. Et lorsque c’est l’Ukraine qui est sortie du chapeau, tout le monde, moi y compris, se voyait déjà au Brésil. C’était sans compter que l’Ukraine était dans une très grosse dynamique de victoire. Alors qu’à contrario, la France était en grand manque de confiance. Résultat, par facilité ou légèreté, elle s’est pris une déculottée lors du match aller.

Le match retour arrivant, je me disais vraiment que c’était cuit. J’imaginais bien que la France hausserait le rythme mais je ne pensais pas que l’Ukraine sombrerait ainsi. Je pensais qu’ils seraient plus à même de gérer leur avantage acquis au match aller. Et je me voyais donc déjà revivant le cauchemar de 1993 avec ce but bulgare qui nous avait privé d’une coupe du monde qui nous tendait les bras.

Le match fut très tendu mais bien maitrisé. Il est clair que sans Sakho, on n’allait pas au Brésil. Le défenseur central qui marque deux buts. D’une part, on se demande ce qu’il fait dans la surface de réparation à ce moment là et d’autre part, on se dit que nos vrais attaquants ne sont pas bons. Benzema a été fidèle à lui même, quasi transparent. Sur le premier but qui est refusé, c’est sa faute. Son attitude passive a laissé penser à l’arbitre de touche qu’il pensait implicitement être hors jeu ce qu’il l’a conforté dans sa décision de lever le drapeau. Heureusement, sur son second but, cette fois accepté, il a été plus démonstratif et du coup, l’arbitre de touche ne s’est pas senti fort pour lever le drapeau une seconde fois alors qu’il y avait bien hors jeu cette fois.

Le reste du match a été difficile. Les ukrainiens n’ont jamais été très loin de marquer un but mais heureusement cette fois, le sort était de notre côté. On a eu chaud, tout le monde est content mais bon ce n’est pas glorieux. Je voyais Hollande tenter de faire des parallèles à la fin du match. Il est vraiment tombé bien bas…

Au Brésil, cela sera une autre paire de manches. On va voir dans quelques jours le tirage mais il est probable qu’on va tomber avec deux grosses équipes et on verra alors comment on arrive à sortir du premier tour. Advienne que pourra…




3 commentaires pour “La douce illusion de la victoire…”
  1. Medorius dit :

    Le jeu des bleus était incontestablement plus rapide et collectif. Sakho, excellente révélation, Benzéma toujours décevant et Ribéry, désordonné et malhabile, qui tire trop souvent au dessus du but. Bref, une équipe à renouveler avec des joueurs qui jouent plus souvent ensemble.
    A lire, l’article du journal « Le Monde », avant le match retour, qui fait un judicieux parallèle entre les bleus et la France.

  2. pascal dit :

    Cachez votre joie les garçons !
    les bleus se sont qualifiés ! Ils vont au Brésil et c’est formidable un point c’est tout..
    Ils se sont ressaisis, ont repris confiance en eux, portés par un stade de France en folie, c’est aussi ça la magie du sport !!
    Que dire de l’équipe d’Ukraine qui s’est écroulée, ne sachant pas gérer le 2-0 du match aller..

  3. Olivier dit :

    Oui enfin il n’y a pas de quoi pavoiser franchement…



L'autre monde | Thème liquide par Olivier