29
Août
06

Piégé à 96 Km/h au lieu de 90 : excessif ou salutaire?





Radar

Excès de vitesse

En ce lundi matin 7 août, je roule tranquillement, sur une autoroute dégagée, à l’approche de Limoges. J’ai bien vu le panneau, qui impose un ralentissement, à 90 km./h. J’ai du décélérer progressivement. Je n’ai pas le souvenir d’avoir été flashé.

Le 10 août, je reçois l’avis de contravention : 96 km./h. au lieu de 90 : 45 euro d’amende, 1 point retiré sur mon permis !

J’entends déjà des commentaires outragés : ridicule ! aberrant ! Ils feraient mieux de pourchasser les délinquants, d’enfermer les patrons voyous…

Radars automatiques : merci !

Et je pense à l’extraordinaire succès de ces radars automatiques, qui a surpris tous les Français : moins 25% de tués sur les routes, en 2003 ! Et encore bien plus de personnes handicapées épargnées ! Car, contrairement aux rumeurs, les morts évitées ne se traduisent pas par un accroissement du nombre des blessés. Il y a réduction parallèle du nombre des morts et des blessés. Les urgentistes eux-mêmes ont été frappés, dès 2003, par la décroissance du nombre des accidentés de la route.

Un tel succès, il faut le reconnaître, est surtout à porter au crédit de deux personnes : le Professeur Claude GOT, infatigable pionnier, depuis plus de 30 ans, de la lutte contre la violence routière et très certainement le médecin qui a le plus fait pour réduire les accidents de la route. Dès 1973, la limitation de vitesse a entraîné immédiatement une réduction très nette du nombre des tués. Mais, en 2002, au conseil technique, fondé sur l’efficacité largement prouvée de la répression et, avant tout, sur le choix technologique du radar électronique, s’alliait la volonté politique.

Le président de la République avait fait, de la lutte contre la violence routière, l’un des 3 chantiers du quinquennat. Un homme allait mettre en œuvre le projet, contre bien des oppositions, préférant, plus ou moins consciemment, diaboliser la répression au nom de la liberté, à ces milliers de familles brisées, par la mort ou le handicap d’un enfant ou d’un adolescent, car ce sont eux les principales victimes. Il s’agit de Nicolas SARKOZY, Ministre de l’Intérieur. Dominique STRAUSS-KHAN a été le seul, à gauche, à lui rendre hommage, à ce sujet.

Ainsi, en 3 ans, après des années de stagnation, est-on passé de plus de 8000 morts par an à moins de 5000.

3 ans plus tard, la décroissance du nombre des morts et des blessés par accident de la route se poursuit. Mais elle se ralentit et la diminution du nombre des tués, d’une année sur l’autre, est passée, en 2005, au-dessous de 10%. Mais, au sein des annonces de satisfaction, on ne nous dit guère qu’il y a aussi des zones d’ombre, des chiffres inquiétants. Ainsi, en 2005, trois catégories ont vu leur nombre de tués augmenter, par rapport à 2004, d’environ 15% ! Les adolescents de 15-17 ans, les cyclistes, les piétons. Il suffit pourtant d’observer les vitesses excessives qui exaltent les jeunes, les cyclistes qui grillent les rouges, roulent sur les trottoirs ou à contre-courant, les piétons traversant en-dehors des clous, tournant ostensiblement le dos à la circulation ! Ces comportements, qui mettent leurs vies en danger, d’autant plus qu’ils sont moins bien protégés que les conducteurs d’auto, ne sont guère sanctionnés.

« Je maintiendrai »

C’est la devise du maréchal de Lattre de Tassigny. Il faut maintenir, ne pas relâcher la vigilance et, n’en déplaise aux libertaires inconscients et égoïstes, maintenir la répression, est redoutablement et immédiatement efficace . La vie d’un enfant ou d’un adolescent ne vaut-elle pas qu’on évite d’écraser le champignon, pour se faire plaisir, qu’on s’abstienne de déguster le pastis ou le rosé, avant de prendre le volant ? Pas de pitié pour « les terroristes de la file de gauche », comme les appelait Claude GOT.

