28
Nov
11

La politique du chômage





En France, on vit souvent le chômage comme une fatalité. Pourtant, selon moi, c’est tout sauf une fatalité. Le chômage chronique dont souffre la société française n’est que le résultat de politiques tournées contre l’emploi.

Et ces politiques ne datent pas d’hier. D’abord, il y a eu l’accroissement régulier et généralisé du nombre de fonctionnaires depuis 30 ans. A un moment donné, la fonction publique est passée pour une tellement bonne planque que toujours plus de gens voulaient y travailler alors que ces emplois ne sont pas des emplois productifs de richesse pour le pays. Au contraire, ils pèsent lourd sur le budget de l’Etat.

Mais bon, chacun voyant son petit confort personnel, tout le monde voulait bosser dans la fonction publique, job assuré, horaires fixes, vacances pléthoriques, salaire garanti, c’est pas le Pérou mais c’est pas non plus la précarité du privé alors un vaut mieux que deux tu l’auras…

Ensuite, il y a eu les 35 heures, le plus grand drame qu’ait connu la France depuis 1945. Si j’étais au pouvoir, je traduirais Martine Aubry devant un tribunal pour lui demander de payer sur ses deniers personnels des pensions pour tous les pauvres gens qui ont perdu leur job à cause des 35 heures. Après tout, on a bien condamné Jérôme Kerviel à rembourser la Société Générale alors pourquoi est ce que Martine Aubry serait au dessus des lois?

Voici cinq mesures chocs que je propose pour réduire le déficit et faire baisser drastiquement le niveau du chômage en deux ans :

  • passage de 35 à 40 heures (sans toucher au niveau de salaire et avec suppression des RTT) pour tous les employés ayant un contrat à temps plein. Evidemment, cela s’applique aussi à ceux qui sont à 25h, 27h30, 30h et 32h!
  • réduction de 25% du nombre de fonctionnaires dans tous les corps d’Etat.
  • alignement du régime public sur le régime privé (jours de carences, jours de congés, cotisation retraite, etc…).
  • obligation pour tout bénéficiaire d’allocations (Assedic, RSA, etc…) d’effectuer 10h par semaine de travail pour la collectivité (aide à la personne, cours de soutien scolaire, etc…). Ils viendront compenser une partie des réductions d’effectifs dans la fonction publique proposées ci-dessus.
  • passage de la retraite à 70 ans avec mise en place d’un plan de fin de carrière à partir de 50 ans pour les emplois pénibles (afin de permettre à ceux qui ont eu des emplois pénibles physiquement d’avoir un emploi moins difficile en fin de carrière).

Avec ces mesures, je suis certain que la France peut rétablir l’équilibre budgétaire et faire baisser le niveau du chômage. Espérons que les candidats à la Présidentielle auront le courage d’appliquer ces mesures. De toutes façons, si cela ne se fait pas maintenant en douceur, cela se fera dans un an ou deux de manière brutale quand les caisses seront vraiment vides.





Un commentaire pour “La politique du chômage”
  1. Medorius dit :

    Un tel programme ne sera pas appliqué, mais il permettrait de rétablir rapidement notre économie.
    L’ennui est que le travail n’est plus aimé en France, beaucoup plus qu’ailleurs (voir les statistiques récentes et la remarquable étude de C. Baudelot: Peut-on être heureux au travail?. Je ne nie pas que les 35 heures et le décrochage consécutif de productivité aient amené à des conditions de travail plus difficiles. Mais qu’est-ce que 35 heures de travail par semaine – même avec deux heures de trajet – à 25 ou même 45 ans, surtout quand on a la sécurité de l’emploi du service public et 22 jours d’absentéisme, comme dans les collectivités locales?
    Y a-t-il d’autre solution que travailler plus, à salaire constant (les allemands ont des salaires inférieurs), sans tombre dans le piège du partage du travail, qui n’a jamais marché?

    J’ajoute une autre proposition: lever un impôt ponctuel progressif en fonction du patrimoine et du salaire: 10 euro pour celui qui est au SMIC, 2000 euro pour le salaire médian, 25.000 pour celui qui est juste à l’ISF, 100.000 pour les 5 % les plus riches.



L'autre monde | Thème liquide par Olivier