6
Jan
09

Le poids des cartables…





ebookL’autre jour, alors que j’étais en plein sommeil paradoxal, j’ai eu une idée que je trouve absolument géniale parce qu’elle est bonne pour la santé, pour l’environnement et pour le pouvoir d’achat! De quoi s’agit-il?

C’est simple, il s’agit de remplacer intégralement les livres de classe des écoliers par des ebooks! Si vous ne savez pas ce qu’est un ebook, c’est un livre électronique. C’est un livre dématérialisé. Il se trouve sous forme électronique et peut se lire sur un ordinateur ou un périphérique adapté.

En forçant les éditeurs de livres scolaires à publier des ebooks, on réduirait de manière drastique la coupe de nombreuses forêts. En effet, chaque année, un écolier va avoir une quinzaine de livres de 200 feuilles en moyenne (j’inclus les livres lus pour le français). Cela nous fait donc 3.000 pages par écolier. Si vous multipliez le nombre d’écoliers en France (15 millions d’élèves et étudiants) par 3.000 pages, ça nous fait 45 milliards pages. Sachant que que l’on fait 9.600 feuilles de papier à partir d’un arbre, cela nous fait donc près de  4,7 millions d’arbres rien que pour les besoins en livres des étudiants français chaque année. Bon je ne prends pas en compte le papier recyclé et les livres réutilisés mais cela vous donne un ordre de grandeur.

A titre de comparaison, à Paris, on a 470.000 arbres si on compte le bois de Boulogne et celui de Vincennes en plus des arbres dans les jardins publics et différentes voies.

Voilà, je pense que la démonstration écologique du bien fondé de cette mesure est faite.

En ce qui concerne l’aspect sanitaire, avez vous déjà pesé le cartable de vos enfants? Le mien pesait régulièrement plus de 10 kilos (alors que je n’en faisais moi même que 30 à 40). Cela vous donne une idée de la pression subie par la colonne vertébrale. A moyen terme, je pense que les conséquences ne sont évidemment pas bonnes.

Au niveau du coût, la facture est souvent assez sâlée (plusieurs centaines d’euros), notamment pour les étudiants du supérieur mais pas seulement. On peut avoir un bon lecteur d’ebook dès 100€. Les ebooks ne peuvent qu’être moins chers que les livres papiers pour des raisons évidentes liées à la suppression de l’impression papier.

Bien entendu, il y a le problème de l’impact économique d’une telle mesure. On imagine bien que les éditeurs de livres et les bucherons ont tout à perdre dans cette affaire puisqu’on copie très facilement et à coût nul un ebook alors que la copie d’un livre papier coûte au moins le prix du support.

Cependant, au regard des nombreux avantages, je crois que l’intérêt d’une telle mesure est largement supérieur à son impact économique négatif pour les éditeurs. Cela permettrait en outre de favoriser l’informatisation des foyers.





3 commentaires pour “Le poids des cartables…”
  1. Gilles dit :

    C’est rigolo : tout le monde ou presque a déjà eu l’idée avant toi 🙂
    Même Darcos alors tu as un bon train de retard.
    La copie facile des e-livre, tu rêves : c’est bourré de DRM (et ça se comprend, si un éditeur ne vend plus ses livres scolaires, heu il perd beaucoup de sous…
    Bon après, c’est pas vraiment toujours le cas mais à créer un livre c’est super cher et à mettre à jour idem donc tu imgines si un éditeur doit mettre à jour tous les ans ses livres et en plus s’il en vend peu, il va pas continuer, surtout si c’est un éditeur dont le scolaire représente un gros %…

  2. Olivier dit :

    Les mises à jour effectuées sont un peu bidons. Elles sont faites pour justifier l’obsolèscence rapide d’une année sur l’autre et donc limiter la revente de livres d’occasions mais elles sont bidons à mon avis car l’histoire de France ne change pas d’une année sur l’autre, idem pour les théorèmes mathématiques…

    Darcos a lancé un pilote (c’est ce que j’ai découvert en faisant des recherches quand j’ai eu l’idée). C’est donc bien bien loin d’être généralisé et ça a surtout été fait pour limiter le poids des cartables. L’aspect écologique qui me semble être un argument d’un poids égal si ce n’est supérieur est complètement occulté.

  3. Eric dit :

    La solution intermédiaire serait peut-être de continuer à acheter des bouquins que les élèves laisseraient chez eux et d’utiliser la version ebook en classe, ce qui limiterait le risque de piratage (faut bien que les éditeurs fassent leur beurre)



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