21
Fév
09

Le compte n’y sera jamais





flowerFace à la grogne d’une partie de la population française, je crois qu’il est essentiel de faire preuve de responsabilité. Il faut bien voir que le français est par essence quelqu’un de mécontent et cela ne date pas d’hier. Le français en veut plus, toujours plus.

Je ne serais pas contre une grosse augmentation de salaire généralisée mais cela ne serait pas raisonnable. Pourquoi? Tout simplement parce qu’un salaire, ça a un coût. Et ce coût, il faut bien le faire payer ensuite à quelqu’un. A qui? Au consommateur. Alors vous me direz que s’il a un plus gros salaire, cela ne lui posera pas de problèmes de payer plus cher. Sauf que cela ne se passe pas comme ça. Comme pour les 35 heures, certains vont bien en bénéficier pendant que d’autres vont perdre leur emploi ou travailler plus qu’avant.

Alors le saupoudrage de mesures qui vise à donner un petit peu ici ou là pour calmer le grogne, c’est une victoire à court terme. A quand un vrai débat de fond sur la réalité de notre société? Quand est ce que les français vont enfin regarder la situation en face?

Et ne me dites pas que l’on a bien sauvé les banques. Ce ne sont pas les banques qu’on a sauvé mais vos économies. Maintenant qu’elles sont sauvées, si les banques sentent si mauvais, vous pouvez toujours y retirer vos deniers et les planquer sous votre matelas.

Il faut bien voir que quoi que le gouvernement fasse, qu’il soit de droite ou de gauche, cela ne suffira jamais. Le français passe son temps à critiquer, à regarder avec jalousie ce qu’il y a dans l’assiette dans son voisin sans voir que ce qu’il y a dans cette assiette n’est pas arrivé par l’opération du saint esprit mais est souvent le fruit d’un travail de plusieurs années. Travaillant dans un contexte international, je suis toujours très étonné de voir comme les étrangers sont toujours très positifs dans leur vision des choses malgré très souvent des difficultés bien plus importantes que les nôtres.

Personnellement, je suis absolument contre le fait que l’on supprime les second et troisième tiers pour la première tranche. Non pas parce que je n’en fais pas partie, cela aurait été pareil. Mais parce que je crois que dans une société, ça ne peut pas tourner rond s’il n’y en a qu’une minorité qui paye pour une majorité. Trop de personnes ont tendance à oublier que lorsqu’elles ne payent pas d’impôts, lorsqu’elles reçoivent des subventions de toutes parts, c’est parce que derrière, il y a des salauds de riches qui passent à la caisse. En France, 50% de la population paye l’impôt sur le revenu. Cela veut dire que 50% de la population ne paye pas l’impôt sur le revenu.

Je suis favorable à la création d’un impôt plancher de solidarité. Cela serait un minimum prélevé quoiqu’il arrive. Vivre en France permet de bénéficier d’un certain nombre d’avantages comme l’accès au meilleur système de santé du monde, un nombre énorme de droits et de libertés ou encore des infrastructures globalement assez modernes. Cela ne peut pas être une situation à sens unique. C’est pourquoi je propose l’institution d’un impôt plancher. On pourrait appeler cela le bouclier budgétaire car cela permettrait de limiter l’accroissement de la dette publique dont on n’ose même plus imaginer comment on va la rembourser. En fait, je crois qu’on ne la remboursera jamais.

Et lorsque chacun paiera sa part du budget global, je crois qu’il y aura beaucoup moins de grognards car quand on verse au pot, on est beaucoup moins enclins à accepter une distribution généralisée sans contrepartie. Il n’y aura alors plus d’un côté les salauds qui casquent et de l’autre les salauds qui reçoivent mais une société équitable où chacun cotise à hauteur de ses moyens pour le bien commun. C’est cela la justice sociale non?





32 commentaires pour “Le compte n’y sera jamais”
  1. Gilles dit :

    Ben si certains ne payent pas d’impôts, c’est bien parce qu’ils n’en ont pas les moyens, non ?
    Sinon, je suis contre la suppression des tiers prévisionnels. Je suis mensualisé LOL
    Oui à l’impôt à la source par contre (prélevé sur salaire).
    Oui à 60% d’impôts comme en Scandinavie (avec les mêmes avantages en contrepartie).

