21
Mai
09

Les armes à l’école





En ce moment, il se pose pas mal de questions autour de l’introduction par des élèves d’armes dans l’enceinte scolaire. Que faire face à ce fléau? On parle de mettre des portiques, comme dans les aéroports. Pourquoi pas un escadron de CRS comme au Parc des Princes pour fouiller tout le monde avant le match!

J’ai un peu le sentiment qu’on s’attaque aux conséquences plutôt qu’aux causes. Il est certain que l’on ne peut pas rester les bras croisés face à ces situations dramatiques où des bagarres armées ont lieu, où des profs sont agressés. Cependant, je pense qu’il ne faut pas négliger la prévention et prendre des mesures adaptées.

Je propose donc que l’on fasse signer à tous les élèves en début d’année (et contresigner par les parents) une charte de bonne conduite, une sorte de règlement républicain, où on leur rappellerait ce qu’ils risquent et ce que risquent leurs parents s’ils introduisent des armes ou de la drogue dans leur établissement scolaire.

A mon sens, il faut responsabiliser les parents. Il faut sanctionner les élèves qui introduisent des armes mais il faut aussi condamner les parents. Pour les élèves sanctionnés, je propose qu’on les oblige à animer des conférences dans les établissements scolaires de leur région pour expliquer pourquoi ce qu’ils ont fait est mal et répréhensible. Cela serait une sanction utile.

Pour les parents, ils devront payer les frais scolaires, à savoir la quote part prise en charge par l’Etat dans les établissement publics et privés sous contrat d’association avec l’Etat. S’ils touchent des allocations, elles devront être suspendues. La moindre des choses lorsque l’on bénéficie du support d’une société, c’est d’en respecter les règles. Si on ne les respecte pas, on ne doit plus bénéficier de son support. C’est donnant-donnant. Bien entendu, ces mesures s’ajoutent aux éventuelles poursuites pénales (amende, prison, etc…).





2 commentaires pour “Les armes à l’école”
  1. Le problème dans ce genre de montée en puissance de la protection policière, c’est que c’est la réponse la plus « légitime » aux intérêts des victimes qui ne veulent pas que les actes violents soient bien réprimés mais plutôt qu’ils n’arrivent pas. Le sens politique qui gouverne les mesures de sécurité va depuis quelques années essentiellement dans le même sens que celui des victimes. Tout ce que des groupements de victimes proposeront sera entendu et très souvent appliqué. Le débat se situe probablement ailleurs, dans une neutralité entre droit individuel et droit de l’Homme …

  2. Barbosa dit :

    D’accord avec toi, Olivier!



L'autre monde | Thème liquide par Olivier