24
Jan
13

Libération de Cassez : le baobab dans le désert Hollandais





La libération de Florence Cassez arrive à point nommé pour François d’Hollande. Cela faisait six mois qu’il n’avait pas eu une occasion de se mettre en valeur. Il l’a d’ailleurs bien compris et n’a pas tardé à dépêcher le ban et l’arrière ban du parti socialiste devant les journalistes pour tenter de s’octroyer le bénéfice de cette libération. Ainsi, on a pu voir Anne Hidalgo et Valoche faire les belles autour de Jean-Luc Romero. Si l’opportunisme était une discipline olympique, elles se disputeraient la médaille d’or à n’en pas douter!

Il ne faut pas s’y tromper, François Hollande n’a pas fait grand chose de déterminant dans ce dossier. Tout avait été fait par Nicolas Sarkozy et l’élément qui a fait basculer l’affaire de manière définitive fut le changement de Président au Mexique. Avant cela, rien n’était possible mais le travail initié par Nicolas Sarkozy pour porter l’affaire devant les plus hautes juridictions du pays a permis d’aboutir au verdict d’hier. J’aurais aimé que les médias comme les politiques hier soir, rendent un peu plus hommage à l’action de Nicolas Sarkozy. L’histoire ne manquera pas un jour de lui rendre ce qui lui revient…

Sinon, sur la forme, c’est plutôt bien que la France n’abandonne jamais ses ressortissants lorsqu’ils se trouvent en situation difficile à l’étranger. Je pense que tout cela nous coûte une petite fortune en actions diplomatiques, tout comme lorsqu’il faut aller payer des rançons pour libérer des journalistes aventuriers mais bon, tant qu’il y aura des français qui iront faire les guignols dans des zones dangereuses, on sera confrontés à ce genre de problèmes.

Sur le fond, je suis plus partagé. Toute la défense s’est appuyée sur le fait que la procédure avait été bafouée. Mais personne n’a parlé du fait que Florence Cassez avait été en couple avec une personne visiblement peu recommandable et dont on a bien du mal à imaginer qu’elle n’ait pu avoir connaissance de ses agissements tant ils semblaient graves et répandus.

Comme d’habitude, les médias et les politiques n’auront d’yeux que pour cette héroïne médiatique qui a combattu un pouvoir corrompu. A titre personnel, j’aurai une pensée pour cette mère de famille présente hier devant les grilles de la prison dont le fils est mort après avoir été torturé par le clan du mari de l’héroïne du jour.

Bref, François d’Hollande n’a vraiment pas de quoi se glorifier dans cette situation. Cette libération est vraiment le baobab dans le désert malien qu’il traverse depuis six mois…





9 commentaires pour “Libération de Cassez : le baobab dans le désert Hollandais”
  1. pascal dit :

    Disons que le dossier à suivi son cours..
    Apparement Sarko avait crispé tout le monde nottament en dédiant l’année du mexique en France à Florence cassez.Mais bon c’est assez normal,c’est sa façon de faire…
    Hollande à repris le dossier…Les présidents ont changé…Bref tout cela se termine plutôt bien….
    Florence Cassez aurait pris à l’époque,10 ans pour complicité avec 3 ans de remise de peine pour bonne conduite on en serait au même point avec beaucoup moins de battage médiatique..Enfin,c’est comme ça..
    Je pense aussi que la compagne du président Français mérite un peu mieux que le surnom de valoche..Il me semble.

  2. Olivier dit :

    Moi je trouve que Valoche, c’est tout à fait approprié… C’est le truc lourd qu’on traîne comme un boulet et qui contient souvent beaucoup de choses superflues, donc très adapté non?

  3. Gilles dit :

    Michaël Blanc est toujours en taule à Bali, lui…

  4. Olivier dit :

    Même Ardisson n’en parle plus…

  5. Gilles dit :

    Pas regardé d’émission à lui dernièrement…

  6. Olivier dit :

    Tu as vu que Cassez avait dormi au Bristol à son retour en France? C’est de la provoc? Je suis choqué…

  7. Gilles dit :

    Tu as raison, pour l’acclimater, on aurait dû la faire dormir à la Santé 😀

  8. pascal dit :

    J’ai apris ce week-end que plus de 2000 français sont emprisonnés à l’étranger !!
    Ce n’est pas le nombre qui m’étonne,même si on peut toujours se poser des questions sur le déroulement des procès dans certains pays, mais ce n’est pas le problème.
    Mais c’est la surmédiatisation de certains….
    Au détriment d’autres probablement..

  9. Olivier dit :

    Clairement, il y a deux poids deux mesures… Un peu comme pour les otages. Souvenons nous de tout le battage autour des journalistes alors qu’ils avaient pris des risques inconsidérés. En revanche, on n’entend presque rien autour des salariés d’Areva.
    Le nombre de 2.000 prisonniers est « raisonnable ». Il faut bien voir que la justice française est particulièrement souple. Dans la plupart des pays, les peines sont plus lourds voire beaucoup plus lourdes. Dans certains pays, on peut aller en prison pour des choses qui n’entraînent même pas une simple contravention en France. Donc ce nombre n’a rien d’étonnant.



L'autre monde | Thème liquide par Olivier