  2. Petrakis dit :

    Un impôt plancher ? Alors que certains ont un travail, ont du mal à boucler les fin de mois, vivent à découverts ou endettés, tu voudrais en plus leur demander de payer un impôt plancher ? Avec quoi, pourraient-ils le payer ? Ou alors qu’on leur en donne les moyens. Tu penses pouvoir relancer une économie et une consommation en chute libre en demandant à 50% d’une population des impôts supplémentaires ? Et en plus, tu estimes que cela limitera la grogne ? T’es sérieux là ?

  3. Gilles dit :

    Non, il est de Droite 🙂

  4. Olivier dit :

    Ce n’est pas parce qu’ils ont des dettes qu’on doit exonérer les gens de l’impôt… Il ne faut pas contracter de dettes quand on est pas sûrs de pouvoir les rembourser derrière. Je reconnais que la tentation est grande vu la facilité d’obtenir des crédits à la consommation mais c’est un autre débat, celui de la responsabilité individuelle…

    L’impôt plancher, c’est une question de solidarité. Chacun bénéficie des différents services fournis pas l’Etat donc chacun doit y contribuer. Cela responsabilisera beaucoup plus.

    Lorsque tu payes un service, tu es moins enclin à demander quelque chose qui risque d’augmenter les dépenses et donc le prix que tu payes que lorsque c’est acquis et gratuit auquel, tu peux toujours demander plus puisque cela ne te coûtera pas plus…

  5. Gilles dit :

    Mais si tu veux augmenter le service, tu peux pas car les pauvres ne pourront pas suivre au niveau impôts plus forts…
    Sinon, je te souhaite d’avoir des imprévus, genre qui te font faire de grosses dépense. Tu verras le coup de « quand on a pas les moyens, on ne se paye pas xxxx » 🙂
    Quelques conseils de grosses dépenses à éviter : ne tombe pas malade car une mutuelle coûte cher.
    Ne te déplace pas en voiture (donc pas de boulot loin de chez toi).
    Je continue ? 🙂

  6. Olivier dit :

    Tu vas rire… Je paye une mutuelle qui rembourse assez bien donc je sais que cela coûte très cher (largement plus de 100€ chaque mois). Ceci dit, je ne m’en plains pas car à chaque fois que j’en ai eu besoin, j’ai été très bien pris en charge, je ne peux pas en dire autant de la sécu.

    Et je fais plus de 50 kms chaque jour pour aller bosser ce qui veut dire qu’avant même de commencer à bosser, j’ai déjà dépensé une partie de mon salaire juste pour aller bosser. J’avais fait le calcul de mon budget mensuel voiture, c’était plus de 300€ l’année dernière quand le prix du pétrole flambait…

    Quand aux dépenses imprévues, je connais. Tout le monde a des tuiles dans la vie, tu crois quoi? Que je n’ai jamais eu aucun problème, aucun imprévu? Si seulement tu savais…

    Après, je crois que c’est une question d’éducation et qu’on gère les difficultés et son budget de différentes manières. Tu as les fourmis et les cigales…

  7. Petrakis dit :

    Je ne parle de gens qui on contracté des dettes parce qu’ils ont voulu s’acheter un 4×4 alors qu’ils n’avaient pas les moyens de le payer, et que leur banque leur a permis de le faire ( responsabilité individuelle oui, pour les banquiers aussi, d’ailleurs). Je te parles de gens qui, et je donne un exemple concret que j’ai connu, vont voir leur banquier pour obtenir une rallonge et un délai de paiement parce qu’il avait eu des dépenses de santé trop importante. Tu penses qu’l vivait au dessus de ces moyens ? Essaye de vivre à Paris avec 700 € par mois à Paris et on en reparle.

  8. Olivier dit :

    Déjà, on ne peut pas vivre à Paris avec 700€ par mois à la base vu le prix des loyers… Même le moindre HLM va coûter 200 à 300€ donc c’est pas la peine.

    Ensuite, quand tu gagnes 700€ par mois, tu as la CMU non?

  9. Gilles dit :

    WP dit 621 € /mois (brut ou net, je sais pas).
    ‘fin bon la CMU, c’est pas aussi complet qu’une mutuelle et faut pas espérer de suite trouver un docteur ou un spécialiste qui t’accepte avec…
    Et vivre en travailleur pauvre, je ne vois même pas l’intérêt de bosser moi 🙂

  10. Olivier dit :

    C’est une question de dignité… Après, il y a ceux qui comptent sur les autres et ceux qui ne comptent que sur eux, c’est une question d’état d’esprit.

