27
Août
12

Nucléaire : le coup de canif de Montebourgeois dans l’accord PS/EELV





La gauche plurielle a vécu dimanche soir un incident nucléaire dont les retombées pour le gouvernement restent encore à évaluer. C’est ce que je vais tenter de faire ici.

Arnaud Montebourgeois a pulvarisé l’accord (pulvériser suivant la méthode de sa compagne Pulvar) entre le PS et EELV. Vous savez, c’est l’accord signé entre Aubry et EELV mais pour lequel Hollande ne se sentait pas engagé avant l’élection présidentielle.

Il a en effet déclaré très simplement que le nucléaire était pour la France, une filière d’avenir, ni plus, ni moins. Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres ou plutôt entraîner une réaction en chaîne.

On n’image pas un seul instant que Cécile Duflot, antinucléaire depuis sa naissance, puisse rester au gouvernement dans ces conditions. Si elle devait rester, c’est qu’elle mettrait un mouchoir sur les convictions qu’elle dit défendre et démontrerait ainsi qu’elle est uniquement là pour occuper un poste et assouvir son désir personnel de pouvoir. Elle n’aurait alors absolument plus aucune crédibilité politique et les verts n’auraient plus qu’à l’expulser du parti.

Après le coup de canon de Mélenchon envoyé il y a quelques jours qui déclarait que François d’Hollande avait passé cent jours au pouvoir pour « rien », c’est un nouveau coup dur porté à la gauche plurielle. On savait bien que cela serait explosif car ce mariage consanguin entre la gauche molle et la gauche folle ne pouvait pas tenir 5 ans mais de là à le faire voler en éclats en quelques mois, c’est quand même fort.

Alors quelles solutions pour Hollande? S’affirmer et demander aux verts de la fermer? Ce n’est pas son style, il n’a pas le charisme pour s’imposer dans cette situation. Faire le grand écart en permanence entre Montebourgeois et les verts, Valls et l’extrême gauche, au risque de passer son temps à colmater la fracture idéologique. C’est ce qu’il fait depuis 10 ans et ce qu’il va continuer à faire. Le problème, c’est que cela peut fonctionner à peu près lorsque le parti n’exerce pas de grandes responsabilités mais là, c’est juste impossible. Cela va déboucher sur des clashs permanents, un immobilisme total et au bout du compte une rupture.

Hollande a déjà dégringolé dans les sondages. Je crains qu’il ne finisse l’année encore plus impopulaire que Sarkozy il y a un an, une vraie performance!





Un commentaire pour “Nucléaire : le coup de canif de Montebourgeois dans l’accord PS/EELV”
  1. Medorius dit :

    Je suis d’accord avec ce qu’a dit Montebourg. Attendons ce que dira ce soir Ayrault.



L'autre monde | Thème liquide par Olivier