La prison n’est pas la solution, surtout pour les jeunes. Mais de vraies sanctions sont nécessaires : confiscation du véhicule pour les ivrognes ou ceux qui conduisent à des vitesses folles. Deux chiffres devraient faire réfléchir : sait-on qu’un conducteur qui a 2 grammes d’alcool par litre dans le sang (cela vient vite, après une fête arrosée !) multiplie le risque de tuer ou de mourir par 165 ? Sait-on que les conducteurs des voitures les plus puissantes sont responsables de 16 fois plus de tués que ceux des voitures les moins puissantes ?Mea culpa

Alors, je n’aurais pas été choqué que mon – relatif – excès de vitesse me coûte, non pas 45 euro et 1 point – mais 200 euro et 2 ou 3 points. Je ne roulerai plus à 90-95, lorsque la limitation est à 90, mais à 85-90. Sur ma prochaine voiture, je ne me contenterai pas de réclamer le GPS, mais aussi la limitation de vitesse à 130 ou, à tout le moins, un avertisseur qui le signale.

Nous sommes tous concernés par ces gestes simples, ces comportements respectueux d’autrui, qui peuvent épargner tant de vies, tant de souffrance.

Note postée par un illustre lecteur anonyme du blog de l’Autre Monde





22 commentaires pour “Piégé à 96 Km/h au lieu de 90 : excessif ou salutaire?”
  1. pascal dit :

    Je pense comme toi,meme si on peut raler quand on se fait prendre dans les conditions ou tu l’as été,les chiffres sont là!!! et ils parlent d’eux mêmes….
    Pas de polémique sur ce que raportent les boites à images,soyons naïfs et disons nous que cet argent nous reviens d’une façon ou une autre…
    La vie n’a pas de prix et les beaux discours ne changent que rarement les mentalités,il fallait frapper là ou ça fait mal ( le porte-monnaie ) et les comportements vont changer….doucement…..

  2. Olivier dit :

    Tout à fait d’accord, c’est pour cela que j’ai publié cette note même si je n’en suis pas l’auteur!

  3. Draky dit :

    Marrant : s’il y a bien une sanction où j’ai toujours dit que je râlerai mais que j’accepterai c’ets le radar.
    Si tout le monde était responsable… ça changerait des choses.
    Sur l’A13 (Paris-Caen), il y a 3 semaines, j’ai décidé, pure tentative, de rouler à 130 (allez, j’ai dû dépasser à 140 :P)… Ca m’a permis d’éviter de me faire flasher par un radar mobile (hou la zolie tuture bleue garée cachée) et résultat : j’ai perdu… 10 minutes par rapport à des trajets entre 130 et 160 km…
    Au final, comme dit dans la note, dur par contre pour les piétons/vélos… Entre les automobilistes qui n’y font pas attention et ces « circulants » qui roulent/marchent de la même manière…
    Par contre, en ville, je roule toujours au-dessus des 50 et je ne sais pas pourquoi…

  4. Cédric dit :

    Bonjour,

    Ce qu’il ne faut pas lire !

    Reprenons doucement : si vous allez lire le site de Got (securite-routiere.org) et notamment les petits graphiques liés à la mortalité en fonction des limitations de vitesse, vous constaterez qu’il n’y a aucune corrélation entre ces dernières et le nombre de décès sur les routes. J’explique :

    Il est bien pratique d’affirmer péremptoirement : je prends telle date parce qu’avant, le nombre de décès est en augmentation et ce n’est pas intéressant. Par contre, en 1973, on a mis en place les limitations et voyez comme ça baisse…

    Sauf que oui, mais non. Ca ne s’est pas passé exactement comme cela. Si l’on reprend la chronologie, voici les évènements tels qu’ils se sont enchaînés : Si l’on prend les comptes annuels, on s’aperçoit que 1973 est en effet la première *année* de baisse. Cependant, il faut bien comprendre qu’il existe un glissement qu’il convient de lisser au moins mensuellement, afin d’affiner le moment où la courbe a commencé de baisser. Si l’on prend la peine de le faire, on s’aperçoit qu’en fait, une baisse sensible s’est fait sentir dès juin 1972 (il existe, je crois, un graphe qui le montre sur le site de Got. Sinon, c’est vérifiable par d’autres sources. D’ailleurs, on se demande bien comment ces nouvelles limitations que rien ne permet de faire respecter et qui n’ont de toute façon jamais été respectées auraient eu un impact dès le premier mois de sa mise en place, mébon).

    Parmi les explications plausibles de la baisse à cette époque, il y a la disparition progressive des véhicules à moteur arrière, liée à l’apparition du pneu radial et du frein à disque. Concernant 1973, il y a le premier choc pétrolier. Vers quelle époque a-ce débuté ? Octobre (début de la guerre du Kippour, avec quadruplement du prix du baril entre octobre 1973 et janvier 1974), soit au moment où la baisse de la mortalité s’est fortement accelérée. Curieux, non ?