  11. Petrakis dit :

    Pour ton information : au 1er Juillet 2008, pour une personne en métropole le seuil maximum de ressources pour obtenir la CMU complémentaire était pour 1 personne de 744,67 € mensuel et de 620,58€ pour l’ACS. Attention a ne pas trop demander d’augmentation, bande de travailleurs venaux !
    Mais je suis bien d’accord avec toi. On ne peux effectivement pas vivre à Paris avec 700€ par mois. Mais ouvre les yeux, on est pas au pays des bisounours, les travailleurs pauvres, les RMIstes, ça existe, à Paris, comme ailleurs (et même plus qu’ailleurs).

  12. Olivier dit :

    Oui et alors? Qu’est ce que tu proposes? Qu’on file à chacun un salaire lui permettant de se loger dans Paris? Quel serait l’intérêt pour la société? Aucun car Paris souffre déjà de son énorme densité démographique.

    Pourquoi faudrait-il attendre de la société qu’elle te permette d’obtenir ce qui serait alors un privilège que tu n’as pas pu t’offrir par le fruit de ton propre travail?

    Si ta condition ne te convient pas, il ne faut t’en prendre qu’à toi même et chercher les solutions pour y remédier mais pourquoi toujours en vouloir à la société et attendre qu’elle t’apporte des solutions? C’est un peu facile non?

  13. Petrakis dit :

    Je dois m’en prendre à moi-même parce que mon pouvoir d’achat et en chute libre ?
    Je dois m’en prendre à moi-même parce que les loyers sont devenus déraisonnables (doux euphémisme) ?
    Je dois m’en prendre à moi-même parce que j’ai un travail et que celui ci me permet de juste survivre ?
    Je dois m’en prendre à moi-même parce que j’ai été licencié pour raison économiques ?
    Quand à chercher les solutions pour y remédier c’est ce que font des centaines de milliers de personnes qui travaillent (plus pour gagner plus… la bonne blague) et qui trouvent du temps pour militer, se regrouper en association, aider les autres, faire preuve de solidarité. Tu sais le trucs à l’opposé du « tout pour ma gueule ».
    L’intérêt pour la société que tout le monde puisse être logé décemment ??? C’est une vraie question, ça ? Ou alors il faut que tu m’expliques où est l’intérêt pour une société de voir la misère et la précarité se développer comme on l’observe maintenant ?

  14. Gilles dit :

    Il va te répondre que tu n’as qu’à déménager/changer de boulot/travailler encore plus.

  15. Olivier dit :

    Si ton pouvoir d’achat est en chute libre, tu peux effectivement te poser des questions. Peut être devrais tu changer d’entreprise car ton entreprise ne semble pas en mesure de maintenir un pouvoir d’achat à la hauteur de tes attentes. Tu peux aussi réfléchir aux raisons de cette baisse de pouvoir d’achat. Peut être que ton entreprise a perdu des marchés car elle n’est plus concurrentielle à cause de mesures commes les 35 heures qui ont plombé ses coûts.

    Si tu as été licencié pour des raisons économiques, tu es dans une certaine mesure responsable. Tu n’es pas forcément responsable de la crise qui a touché ton entreprise mais tu es responsable pour t’être trouvé dans cette entreprise à ce moment là. Tu aurais pu choisir une entreprise plus stable. Je sais bien que la situation d’une entreprise peut rapidement évoluer, cela fait partie des aléas de la vie que l’on ne peut maîtriser et qu’il faut accepter. Ou alors, il faut travailler à La Poste ou mieux monter sa propre entreprise, ainsi tu es complètement responsable de ton propre destin.

    En ce qui concerne la question des loyers, je n’ai jamais milité pour la croissance des prix démesurée à laquelle on a assisté ces dernières années. Elle est le résultat de 20 ans d’inaction des gouvernements successifs en matière de logement. Si tu lis ce blog, tu verras que je prédis et espère depuis bien longtemps une explosion de la bulle immobilière. Elle se produit enfin, ce n’est pas trop tôt.

