24
Avr
11

La justice de Cahuzac





Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des finances de l’Assemblée Nationale, a dérapé vendredi dernier. Alors qu’il aurait été pris parti par un groupe de jeunes, il aurait répliqué en assénant deux gifles à un jeune, une réaction « adaptée et proportionnée » selon lui.

Personnellement, je pense que si les députés commencent à s’exprimer par la violence, c’est la faillite de nos institutions. Jérôme Cahuzac aurait très bien pu utiliser son rôle de député pour déposer une plainte contre ces jeunes qui l’avaient insulté plutôt que de répliquer de manière violente. La France est un état de droits où nul ne saurait se faire justice soi même.

Le jeune ayant reçu les giffles pourrait déposer une plainte pour violence sans ITT. Jérôme Cahuzac risquerait alors une contravention de 762€ d’amende. Jérôme Cahuzac lui pourrait porter plainte contre le jeune pour injure ordinaire et le jeune risquerait alors une contravention de 38€. Il y aura peut être une circonstance aggravante pour le jeune de s’en être pris à un représenteant de l’Etat dans l’exercice de son pouvoir.

Quoiqu’il en soit, Jérôme Cahuzac ne pourra pas invoquer la légitime défense, la giffle n’étant pas une réponse proportionnée à l’insulte.

Je crains qu’il ne soit obligé de démissionner de son poste à l’Assemblée Nationale, son geste étant beaucoup plus grave que celui de Sarkozy qui avait juste lâché un « casse toi pauvre con » dont on avait parlé pendant des années. En tout cas, je suis déçu car j’avais pas mal d’estime pour lui. La violence ne doit jamais être une réponse si l’on veut que la justice puisse passer…







L'autre monde | Thème liquide par Olivier