    Si l’on poursuit la courbe, qu’y voit-on ? Novembre 1974, limitations généralisées telles qu’on les connaît aujourd’hui. Donc, logiquement, avec 10km/h de moins sur l’ensemble du réseau ou presque, la courbe devrait encore s’incliner de façon prononcée, non ? Etrangement, non. L’inclinaison de la courbe diminue pour remonter jusque fin 1977. Pas de chance.

    […] On peut continuer comme ça jusqu’en 2000 : il n’y a aucune correlation avérée entre vitesses pratiquées et accidents de la route (en 1972, seuls 2% des véhicules pouvaient dépasser le 150, contre 98% aujourd’hui).

    Maintenant, concernant les RA, étudions un peu leur impact en reprenant les chiffres dans l’ordre chronologique :

    2001 – 7720 morts
    2002 – 7242 morts -6.2%
    2003 – 5731 morts -20.9%

    1er novembre 2003 : Installation du premier RA sur la RN 20 à la Ville du Bois (Essonne), inauguré, souvenez-vous (sisi), le 27 octobre, par des ministres qui ont allégrement conchié les limitations de vitesse pour se rendre sur l’emplacement.

    2004 – 5232 morts -8.7%
    2005 – 4975 -4.9%

    La baisse a donc débuté en 2002, et la plus considérable baisse a donc eu lieu sur l’année 2003, AVANT l’installation des RA (il est en effet impossible que la baisse ait été sensible à ce point entre le 1er novembre et le 31 décembre, avec l’installation d’un seul radar pour l’ensemble du territoire). Par la suite, la baisse a été continue, mais beaucoup moins spectaculaire : elle a en fait rejoint la courbe moyenne enregistrée sur les 30 dernières années (4% l’an sur les 30 dernières années).

    Que nous dit-on aujourd’hui, dans la presse, sur les sites du gouvernement ? Eh bien, que la baisse enregistrée en 2003 serait due pour une grande partie aux RA (pour 75% environ selon les sources). Eh oui, car c’est bien la seule baisse de vitesse, mesurée et calculée, qui explique les bons résultats de la Sécurité Routière. Cette baisse, on ne vous la donne jamais. Et pour cause, elle véhicule les fantasmes les plus fous (je suis sûr que vous ne voyez plus de « bolides » sur les autoroutes ? Les gens se sont calmés sur les routes, vous en êtes certain ? Eh bien voilà, officiellement, la vitesse moyenne a baissé de 5 (cinq) km/h entre 2001 et 2004. Et puisqu’on en parle : comment expliquer que cette baisse de la vitesse de 5 km/h aurait provoqué la baisse de 30% de mortalité, alors que dans le même temps, l’Allemagne obtient des résultats similaires aux nôtres avec des limitations supérieures partout sauf en ville ?

    Ajoutons que dans le même temps, la vitesse des motards a baissé de 9 km/h (site officiel de la sécurité routière), mais que ça n’a pas influé du tout sur leurs stats qui restent préoccupantes, pace qu’ils « roulent trop vite ». Eh oui. Quant aux piétons dont les stats augmentent, on n’en parle pas. Chhht.

    Allez, une dernière pour la route, juste pour rire un coup à la santé des radars :

    Au 1er janvier 2005, les méthodes de calcul ont changé, passant d’une comptabilisation à 6 jours à une comptabilisation à 30 jours (on compte les décès à l’hôpital jusque 30 jours après l’accident).

    Les statisticiens de la CEMT/OCDE (http://www.cemt.org/indexfr.htm) avaient calculé qu’il convenait d’appliquer un coefficient correcteur de 5.7% pour obtenir une équivalence à 30 jours des pays qui comptabilisaient à 6 jours (typiquement, la France). Ainsi, pour 1000 morts à 6 jours, l’OCDE retenait 1057 morts sur les routes à 30 jours.

    Le 1er janvier 2005, donc, et afin de pouvoir effectuer des comparaisons d’une année sur l’autre (2004-2005), on a continué de comptabiliser à 6 jours. Il a par la suite été décidé d’appliquer un coefficient correcteur. Mais au lieu d’utiliser le coefficient communément admis de 5.7%, la France a décidé d’appliquer un autre coefficient de 6.9%.