    Maintenant, la question du logement n’est plus vraiment un problème de riche ou de pauvre aujourd’hui, c’est le problème de tous. A 20€ le m² dans Paris, il faut accepter de vivre dans un petit appart tout en payant un loyer élevé ou alors aller vivre ailleurs. Chacun fait son choix avec l’impact que cela peut avoir par ailleurs sur les conditions de vie (plus petit appart mais plus près du boulot ou plus grand appart mais plus loin du boulot).

    Le problème est autant lié à la spéculation forte de ces dernières années qu’au manque de logements qui a été largement entretenu par les différentes municipalités qui n’ont pas favorisé un renouvellement urbain pourtant indispensable contrairement à un certain nombre de banlieues limitrophes qui ont radicalement changé de visage en 15 ans (Boulogne, Issy, Saint Denis, Vincennes, Pantin, Villejuif, Meudon, etc…).

    Enfin, il y a en effet des associations qui jouent un rôle positif en France. C’est pour cela qu’il faut éviter de faire l’amalgame entre les syndicats et les associations à but non lucratif. Elles ne jouent pas le même rôle, ne disposent pas des mêmes fonds et ne regroupent souvent pas le même genre de personnes…

  16. Olivier dit :

    @Gilles : tu lis presque dans mes pensées 😉

    Travailler plus n’est pas forcément la solution, travailler autrement, clairement, notamment en prenant son destin en main. Si l’on est pas content de sa situation dans sa boîte, il faut avoir le courage de se barrer pour obtenir mieux ailleurs si on pense qu’on le mérite. Je suis toujours émerveillé face aux gens qui réclament des augmentations à tout bout de champs, disent qu’ils la méritent, qu’ils seraient mieux payés ailleurs et curieusement, après avoir fait un petit tour de piste pour trouver un autre job, ils se rendent compte qu’ils ne trouvent pas mieux ailleurs. Conclusion, on se voit souvent plus beau que l’on est et l’herbe est toujours plus verte ailleurs jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’elle est artificielle…

  17. Petrakis dit :

    Je ne parle pas égoïstement en particulier de mon pouvoir d’achat, mais de la baisse générale constatée en France depuis un certain temps et qui n’est pas liée donc à une entreprise en particulier. En l’occurence celle où je travaille est un des leaders dans son domaine, ne perd pas de marché à un santé financière exceptionnellement saine malgré la crise…. et applique les 35 heures avec succès.

    Ca c’est trop fort !! On va maintenant responsabiliser les employés licenciés parce que, par exemple, un conseil d’administration à décidé un plan de restructuration sociale, alors que les profits sont encore au rendez-vous, ou que des responsables financiers sont incompétents et ruinent une société, alors que les employés lambda eux tentent de faire progresser des résultats. Mieux, après avoir réussi à décrocher un entretien et peut-être un emploi, le refuser parce qu’il y a un risque de licenciement. Et encore une fois, je parle en général, notamment pour les gens qui doivent travailler, dans le sens ou tout le monde ne peux pas se payer le luxe de choisir dans quelle entreprise ou de refuser un emploi selon tel ou tel critère.

    Parlons rapidement du logement. C’est certes un problème pour tout le monde, mais tu ne vas quand même soutenir que 20€ le m2 en location représente le même budget pour un balayeur et pour un avocat. Et encore plus en région parisienne ou loyer toujours élevé et grande distance du lieu de travail sont loin d’être incompatible.

  18. Olivier dit :

    Les entreprises ne souffrant pas des 35 heures sont en général des entreprises disposant d’un monopole ou d’une situation dominante de fait ou ayant suffisamment de filiales à l’étranger pour amortir le choc…

    Pour le reste, on a toujours le choix dans la vie. Tu as la chance de vivre en France. Tu es à 100% maître de ton destin. Si ta situation ne te convient pas, libre à toi de t’en créer une meilleure. Si tu n’y parviens pas, tu ne peux t’en prendre qu’à toi. Pourquoi comptes tu sur les autres pour t’apporter quelque chose que tu ne parviens pas seul à avoir? Crois tu que tous les patrons sont des pistonnés et des incapables? Dans ce cas, il faut croire que tu n’es pas fait pour ça et donc il faut renoncer à une partie de tes souhaits et accepter ta situation telle qu’elle est actuellement puisque tu n’es pas en mesure de faire les efforts nécessaires pour avoir mieux…

    Il faut arrêter de voir le monde économique comme un monde de bisounours où tu rentres à 20 ans et tu ressors à 60 ans avec une progression de carrière linéaire et régulière. C’est fini ça. Cela n’existe plus, à part à la Poste peut être et encore, plus pour longtemps.

