20
Juin
08

L’OPAC en question





Hier, un adolescent de 14 ans est décédé dans des circonstances dramatiques. Il se trouvait dans un immeuble de l’OPAC (l’office parisien d’aménagement et de construction) lorsqu’il a été mortellement touché par un ascenseur de l’OPAC. Il faut dire que cet immeuble de l’OPAC, datant des années 1930, ne disposait pas d’une protection complète autour de la cage d’ascenseur.

J’entends déjà ce soir au journal télévisé Jean-François Gueullette, le directeur de l’OPAC, qui va encore nous servir sa soupe habituelle sur le fait qu’il y a pénurie de main d’oeuvre dans la profession, que ce n’est pas de sa faute si l’ascenseur n’avait pas été protégé. Simplement voilà, l’immeuble date de 1930 et la loi sur la mise en conformité et sécurité des ascenseurs ne date pas d’hier. Maintenant, l’OPAC a du sang sur les mains. Je conseille d’ailleurs à la famille de cet adolescent de porter plainte immédiatement contre l’OPAC. La justice tranchera mais il est probable que dans ce cas, Jean-François Gueullette devra faire face à ses responsabilités, tout comme Jean-Yves Mano d’ailleurs.

Lorsque l’on a assez d’argent pour se payer un siège social à 130 millions d’euros, on a probablement quelques milliers d’euros pour mettre en sécurité un ascenseur. Après, il est sûr qu’il faut prendre le temps de se pencher sur la question. Il faut croire qu’à l’OPAC, on n’a pas le temps lorsqu’il s’agit de régler les problèmes de sécurité. Pour moi, il n’y a pas de fatalité dans cette affaire, juste de l’incompétence et un manque flagrant de professionnalisme dans la gestion des risques.





4 commentaires pour “L’OPAC en question”
  1. Gilles dit :

    La loi impose la mise en norme mais donne un délai : 2010.
    L’OPAC a déjà commencé la mise aux normes de tous ses immeubles et ça sera fini en 2009.
    Homicide involontaire… et accident malheureux.

  2. Olivier dit :

    Cela sera à la justice de le dire… Quoiqu’il en soit, le danger était connu…

  3. Gilles dit :

    Pas sûr…
    Et connu des responsables, on ne sait pas.

  4. Olivier dit :

    C’est bien le problème. Certaines personnes briguent des responsabilités dont ils ne sont pas dignes. Ce n’est pas tout de vouloir un poste, il faut avoir la compétence pour l’exercer…



L'autre monde | Thème liquide par Olivier