    Et alors ? Et alors, on nous présente le bilan 2005 très positif, puisque l’objectif de moins de 5000 morts a été atteint. Oui mais, sauf que… Comme on l’a vu, depuis le 1er janvier 2005, les décès sont comptabilisés à 30 jours. Il a donc fallu appliquer le coef pour pouvoir comparer les chiffres avec 2004 qui sont à 6 jours. Et c’est là que tout l’intérêt du changement de coef prend tout son sens : avec le coef européen, on obtient 5318 (morts à 30 jours)/1.057 (coef européen) = 5021 morts. Avec le nouveau coef sorti comme par magie, on obtient 5318/1.069 = 4975 morts, soit 46 morts de moins.

    C’est toute la différence entre atteindre l’objectif et ne pas l’atteindre. Mais ça relativise également la baisse de 4.9% observée par le gouvernement qui passe des 4.9% annoncés à tout juste 4%.

    Soit, rapporté au risque de mourir par kilomètre parcouru qui baisse très régulièrement depuis 30 ans de 6.5 à 7% par an, et compte tenu de la stagnation du trafic (voire baisse actuellement) dû essentiellement à l’augmentation du prix du pétrole, la plus mauvaise année en matière de sécurité routière depuis 10 ans. Mais chhhttttt ! Y’a bon radar.

    Tout est vérifiable sur Internet, dont le plus gros sur le site officiel de la sécurité routière, et Got en confirme une partie.

    Bonsoir.

    PS : avant qu’on ne me ressorte l’exemple anglais, je prends les devants :
    Angleterre (introduction du RA en 1992, renforcement en 1997) :

    (année – tués)

    1992 – 4379
    1997 – 3743
    2003 – 3658

    Evolution 1992 – 2003 avec RA : – 16 %
    Evolution 1997 – 2003 avec RA : – 2 %

    A comparer avec France et Allemagne :

    France (introduction du RA en 2004, donc à ne pas prendre en compte) :

    1992 – 9083
    1997 – 7989
    2003 – 5560

    Evolution 1992 – 2003 sans RA : – 39 %
    Evolution 1997 – 2003 sans RA : – 30 %
    Allemagne

    1992 – 10631
    1997 – 8549
    2003 – 6600

    Evolution 1992 – 2003 sans RA : – 38 %
    Evolution 1997 – 2003 sans RA : – 23 %

  5. Olivier dit :

    Le radar est là pour dissuader mais comme il n’y en a pas encore tous les 10 mètres, il ne suffit pas à lui seul à faire baisser la mortalité. Par contre, il est clair que les gens ont levé le pied, c’est évident, regarde sur le périphérique parisien si tu n’en aies pas convaincu. On ne voit plus personne au dessus de 80 Km/h…

  6. Gilles dit :

    Je ne vois pas trop l’utilité de l’explication invérifiable (allez, soyons honnête, si personne ne contredis la Sécurité Routière, c’est idem pour toi)…
    Les radars font baisser le nombre de morts ? Augmentons-leur nombre !
    1 mort / an sur la route = 1 mort de trop… (un peu comme : 1 pain moisi = 1 pain de trop)

  7. Olivier dit :

    Je suis d’accord avec Draky, l’explication de Cédric est un point de vue, rien de plus, c’est une manière de présenter et de lire les chiffres…

  8. Gilles dit :

    J’ai creusé un peu le blog de Cédric.
    Rigolo, on relève des choses intéressantes : depuis qu’il y a des RA sur le périph., le nombre de morts a augmenté.
    On appelle ça de la désinformation !
    Les 2 choses sont vrais mais sans liens…
    Enfin, c’est dans le même style que « les vaccins sont mauvais pour l’homme » !

  9. Olivier dit :

    Son site n’est pas très lisible, les graphismes cachent une partie des textes, je ne m’y suis pas attardé du coup… Enfin cela semble être sur Nancy donc le rapport avec le périph… De toutes façons, je crois que le nombre de morts sur le périph a baissé depuis 2000 et très significativement donc il faut bien reconnaître que la répression a du bon!

  10. Cédric dit :

    Bonjour,

    Si nous sommes tous d’accord pour considérer qu’un mort sur la route est un mort de trop, je ne suis pas d’accord pour avaler n’importe quel mensonge ni répression à ce titre. Or, un ensemble d’analyses visant à démontrer un résultat pré-établi à partir de données que l’on sait erronées ou que l’on a bidonnées soi-même, cela s’appelle une propagande. Lorsqu’en plus, cette dernière s’appuie sur des mesures démagogiques, elles nuisent à la démocratie. Je ne fais que mettre en évidence les incohérences de la propagande, et ne me contente pas de « présenter les chiffres autrement ».

