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Le regard d’une mère





Je passe la parole à Médorius pour une réflexion profonde…

Ce samedi matin, je vais à la poste. Sur mon trajet, je croise une mère et ses deux enfants d’environ 5 ans. Elle fume, mâche un chewing-gum et parle, le mobile collé à l’oreille. Elle tourne le dos à ses deux enfants, qui attendent, figés et tristes. La poste est à 200 mètres. Lorsque j’en reviens, 15 minutes plus tard, la scène est la même, à deux différences près: la mère s’entretient, de façon animée, avec une autre femme; les enfants ont baissé la tête.

J’ai pu observer, dans la rue, dans le métro, plusieurs fois par jour, des scènes identiques. Et, avec les poussettes “modernes”, les enfants tournent le dos à ceux qui les poussent.

Quand j’observe la puissance du regard des parents sur l’expression d’un nourrisson, même à quelques mois, les yeux qui captent, entraînant le sourire, les gestes d’agrippement, je suis atterré par cette négligence, qui en reflète d’autres. Et par l’addiction aux technologies modernes – TV, ordinateur, mobile – qui distraient les parents de regarder et de parler à leurs enfants, quand ils ne les agressent pas, parce qu’ils voudraient capter leur attention.

Je pense à ces deux enseignants, surpris par l’apologie du “divorce réussi” dans une chronique de mon journal, qui avaient écrit, dans le courrier des lecteurs, il y a plus de 10 ans: “ …rien ne remplacera jamais la rassurante confiance en soi que donne l’exemple du double amour d’un père et d’une mère…” Encore faut-il qu’il s’exprime !





2 commentaires pour “Le regard d’une mère”
  1. pascal dit :

    Je ne suis pas près fan de ce genre de réation larmoyante..
    Mais à part cela,je suis d’accord.
    Le divorce réussi n’existe pas.
    Il laisse tout du monde sur le carreau.
    Surtout les enfants, quand les parents séparés n’ont plus d’autres préocupations que leurs états d’âmes….

  2. Medorius dit :

    Merci, Pascal, de m’avoir répondu!
    J’avais bien conscience, en rédigeant ce texte, d’aller à rebours de la mode, du politiquement correct, de la pensée unique et, bien sûr, progressiste. Oui, le divorce est un malheur qui s’accroît, hélas!
    Si l’on s’occupait un peu plus des larmes des enfants, la famille irait mieux et, par elle, le monde.
    S’il y a bien une niche fiscale à préserver, c’est celle de la petite enfance, à travers la famille et l’école primaire: elles construisent les citoyens de demain et la cohésion sociale. Honte au gouvernement qui ne s’en est pas occupé!
    Pourquoi François HOLLANDE ne développe-t-il pas son programme sur ce point capital?



L'autre monde | Thème liquide par Olivier