23
Fév
12

La situation grecque





On voit plein de reportages ces derniers temps sur la situation désastreuse en Grèce. Ils sont pris dans une spirale infernale dont on connaît tous l’issue probable : la sortie de l’Euro. En effet, il y a fort à parier que les grecs ne vont plus accepter très longtemps la cure d’austérité imposée par leur situation.

Je crois que les français seraient bien inspirés de prendre conscience de cette situation. Certes la France n’est pas la Grèce mais le poids de notre dette ne nous met pas vraiment à l’abri d’un tel enchaînement désastreux.

En Grèce, les salaires des fonctionnaires ont été divisés par 2,5. Un certain nombre de prix ont explosé sans parler des nouvelles taxes. Ils sont dans un cercle vicieux complètement délirant où ils ajoutent des taxes pour combler leur déficit mais l’ajout de ces taxes creuse encore plus leur tombe car cela plombe complètement l’économie et les rentrées d’argent frais alors ils ajoutent encore plus de taxes. Est-ce qu’on pourrait faire autrement? Non, je ne crois pas ou alors c’est la faillite immédiate avec toutes les conséquences que l’on connaît.

La seule solution crédible que j’entrevois et qui pourrait donner un sérieux coup de fouet à l’Europe, c’est une dévaluation généralisée de l’Euro. La Banque Européenne pourrait très bien agir pour obtenir en quelques semaines une baisse de 25% de l’Euro. Ceci permettrait de le rééquilibrer par rapport au dollar et au yen ce qui aurait pour effet mécanique de booster les exportations et donc doper fortement la croissance et l’emploi. En fait, le seul problème dans cette affaire est l’ego de la Banque centrale européenne qui a construit sa politique sur l’Euro fort. Dévaluer l’Euro serait lui faire perdre une partie de son contrôle et de son indépendance. Mais au fond, est ce que la BCE ne doit pas être au service des peuples plutôt que l’inverse?

Sinon, pour revenir à la France, je crois que l’on a vraiment pas le choix. Il faut réduire les dépenses de manière drastique. Je propose :

  • le non remplacement de 4 fonctionnaires sur 5 partant à la retraite.
  • la fusion immédiate des départements et des régions.
  • la privatisation d’un certain nombre d’entreprises pesant trop lourdement sur le budget de l’Etat (La Poste, SNCF, RATP, etc…).
  • la suppression de certaines niches fiscales coûtant une fortune pour un effet discutable au premier rang desquelles les investissements de défiscalisation DOM-TOM.
  • l’évolution de la loi SRU par rapport à l’aspect du quota de logements sociaux pour ramener l’obligation de 20% à 5% tout en introduisant un système régional de régulation afin d’empêcher la construction dans des villes où il y a des centaines de logements sociaux vides et ré-allouer les crédits dans d’autres villes déficitaires.
  • une réduction significative du budget des subventions aux associations culturelles et religieuses. En période de crise, il n’y a pas de justification à dépenser de l’argent pour subventionner des conventions ou des festivals alors que d’autres secteurs prioritaires manquent cruellement de moyens (justice, police, prison, etc…).
  • l’obligation pour les chômeurs recevant des allocations de donner 10h de leur temps chaque semaine pour des tâches d’utilité publique dans leur commune : aide à la personne, entretien de la voirie, soutien scolaire, tâches administratives, etc…







L'autre monde | Thème liquide par Olivier