    Au delà des convictions personnelles et des certitudes il serait peut-être bon d’analyser le plus objectivement possible les résultats de sécurité routière, afin d’en retirer les éléments qui font réellement progresser les résultats et d’en ressortir une politique vraiment efficace.

    Je fais un rapide apparté sur le cas du périph, puisqu’Olivier et Gilles l’ont évoqué. Rappelons d’une part que Paris ne représente pas la France. D’autre part, le périph est, malgré ce que vous en dites, le plus flagrant exemple de l’inefficacité des radars automatiques. Voici une voirie qui n’a compté aucun accident mortel les deux années précédant l’installation des radars (2002 et 2003), au moins un en 2004 (le 1er avril, où la passagère d’une moto s’est fait traîner sur plusieurs km par un chauffard) et 19 morts sur 2004-2005 (source : la préfecture de police de Paris). En prenant la même logique que le gouvernement, et sur ce simple exemple, on pourrait conclure que les radars nuisent à la sécurité des automobilistes. Grotesque conclusion, non ?
    http://www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/circuler/carte_accident/arrdts/peripherique2.pdf

    Il apparaît, à la simple lecture des données disponibles sur le Net et provenant des organismes chargés de les analyser, qu’il n’existe aucune corrélation entre limitations de vitesse et mortalité routière, ou entre radars automatiques et baisse de la mortalité routière, du simple fait que dans tous les cas, la baisse de la mortalité a *précédé la mesure* (1972-73, 2003-04) ou que la mesure *n’a pas apporté le résultat escompté* (1975-77). Il n’empêche que toutes les analyses vulgarisées émanant des services étatiques (et autres sources lobbyistes auxquelles on donne beaucoup trop d’importance) arrivent à une conclusion qui semble donc erronée : j’aimerais simplement savoir comment.

    Voir : http://www.securite-routiere.org/Fiches/graphiquemortalite.htm
    notamment la flèche sur 1973, où l’on voit bien que la courbe fléchit un an avant ;
    et la flèche sur 1974, où l’on observe une remontée de 1975 à 77.
    a contrario, par exemple, les limitations à 50 en ville en 90 semblent avoir eu pas mal d’effet grâce notamment à l’existence des radars, la remise en cause de pas mal d’infrastructures, l’acceptation des usagers.

    Je ne donne aucune explication à la baisse de la mortalité que l’on observe, et me garderais bien de donner un avis péremptoire sur la question ou même d’avoir la prétention d’être capable de « présenter les chiffres d’une autre façon » : je me contente juste de lire les données en relevant les pires énormités des analyses qui en découlent. Ainsi, pour ne prendre que des exemples qu’une simple lecture permet de relever, sans prétendre à une quelconque analyse ou interprétation des chiffres :

    Lorsque vous constatez une « baisse de la mortalité à compter de juillet 1972 » et qu’en parallèle, vous avez « limitations à partir de 1973 », vous semble-t-il normal de lier la baisse de la mortalité à l’existence des limitations ? N’y a-t-il pas un bug dans la chronologie ? Vous paraît-il normal qu’un expert passe sous silence ce fait (alors que les graphes qu’il présente le montrent) pour accréditer sa thèse ?

    Lorsque vous lisez sur un graphe « baisse des limitations en 1974 » et que vous voyez la courbe remonter jusqu’en 1977, vous vient-il à l’esprit de lier la hausse de la mortalité à la baisse des limitations ? Où est la corrélation limitations de vitesse / mortalité routière qui justifie la répression actuelle ?

    Lorsque vous lisez que 75% des 20% de baisse de la mortalité routière de 2003 s’explique par les radars automatiques, alors qu’à cette époque il n’y en avait aucun d’installé, à quelle conclusion arrivez-vous sur l’efficacité des radars automatiques ? En quoi est-ce que j’interprète les chiffres d’une autre manière lorsque je relève une telle incohérence ?

    Lorsqu’on vous dit que la baisse de la mortalité routière s’explique pour 75% par la baisse de la vitesse initiée par les radars automatiques, comment expliquez-vous qu’une baisse dans les mêmes proportions a été observée quasiment partout en Europe, malgré des politiques très disparates (limitations relevées de 130 à 150 sur autoroutes en Italie, rien en Allemagne par exemple) ? Est-ce encore une fois une manipulation des chiffres, ou une autre façon de les présenter de ma part ?