    Tu n’es pas content de ta situation? Prends ton destin en main et tu verras comme c’est facile de critiquer une fois que l’on se retrouve de l’autre côté de la barrière.

    Pour le logement, il est évident que c’est moins difficile pour un avocat que pour un balayeur de se loger. C’est une question d’échelle. Quand l’avocat commence à avoir des difficultés à trouver, le balayeur souffre depuis quelques temps déjà, sauf s’il a un logement social ce qui lui permet d’échapper à la crise. Le logement social crée d’ailleurs de grosses inégalités entre les classes sociales car en théorie 70% de personnes pourraient y avoir accès mais en pratique, c’est plutôt compliqué d’en obtenir un dans certaines villes.

    C’est vraiment une question d’offre et de demande. Lorsque l’offre est très inférieure à la demande, ce sont ceux qui ont le moins de moyens qui trinquent en premier. Après, il faut être lucide, il est impossible matériellement de créer une offre suffisante pour loger les 10 millions d’habitants de la région parisienne dans Paris, même en créant des tours de 50 étages partout. Donc il faut mieux faire une croix sur ce doux rêve et essayer de trouver des solutions correctes par ailleurs pour que chacun puisse vivre décemment, en Ile de France ou en Province… Mais tout le monde ne peut pas vivre dans Paris, c’est un fait, la ville est trop petite.

  19. Gilles dit :

    De toute façon, d’un point de vue « Humanité », se concentrer en un point n’est pas bon : faut se loger à côté de son boulot, là où il y a du boulot.
    Alors qu’on a tendance à se regrouper à Paris alors qu’en fait, il y a le même taux global de chômage, je pense…
    D’un autre côté, c’est toujours pareil : si demain je suis au chômage, je me demande sérieusement ce que je vais devenir : impossible de déménager (pas les moyens) et changer de métier heu je sais pas faire grand chose d’autres !

  20. Olivier dit :

    Je crois que le taux de chômage est légèrement inférieur à la moyenne nationale en région parisienne (à vérifier). Après, entre Paris et la banlieue, je suis incapable de dire, je pense que cela dépend des secteurs d’activité…

    Tu sais que tu es au chômage et que tu dois déménager parce que tu as trouvé un boulot dans une autre région, tu as le droit à une subvention qui certes ne couvrira pas tous les frais mais c’est mieux que rien…

    Tu sais sûrement faire d’autres choses que ce que tu fais actuellement. Regarde, tu sais bien me polluer ici chaque jour ici avec un certain talent 😉

    Après, il y a plein de dispositifs pour se former pour se reconvertir professionnellement. Mais bon, il faut avoir une démarche volontariste et se fouetter un peu ce qui n’est pas toujours évident, j’en conviens 😉

  21. Gilles dit :

    Comme dirait Olivier, faut se reconvertir dans l’hotellerie (wahou, serveur-esclave, y’a que ça de vrai) ou le bâtiment (maçon, ça me tente trop) donc bon…
    De toute façon, je ne vois pas comment l’avenir va évoluer à moyen terme.
    La Crise est là.
    Maios pour s’en sortir, j’attends toujours des solutions car je ne vois pas en quoi MON pouvoir d’achat va augmenter au final..
    Je ne râle pas (retour au billet :P) mais j’attends… en mettant ce que je peux de côté (bah oui, si Sarko « me paye plus » ça sera pas pour dépenser plus)…

  22. Olivier dit :

    Il y a des gens très heureux dans l’hôtellerie et le batiment… Il faut aimer rendre service dans un cas et aimer mettre les mains dans le « camboui » dans l’autre mais bon, il y a des gens qui aiment.

