9
Juil
05

Paris nids ze gèms!





Paris 2012

D’abord, comme a dit Guy Drut, il faudrait que nos représentants parlent l’anglais. Quel spectacle pitoyable que Bertrand Delanoë zézéyant « Paris nids ze gèms« . On avait envie de répondre « the games niquent Paris« . Il eut été autrement efficace de faire, comme Jacques Rogge à Athènes, un discours moitié anglais-moitié français et d’offrir la possibilité d’épreuves à Londres et à Madrid.

Parler anglais, c’est aussi pouvoir faire ce lobbying que nous avons mal fait et que les britanniques ont très bien fait, avec une clientèle anglophone et quelques européens qui n’ont pas digéré ni compris notre « non » au référendum .

Delanoë n’est pas raisonnable quand il plaide pour un profil modeste. C’est vrai, il a ce profil. Regardons, par contraste, le sourire vainqueur de Tony Blair, le charme et l’élégance de Sebastian Coe, les clips anglais sur la jeunesse et ses futurs champions. En face, outre Delanoë, l’anti-charisme personnifié, l’ours Lamour, sympathique mais terne, ce vieux Chirac se faisant violence pour sourire, sous toutes le banderilles qu’il trimballe et, suprême maladresse, demandant qu’on lui fasse confiance! Et dans le film de Luc Besson, Belmondo, Catherine Deneuve, Charles Trenet; pourquoi pas l’Abbé Pierre! La vieille Europe! Donnerait-on raison à Donald Rumsfeld?

Dans cette dernière ligne droite, il ne s’agit pas de faire le modeste, c’est à dire, pour des français, jouer à contre-emploi, mais de vaincre. Nous n’avons pas su sprinter. C’est que, pour « s’arracher« , au bout de l’effort, il faut avoir la « niaque ». Il faut des jeunes, des sportifs et non des politiciens perclus d’échecs, démoralisés, bref « à bout de souffle ».

Dommage! Les français, si prompts au blues, étaient prêts à s’enflammer, la ville à se transformer, les jeunes à y croire et à trouver des emplois.







L'autre monde | Thème liquide par Olivier