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Oct
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Mesures d’urgence …et de fond?





Je passe la parole à Médorius pour une réflexion de fond…

Les décisions économiques du chef de l’Etat sont une réponse d’urgence. Elles ne suffiront pas. A quand les réformes de fond indispensables à moyen et long terme, mais difficiles et courageuses, dont on évite presque de parler. N’attendons pas d’aller dans le mur: il est déjà tard et nous avons pris de mauvaises habitudes.

En voici quelques unes, de difficulté croissante.

Il n’y a pas de prévention plus efficace et plus économique que la prévention routière, telle qu’elle a été amorcée en 2002: multiplication des radars auto-financés et au delà, sanction des prises de risque inacceptables de 3 catégories pour lesquelles les accidents ont augmenté ces dernières années: les 2 roues, les 15-18 ans et les piétons, non pas par la prison, mais par la vente du véhicule pour les premiers, l’amende significative pour les seconds.

Ainsi a-t-on épargné, en 10 ans, Plus de 10.000 morts et 100.000 blessés handicapés, désengorgé les urgences, diminué les coûts énormes, humains et financiers d’un jeune accidenté invalide.

Expliquer aux Français l’importance, pour l’emploi, d’acheter Français, en particulier leur auto et leur alimentation.

Demander aux chômeurs de prendre un emploi à proximité de leur domicile et diminuer rapidement leurs allocations s’ils le refusent (ce que font les Allemands) ou leur demander d’effectuer un travail d’intérêt général (et pas seulement 7 heures par semaine), en augmentant un peu leurs allocations: toute peine mérite salaire et tout salaire mérite un travail.

Diminuer la fonction publique, tellement supérieure à celle de nos voisins allemands, pour une efficacité déclinante, en particulier la fonction publique territoriale (en augmentation constante, avec un absentéisme de plus de 22 jours par an!), à qui les emplois d’avenir sont promis, en supprimant à terme les départements et les communes.

Réformer le droit du travail, trop compliqué, comme la règlementation française en générale, non seulement pour favoriser la reprise de travail des chômeurs par la formation, mais aussi pour favoriser l’emploi, donc les patrons, fournisseurs d’emploi marchand et d’amélioration de la balance commerciale.

Remonter à 67 ans la date de la retraite et les annuités nécessaires, avec une exception, pour ceux qui ont un travail particulièrement éprouvant et source d’invalidité et même encourager les plus de 65 ans à jouer le rôle de tuteur, en échange de leur retraite et ne pas les empêcher de travailler, en particulier dans la fonction publique.

Abolir les 35 heures, qui nous ont fait perdre beaucoup de compétitivité, comme le montre l’évolution du différentiel du coût du travail avec l’Allemagne et laisser patrons et employés négocier, éventuellement par branche, la durée du travail. Est-ce trop demander, en particulier à un jeune, en dehors des travaux de force, de travailler 40 heures par semaine? Dans l’état actuel de notre déclin, il faudrait même demander à ceux-là de travailler 40 heures pour le salaire de 35! La compétitivité augmenterait d’un coup, facilitant l’investissement, l’exportation et l’emploi. En lisant les mémoires d’espoir de de Gaulle, j’apprends qu’en 1963, les Français travaillaient, en moyenne, 46 heures par semaine dans le privé et la croissance était de 7 % !!!

Bref, réhabiliter le travail, gravement désinvesti par les Français, avec l’aide néfaste des socialistes: 39 heures, retraite à 60 ans, ministère du temps libre (!), 35 heures, agressivité vis à vis des patrons, qui créent l’emploi!







L'autre monde | Thème liquide par Olivier