    Et puis c’est pas pour rien si on dit souvent que les plombiers et les électriciens sont plus riches que beaucoup de gens plus diplômés qu’eux…

  23. Petrakis dit :

    L’entreprise dans laquelle est sur un secteur extrêmement concurrentielle et parmi les concurrents on compte une des plus grosses entreprises françaises, et par la même ne jouit pas d’un statut de monopole, loin de là. Elle a juste su s’imposer.
    100 % maître de son destin ? Tu crois vraiment que tout le monde tirent les mêmes cartes au départ ?
    Pour ma part, ma situation me convient très bien, je te remercie. Ce que j’ai, je le dois à moi et aux efforts nécessaires que j’ai déployé pour y arriver (et la chance que j’ai eu de pouvoir faire les études que je voulais), et crois bien que je n’ai pas ménagé mes efforts, en acceptant de l’aide quand on m’en proposait et proposant la mienne également. La réussite n’impliquant forcément de marcher sur la gueule de l’autre, contrairement à ce qu’on essaye de faire croire au gens via le culte de la compétition, qui devient une espèce de norme de nos jours.
    De plus je n’ai jamais dit que tous les patrons sont pistonnés ou incapable. Mais arrêtons d’opposer les gentils patrons et les salauds d’employés qui passeraient leur temps à toujours demander plus.
    J’ai pris mon destin en main et si je me permets de critiquer, c’est que, justement, j’en ai connu des côtés de barrières différents professionnellement parlant.
    Juste un petit mot sur le logement. Si il est si difficile d’obtenir des logements sociaux, c’est aussi parce que de nombreuses municipalités ne jouent pas le jeu et ne respectent pas le pourcentage de logements sociaux imposé par la loi.

  24. Olivier dit :

    Tout le monde ne tire pas les mêmes cartes au départ, c’est certain. Aussi bien en France qu’à l’échelle de la planète… Tu trouveras toujours des situations meilleures et pires autour de toi. Maintenant, c’est la vie qui est comme ça. Si on naissait tous identiques, je ne sais pas à quoi ressemblerait l’humanité, cela manquerait un peu de relief…

    Donc clairement la vie est plus dure pour certains que pour d’autres. Il y en a qui doivent faire plus d’efforts que d’autres pour y arriver. Mais en France, on a tous l’opportunité d’y arriver. Le système scolaire malgré ses nombreux défauts est ouvert à tous, l’université aussi. Il faut sûrement plus de volonté à Sarcelles ou Drancy qu’à Paris pour y arriver mais c’est faisable.

    Pour le logement social, on en fait trop la norme et l’objectif alors que cela ne devrait être qu’une solution pour les plus démunis. Aujourd’hui, 70% de la population peut y prétendre et comme 70% du parc n’est pas en logement social, ça bloque…

  25. Vanéssa dit :

    Reflechis deux secondes stp!
    Tu n’as jamais eu un ami a l’école qui avait des parents pas aussi riches que les tiens (ou ce n’est pas le cas, et ton attitude de parvenu est encore plus odieuse) ? Moi mes parents n’ont pas d’argent et les études je n’ai pas pu y avoir le droit alors arrête avec  » le système scolaire est ouvert a tous » c’est une connerie énorme! ET NON CE N’EST PAS FAISABLE! Quand tu dois bosser pour manger tu ne peux pas aller a l’école en même temps. Pour le logement social ça aussi c’est une belle connerie! Les logements sont pleins, les listes sont longues et ne parlons même pas des critères! C’est comme la bourses au collège , tu dépasses toujours un tout petit peu trop , ce qui signifie que tu te fais enfler et t’es bon a crever sous un pont parce que tu peux rien faire, tu es seulement bloqué!
    Sur ce ne me répond même pas , ta réponse ne m’intéresse pas puisque tu es de mauvaise fois et cherches toujours à avoir raison! Pose ta candidature pour bosser avec Iznogoud, à mon avis tu as toutes tes chances , aveugle comme tu es!

  26. Olivier dit :

    Je comprends tout à fait que l’idée qu’on puisse réussir lorsque l’on a peu de moyens au départ est dérangeante pour ceux qui n’y parviennent pas. C’est tellement plus facile de faire porte à la sociéte les raisons de son échec personnel…

    Bosser pour financer ses études, beaucoup de jeunes sont obligés de le faire. Cela ne facilite clairement pas la tâche et c’est un facteur d’échec mais un grand nombre y parviennent malgré tout.

    Pour le logement social, 70% de la population en France peut y prétendre. Certains logements sociaux sont vides. Alors les listes d’attente à rallonge, c’est un problème avant tout administratif. Commençons par remplir les logements sociaux qui sont vides et après on en reparlera ok?!

