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Nov
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La politique des marchés





Un par un, les gouvernements chutent sous la pression des marchés. Avec la Grèce et le Portugal, c’est au tour de Berlu d’en faire les frais. Il va pouvoir prendre une retraite festive avec ses amies en Sardaigne. Il faudra juste qu’il investisse dans un jet pour les transporter discrètement car la République ne mettra plus à sa disposition les avions publics. Mais bon, je ne me fais pas de soucis, il a les moyens. Espérons qu’il n’oubliera pas d’inviter ses amis de la place des Vosges, ils commencent à trouver le temps long…

Le tour de vis imposé par les marchés est assez brutal mais on ne peut plus logique. Cela peut faire peur de voir que les marchés prennent le pouvoir dans cette situation mais il n’est pas étonnant que les payeurs demandent des comptes aux gouvernements. Et après tout, les payeurs, ce sont aussi nous puisque notre argent sert à financer les économies. Si les économies se cassent la figure et que des pays se retrouvent en cessation de paiement, ce sont les dépôts des particuliers qui seront en grand danger. Alors cette cure d’austérité que les marchés sont en train d’imposer, elle est légitime et utile pour ne pas dire vitale.

J’espère que cela va faire comprendre aux politiques qu’ils doivent prendre des mesures urgentes pour crédibiliser leur action dans la durée. Avec un bon travail pédagogique, les peuples peuvent comprendre qu’il est nécessaire d’évoluer et qu’on ne peut pas vivre pendant des décennies au dessus de nos moyens.

Cela passera par la réduction d’un certain nombre de prestations sociales et l’augmentation de certaines taxes. Je suis par exemple extrêmement favorable à un transfert de charges entre le travail et la consommation. Il faut alléger les charges salariales et patronnales pour augmenter la TVA. Cela permettra d’augmenter significativement la compétitivité des entreprises françaises en reportant une partie des charges sur la TVA et donc les importations. Si les salariés voient leurs charges baisser, la mesure est susceptible d’être comprise et acceptée.





3 commentaires pour “La politique des marchés”
  1. Medorius dit :

    Il est effectivement facile et incorrect d’accuser les agences de notation. La dette, c’est nous qui l’avons creusée. Et pas seulement l’Etat mais aussi les particuliers, qui se lancent dans des emprunts déraisonnables et s’endettent, alors que la récession est à nos portes et que le remboursement des emprunts est incertain.

    Cela dit, la spéculation est une ponction insupportable sur le contribuable. Leur taxation est un objectif essentiel mais, répétons-le, ne peur se faire de manière efficace que concertée, au moins au niveau européen, sinon l’argent quitte aussitôt le pays qui taxe. Malheureusement, on ne peut pas compter sur les deux plus puissants, les USA et la Chine.
    Quels moyens nous restent-ils pour préserver le triple A et arrêter l’augmentation rapide du taux des prêts qui nous sont consentis – déjà deux fois plus que pour l’Allemagne – donc le coût de la dette? Effectivement, le temps n’est plus aux « mesurettes », mais à un grand coup clair. Je ne vois guère d’autre solution que l’augmentation significative de la TVA, comme cela s’est produit pour les pays « dégradés »: d’un coup, on récupère rapidement des dizaines de milliards. J’y mettrais quand même une limitation, pour protéger les pauvres: pas d’augmentation sur les légumes et les fruits de consommation courante. Faisons très vite avant qu’il ne soit trop tard!
    J’ajoute une proposition un peu utopique. Il y a 2,5 millions de millionaires en euro en France. Est-ce- choquant de leur demander un impôt ponctuel, au moins actuellement, quand c’est urgent, de verser, à l’Etat, 30.000 euro = 35 milliards, qui pourraient devenir 100 si on réclamait de plus en plus à ceux qui ont un patrimoine supérieur et de moins en moins à ceux qui ont moins?
    Ne peut-on tenter une campagne de signatures de ceux qui sont prêts à ce geste?

  2. pascal dit :

    Je pense que c’est le moment de rappeler 2 ou 3 choses sur le quinquenant de notre president actuel.
    Celui qui se présente aujourd’hui comme le sauveur de l’euro,à creusé le déficit public de 40 % en 4 ans !!
    Comment ??
    En faisant des cadeaux énormes à ses amis chefs d’entreprises et autres gros portefeuilles !!
    Pourquoi l’a t’il fait ??
    Parcequ’il avait misé sur ces cadeaux,en pensant que cela se traduirait par des créations d’emploi…
    Il n’en a rien été…
    Regardez la baisse de la TVA dans la restaurations !!
    Et encore cela n’est que la partie visible au simple consommateur que je suis..
    C’était un choix.il l’a fait..
    Aujourd’hui c’est un echec,un énorme échec de son quinquenat !
    Alors la chasse au gaspi,elle devrait commencer par ses propres erreurs.

  3. Olivier dit :

    La TVA dans la restauration n’a sûrement pas eu les effets escomptés, ça je te l’accorde bien volontiers. Mais on ne peut pas dire qu’elle n’a eu aucun effet. Les prix ont bien baissé dans un certain nombre de restaurants et il y a eu des milliers d’emplois créés. Ok, ce n’est pas au niveau attendu et si cela ne tenait qu’à moi, je ne l’aurais jamais accordé mais bon, il fallait bien tenter des choses… Je pense que le taux de 7%, c’est bien… Ca va rééquilibrer un peu…



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