14
Jan
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La perte du triple AAA





La perte du triple AAA, on ne parle plus que de cela. Depuis le temps qu’on l’attendait, elle est enfin arrivée! Maintenant on va peut être pouvoir passer à autre chose.

La gauche, toujours aussi incohérente, qui passe son temps à dire qu’il ne faut pas se soumettre à la loi des marchés financiers ne fait rien d’autre en accordant trop d’importance à cette dégradation. La gauche porte bien entendu toute la responsabilité de la perte de cette notation, d’abord à cause des 35 heures qui ont conduit à la désindustrialisation de notre économie et ensuite parce que depuis des années, ils ont bloqué toutes les réformes qui auraient pu améliorer la situation.

Il n’y a qu’à regarder l’Allemagne, ils se sont serrés la ceinture et aujourd’hui, tout va bien pour eux, ils ont un excédent du commerce extérieur énorme alors que la France a un déficit astronomique à ce niveau là, preuve que notre industrie est en panne, étranglée par les règles françaises…

En fait, cette dégradation, quand on y regarde de plus près ne va pas changer grand chose… Dans les faits, la France a déjà perdu cette notation depuis des mois puisqu’elle emprunte à des taux bien plus élevés que l’Allemagne par exemple. Cependant, les taux restent très bas si on les compare à ce que paye l’Italie, l’Espagne ou même la Grèce.

De plus, l’agence qui nous a dégradé est celle qui octroyait un triple AAA aux subprimes américains, c’est dire sa grande crédibilité…

Bref, je ne crois pas que la France soit en danger immédiat. Mais il va falloir se serrer la ceinture, c’est une certitude, la perte du triple AAA n’y change rien dans un sens comme dans l’autre.





2 commentaires pour “La perte du triple AAA”
  1. Medorius dit :

    J’espère que ton optimisme relatif se vérifiera. Mais je crains l’effet psychologique, qu’on appelle prévision auto-réalisatrice, si fréquente dans ce monde d’excités hypersensibles jusqu’à l’irresponsabilité qu’est la finance internationale, d’autant que les media, autre monde d’urgentistes excités en rajoute des louches!

    J’étais donc déçu, ce matin. Car il ne suffit pas, dans cette démarche recuite de la recherche du bouc émissaire, de considérer les agences de notation comme le responsable de nos malheurs. Si elles y ont une part, commençons déjà par sonder nos propres responsabilités. La comparaison d’Olivier me paraît juste. Comment expliquer notre dette inouie, notre recul industriel, sans mettre en cause:
    1. que nous travaillons moins que ceux qui réussissent mieux que nous,
    2. que nous travaillons de moins en moins bien: qui ne constate, depuis la crise, le manque de fiabilité, les échéances non tenues, les malfaçons et les sollicitations obligées et incessantes du service après-vente,
    3. le record mondial, dans les pays industrialisés, d’un service public, donc très coûteux et autrefois performant, mais qui aujourd’hui se dégrade régulièrement, alors que d’autres pays font mieux avec des effectifs moins pléthoriques
    4. Le recrutement de 38.000 fonctionnaires dans les collectivités locales, en 2010, où l’absentéisme est 3 fois plus important que dans le privé: évidemment ceci compense celà!
    5. Il faudra qu’on m’explique comment les 35 heures et la retraite à 60 ans améliorent la compétitivité quand l’effondrement de notre commerce extérieur et de notre industrie contrastent avec la réussite des Allemands dans ces deux domaines, qui se sont effctivement serrés la ceinture pendant 10 ans et travaillent plus que nous.

    SARKOZY a fait beaucoup d’erreurs, en particulier e négligeant la justice sociale et un minimum de confiance de la nation, nécessaire pour réformer.
    Hélas, la gauche n’est guère crédible dans ses incantations et F. HOLLANDE maladroit et instable. Mais attendons les programmes et leur financement.
    Deux actions – probablementinacceptables pour les Français aujourd’hui, pourraient changer la donne:
    – travailler 39 heures pour le même salaire
    – prélever un impôt exceptionnel et ponctuel pour reccueillir 100 milliards, en fonction du revenu et du patrimoine, pour récupérer une partie de l’énorme « bas de laine » : 10 euro pour un SMICARD, 1000 euro à 2 SMIC, 20.000 euro à 500.000 euro de patrimoine et/ou 6.000 euro de revenus, 40.000 euro aux redevables de l’ISF au plancher, 500.000 euro pour les 10 premières fortunes!

  2. Olivier dit :

    Moi je pense qu’il faut commencer par aligner les dépenses sur les recettes. Cela ne sert à rien de ponctionner plus, la France est déjà l’un des pays où l’on ponctionne le plus. Le bon sens, c’est de faire maigrir la vâche pour qu’elle avance plus vite, pas de l’engraisser encore plus en lui faisant manger les pommes pourries d’un arbre dégarni…



L'autre monde | Thème liquide par Olivier