    Arrête un peu de te positionner en victime de l’univers. Va faire un tour en Afrique pour voir ce que c’est que la misère, la vraie, quand tu ne peux compter que sur toi pour manger et te loger parce que depuis des décennies un pouvoir corrompu concentre toutes les richesses. Si tu n’as pas les moyens d’aller faire un tour en Afrique, allume juste la télé, il y a souvent des reportages intéressants qui montrent ce que c’est que la vraie misère. Pas plus tard que l’autre jour, un reportage montrait en Haïti (ce n’est pas l’Afrique mais les conditions de vie y sont semblables) comment la population doit manger de la terre pour tromper la faim…

    Sur ce, bonne journée et bienvenue sur Terre! Tu découvres aujourd’hui que le monde est injuste, pourtant cela fait des millénaires que ça dure…

  27. Gilles dit :

    Ce n’est pas parce qu’il y a pire ailleurs que c’est bien d’avoir du « négatif » chez nous 😉 sinon les rescapés de Katrina peuvent mourir, on s’en fout y’a pire ailleurs :D.

  28. Olivier dit :

    Est ce que j’ai dit cela? Je n’ai pas dit cela… Mais on a un peu trop tendance en France à se plaindre tout le temps pour tout et n’importe quoi (moi le premier d’ailleurs). Regarder ce qui se passe à l’extérieur permet de prendre un peu de recul 😉

  29. Medorius dit :

    Quelle polémique! Je trouve les uns et les autres un peu raides sur leurs positions.
    D’un côté, les Français qu’on entend râlent systématiquement contre toute réforme, sans pour autant faire une contre-proposition précise: voir le PS, malgré les timides propositions de M. AUBRY qui, en gros, se contente de réclamer la relance de la consommation, dont les risques sont connus (envolée des salaires et des prix, effondrement de la balance commerciale et creusement de la dette)et qui, contrairement à ce qu’elle dit, n’est pas la priorité de la majorité des états industrialisés, y compris les Etats-Unis d’OBAMA. Tiens! la consommation n’a pas encore baissé en France!

    D’un autre côté, la justice sociale, plus nécessaire encore en cas de crise, n’est pas assez respectée. Les plus pauvres trinquent. Et si le RSA paraît une bonne mesure, son effet n’est pas immédiat. Mais il est une bonne mesure s’il parvient à faire travailler en échange de son attribution. Et faut-il augmenter les salaires de tous les guadeloupéens et non focaliser l’effort sur les plus démunis?

    Il n’en faut pas moins réformer dans une perspective à long terme: les jeunes ne trouvent pas un emploi car ils sont mal formés ou dans la mauvaise direction. Beaucoup veulent des emplois intellectuels et respectant leurs loisirs. Et comment accepter que des centaines de milliers d’emplois soient vacants dans la boucherie, la boulangerie, l’artisanat, alors que s’entassent dans les facultés de psychologie, d’antropologie, des étudiants qui n’ont aucune chance d’avoir un emploi dans ce domaine. L’écart entre le rêve et la réalité s’accroit, avec la désillusion et le malheur qui en découlent.
    Non, vous ne pouvez pas exiger de l’Etat qu’il vous permette de faire ce que vous voulez! C’est son devoir de remplir les besoins de la population, avant les rêves individuels. Pourquoi pas une limitation à l’entrée des facultés de psychologie, comme en médecine.
    Non, on ne pourra pas, plus encore en période de crise, améliorer le sort des plus démunis, sans faire des économies là où c’est justifié.

    Et arrêtons de nous voiler la face en évitant les mots qui choquent à tort: évaluation (ne faut-il pas vérifier que ce qu’on veut faire est bien fait, que l’objectif fixé est atteint?)sanction des excès de vitesse (préfère-t-on que le nombre des morts et des blessés augmente par l’incurie de quelques terroristes de la file de gauche?)rationalisation des budgets hospitaliers (même si la tarification mérite d’être adaptée à la lourdeur des soins)

  30. Gilles dit :

    L’hôpital, c’est pas rentable.
    Fermons les hôpitaux 🙂

  31. Olivier dit :

    C’est en cours de réorganisation globale. Tu aurais dû regarder l’émission hier soir sur France 2, c’était pas mal.

  32. Gilles dit :

    Oui, ce que j’ai dit dans le comm. au-dessus en est inspiré 🙂



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