    Lorsqu’on vous dit qu’une baisse de 5 km/h des automobilistes explique pour 75% la baisse des morts sur les routes, et que dans le même temps on vous explique que si les motards (qui ont baissé de 9 km/h leur vitesse moyenne) ont vu leur mortalité stagner, c’est parce qu’ils roulent trop vite, vous ne vous interrogez pas sur l’incohérence ? Quelle conclusion en tirer ? C’est encore une fois « autre façon de présenter les chiffres » ?

    Lorsqu’on vous annonce d’excellents résultats de sécurité routière, mais qu’une simple lecture des chiffres vous permet de constater que seuls les usagers protégés (les automobilistes) en bénéficient et que toutes les autres catégories d’usagers voient leur mortalité augmenter, cela ne vous incite-t-il pas à chercher une autre raison que la baisse de la vitesse des automobilistes et une soudaine imprudence des usagers fragiles ?

    Lorsqu’on vous annonce que l’efficacité des radars est avérée, alors que c’est sur les voiries où il y en a le plus, réputées les plus sûres, que l’on constate la plus forte hausse des accidents mortels (+18% sur les autoroutes de liaison en 2005), ça ne soulève aucune interrogation de votre part ?

    Merci de répondre à ces questions qui ne font appel qu’au bon sens, avant de parler de « manière d’interpréter les chiffres ».

    En l’état actuel des choses, dénoncer la vitesse comme cause principale des accidents de la route est exactement du même ordre qu’accuser l’immigration comme cause principale du chômage. Et c’est vrai que vous trouverez toujours quelqu’un pour accréditer cette thèse et pour considérer qu’un chômeur est un chômeur de trop, et que toute mesure visant à faire partir les immigrés est bonne. La recette est simple et vieille comme la politique : agiter un drapeau pour jeter l’opprobre sur une partie de la population (ici, les motards ou les conducteurs rapides) afin de détourner l’attention, quitte à mentir : plus c’est gros, plus ça passe.

    Au passage, il existe un document co-signé par Got, par lequel il infirme votre assertion sur les véhicules puissants qui provoqueraient 16 fois plus de tués. Apparemment, d’après ce rapport qui prend beaucoup de pincettes (destiné à un public choisi plutôt qu’à la plèbe), l’âge du conducteur serait l’élément le plus important. Et si l’on note une légère tendance à une augmentation du risque pour les conducteurs de véhicules puissants plus âgé, il conviendrait de le corréler au nombre de km parcourus, ce qu’aucune étude n’a jamais pris en compte.
    http://www.securiteroutiere.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/RR_Adequation_experience_puissance_note_CE.pdf#search=%22ADEQUATION%20ENTRE%20L%E2%80%99EXPERIENCE%20ACQUISE%20%22

    PS : c’est quoi qui passe mal sur mon site ? Avec quel navigateur ?

  11. Olivier dit :

    Tu en veux aux radars, tu t’es fait flasher ou quoi? Les radars n’empêchent pas tous les accidents dans la mesure où il n’y en a pas encore tous les dix mètres mais ils limitent la vitesse aux endroits où ils sont placés de manière certaine (il faudrait être maso pour passer un radar en roulant 50 Km/h plus vite que sa limite). Ils créent une athmosphère de répression dans la tête des gens qui fait que globalement, ils font plus attention.

    Tu ne peux pas justifier la baisse du nombre de tués juste parce que le temps passe et que les voies et les voitures sont plus fiables et moins dangereuses…

    Pour ton site, j’utilise IE et l’image de fond rend le texte relativement peu lisible.

  12. Gilles dit :

    Comparer une moto et une voiture faut oser…
    Une moto, à 50 km/h, dans un mur, le motard a peu de chances. Parce qu’il n’a pas d’habitacle par exemple…
    Le reste, après, chacun ses avis…
    Je ne « feed pas the troll » !

  13. Cédric dit :

    Bonjour,

    Pour répondre à peu près dans l’ordre :

    Pour Olivier :

    Premier point : je.

    Je ne me suis jamais fait prendre au radar, mais ça finira bien par arriver : on n’est pas à l’abris d’une inattention vis-à-vis du compteur, ou d’une attention portée sur un élément extérieur au véhicule (évitement d’un autre véhicule, « objet » (animal, …) dont la trajectoire peut se révéler dangereuse dans quelques secondes et sur lequel on concentre son attention plutôt qu’au compteur, par exemple.

