24
Déc
05

L’ambition d’un monde meilleur est t’elle une utopie?





Horizon

Soir de Noël, c’est le moment de se lancer dans une réflexion sur la nécessité d’un monde meilleur, ici et ailleurs, partout dans le monde. Cette ambition est t’elle par essence utopique? Je ne crois pas. Je pense plutôt que c’est une question de volonté. J’ai souvent remarqué autour de moi en France comme ailleurs que l’homme avait une tendance forte à se satisfaire de ce qu’il faisait. Malheureusement, je pense qu’il va falloir se dépasser si l’on veut que les choses évoluent. Une simple volonté de bien faire ne suffit pas. Il faut bien réussir et c’est là toute la différence. Il y a un fossé entre ceux qui rêvent d’un monde meilleur et ceux qui le font.

Prenons quelques exemples concrets de notre vie quotidienne pour mettre en relief cette pensée. Je vis à Paris. Paris est une ville superbe, magique même. Pourtant vivre à Paris, c’est plutôt difficile lorsqu’on travaille : grèves, embouteillages, pollution, agressivité, etc… Tout cela a un impact fort sur la qualité de vie. Il ne faudrait pas grand chose pour faire changer cela. Malheureusement, nos hommes politiques font preuve de légèreté lorsqu’il s’agit de se lancer dans des projets ambitieux pour changer cela. On crée une petite rame de tramway par ci, on fait une voie de bus par là. Mais au quotidien, il y a toujours plus d’embouteillages et de pollution. Il faut des projets bien plus ambitieux. Moi je ne me satisfais pas du fait de pouvoir me dire que cela va peut être s’améliorer dans quelques années. Non, je veux un plan concret avec un échéancier et des résultats. Il existe des solutions mais on tarde à les mettre un oeuvre. Il y a urgence pourtant. Il faut faire passer le boulevard périphérique de 2 ou 4 suivant les endroits à 6 voies sur tout le tour de Paris. Il faut créer une autoroute souterraine qui relie La Défense à Vincennes et aussi la Porte d’Italie à la Porte de La Chapelle. Ceci ne doit pas se faire en 2015 quand la situation sera pire mais dès maintenant. Après il sera trop tard! On a qu’une vie, elle doit être la plus idéale possible. Prenons de vraies mesures pour que demain soit différent d’aujourd’hui, il n’y a pas de fatalité, juste des fatalistes.

Dans le monde, chacun ne mange pas à sa faim. Pourtant c’est un droit élémentaire de l’individu et manger à sa faim, cela ne coûte pas forcément cher. Cependant, les richesses sont réparties de manière déséquilibrée. Je ne milite pas pour un système où tout le monde possède la même richesse. Je souhaite juste qu’on trouve un arbitrage permettant de garantir à chacun le couvert et le toit, c’est le minimum de la dignité. Comment faire? En s’assurant, par exemple, qu’en Afrique, les richesses soient mieux réparties au sein même des pays. Un système politique qui n’est pas capable d’offrir à ses citoyens un couvert et un toit n’est pas un système politique viable. Donc il ne saurait perdurer. Il faut accélérer les choses. Je ne propose pas de renverser tous les dictateurs. Je demande une mise sous tutelle de l’ONU des états fantômes. Je sais, vous allez me dire qu’en France, il y a plein de pauvres, qu’on devrait déjà faire le ménage chez nous avant de vouloir aller le faire ailleurs. C’est vrai mais la situation est bien pire ailleurs. En France, nous avons des moyens pour améliorer la situation. Elle n’est certes pas idéale, loin de là mais nous ne manquons pas de ressources et d’organisation pour s’en sortir. En Afrique, c’est différent, il n’y pas vraiment d’organisation. Il faut donc la mettre en place et s’assurer de son efficacité. Il faut apporter l’autonomie à ceux qui ont faims.

Voilà, c’était mon couplet de Noël. Le chemin est long mais l’issue nous appartient.







L'autre monde | Thème liquide par Olivier