    Et c’est bien ce que je reproche aux radars : aucune prise en compte du contexte, mais seulement des limitations généralisées qui, elles-mêmes, ne tiennent aucun compte du contexte. Ainsi, vous pouvez passer devant un radar à 110 sur une voirie à cette limitation, par forte circulation, temps de brouillard, de nuit et sur chaussée mouillée : le radar ne bronchera pas. Par contre, vous passez à 111 devant le même radar par beau temps, de jour, alors que vous êtes seul sur la route, et vous y avez droit. C’est totalement grotesque : on n’apprend plus aux gens à adapter leur conduite en fonction des circonstances, mais en fonction d’une limitation arbitraire, elle-même totalement anachronique (car basée sur des véhicules des sixties/seventies) et souvent mal placées.

    Je roule aujourd’hui en Twingo de 60cv. Mes précédentes voitures furent une Twingo (pulvérisée par un camion qui m’a grillé la priorité à 10 km/h) et une 2cv. J’ai 12 points sur mon permis. Je fus motard (une sportive des années 80 et une routière de 1998).

    Je roule beaucoup à l’étranger (cette année, plus de 6000 km sur 15000 annuel), ce qui me permet de comparer…

    Si je réagis ainsi face à la politique routière actuelle, c’est essentiellement par dégoût pour la propagande et la démagogie qui en découlent.

    Deuxième point : l’effet radar.

    Vous parlez de l’atmosphère de répression initiée par les radars pour expliquer la baisse de la mortalité. Mais vous ne répondez pas à mon argument : la plus grosse baisse de la mortalité (20% en 2003) a débuté plus d’UN AN AVANT LA POSE DU PREMIER RADAR. Depuis la multiplication des radars, la baisse a rejoint la moyenne observée depuis 1973. Il n’y a donc AUCUN EFFET AVERE des radars sur le nombre d’accidents, même pas chronologique.

    Concernant l’impossibilité de poser un radar tous les 10 mètres, ça fait la deuxième fois que vous m’en parlez, j’y ai déjà répondu. Je vous ai fourni tous les éléments pour vous démontrer l’inefficacité des radars, dont le cas du périph qui reste quand même l’un des plus parlant (il n’y a pas un radar tous les 10 mètres, mébon, on en est pas loin et, selon votre propre observation, les gens respectent maintenant la limitation : on voit le résultat !) : qu’avez-vous à répondre à ces arguments, et notamment la progression de l’insécurité sur le périph ou, d’une manière plus générale, sur les piétons (pensez-vous sérieusement que ces derniers sont subitement devenus fous, et les automobilistes sages ?) ? Qu’avez-vous à répondre sur le fait que l’Allemagne, par exemple, dont les routes sont limitées à 100 et dont 75% des autoroutes ne connaissent aucune limitation (et ils en profitent largement) ont progressé de la même manière que nous sans augmenter la répression ? Ca ne vous trouble pas ?

    3e point : Mes explications sur les résultats de sécurité routière :

    Comme je l’ai déjà signalé (mais lisez-vous mes messages ?), je ne prétends pas répondre à cette question, ni ne mets tous les résultats de la sécurité routière sur le dos du temps qui passe ou du parc automobile. Ca ne vous empêche pas, vous, de tout mettre sur le compte des radars qui n’existaient pas au moment de la plus forte baisse, sans jamais répondre aux arguments qui vous sont avancés. Je vais vous donner quelques éléments qui permettent d’expliquer, au moins pour partie, la baisse de la mortalité routière :

    Force est de reconnaître qu’un véhicule à moteur arrière de la fin des années 60 (typiquement, la R8 ou la cox (qui me semble assez représentative du parc de l’époque, puisqu’il s’agit de la voiture la plus construite au monde)) qui plafonnaient souvent à moins de 110 km/h n’a absolument rien à voir avec un véhicule moderne dont les plus lents atteignent sans coup ferir les 150 km/h. Pourtant, c’est sur la base de ces véhicules que l’on a instauré les limitations actuelles. Pour aller au plus simple :

    – géométrie du véhicule : les véhicules à moteur arrière étaient de vraies savonnettes, du fait même que tout le poids était à l’arrière sans aucune répartition des masses. Les véhicules actuels subissent des tests extrêmes pour s’assurer de leur stabilité en toute circonstance (rappelez-vous de l’affaire Mercedes classe A, et essayez d’imaginer le même test avec une cox). Ils ont cessé d’être construits, pour la plupart, au début des années 70 (sauf la cox, à cause de son succès). En 1972 et les années suivantes, leur parc était donc en sérieuse décroissance. Entre un véhicule des années 70 et un véhicule moderne, il reste une montagne de différences.

    – éléments de sécurité : inexistants ou presque à la fin des années 60, à l’exception de la présence des ceintures non obligatoires (obligatoires sur les véhicules neufs à compter de 1972). Aujourd’hui, nos véhicules sont bardés d’éléments de sécurité, parmi lesquels la ceinture a fait de gros progrès. Mais aussi les airbags, les renforts latéraux ou la déformation programmable du véhicule.

    – freinage : à tambour, avec l'(in)efficacité que l’on sait par temps humide. Ils ont été remplacés par les freins à disque à compter des années 70, puis bardés d’électronique afin d’agir mieux, plus rapidement, et même aujourd’hui de remettre le véhicule dans sa trajectoire. Mercedes étudie aujourd’hui un système de séchage des plaquettes et de rapprochement des plaquettes en cas d’urgence. Un truc que je n’ai pas encore trouvé, c’est des éléments de comparaison de freinage entre un véhicule à freins à tambours et entièrement équipé à l’ancienne (les chiffres de l’époque quoi) avec un véhicule moderne full bardé d’électronique. Je pense que ça pourrait être marrant.

    – matériaux : pneus diagonal, avec les caoutchoux de l’époque. Idem pour les systèmes de freinage ou l’acier de moins bonne qualité.

    Pour oser nier l’impact de la modernisation de la conception des véhicules sur les résultats de sécurité routière, il faut quand même assumer sa mauvaise foi. Si vous avez l’occasion, tentez l’expérience de mener à fond (un bon 130 suffira) sur autoroute un véhicule du début des années 70 en parfait état (on en trouve), et parlez-moi du résultat quant à votre sentiment de sécurité.

    De même, les infrastructures routières se sont largement modernisées, avec la construction du plus gros des autoroutes sur la période 1970-2000 (en 1967, la France compte 1000 km d’autoroute) grâce à une politique courageuse votée en 1970. Sachant que les autoroutes et assimilées (voies rapides à 2×2 voies) sont les routes les plus sûres, je vous laisse deviner la suite. La disparition de la plupart des passages à niveau, notamment les plus dangereux sans barrière, et le passage à 2×2 voies sans croisements de la plupart des nationales à forte circulation à 2 ou 3 voies (celles où il était autorisé de doubler dans les deux sens sur une unique voie centrale) caractérise également cette période.

    Le bitume a également fait de gros progrès : de plus en plus absorbant en cas de pluie, moins glissant.

    De même, la modification des voiries en ville, particulièrement depuis les années 90. On signalera aussi la modernisation de l’agriculture a engendré la raréfaction des bêtes sur les routes, ainsi que l’épandage de substance diverses sur les chaussées.

    Ajoutons à cela le réaménagement des villes et notamment des carrefours, avec une signalisation plus adaptée, une meilleure prise en compte des différents usagers (même si des progrès restent à faire). Et la limitation à 50 en ville en 1990, qui a considérablement amélioré les stats des piétons, des cyclomotoristes et des cyclistes.

    Quand j’étais môme (70’s), il existait un certain nombre de routes dans la région, considérées comme très dangereuses : plusieurs morts par an. Depuis lors, des voies rapides et autoroutes ont doublé ces routes (ou les ont remplacées), et il n’y a plus de « routes dangereuses » dans l’esprit des gens.

    Concernant le nombre de décès en cas d’accident, les secours se sont également modernisés ainsi que les méthodes de prise en charge, permettant notamment des soins rapides sur le lieu de l’accident dans les cas les plus graves.

    Ensuite, le comportement des conducteurs : si la ceinture est rapidement entrée dans les moeurs pour le conducteur et son passager (au milieu des années 70, mes parents mettaient la ceinture qui n’était pourtant pas encore obligatoire), ça a mis plus de temps pour les passagers arrière. Aujourd’hui, le taux de port de la ceinture flirte avec les 100% (autour de 97 ou 98%), mais c’est relativement récent. Reste l’alcoolémie, pour laquelle une prise de conscience, là encore récente, et des mesures visant les jeunes (capitaine de soirée, services de raccompagnement, contrôles d’alcoolémie aux sorties de boîte) ont permis également d’améliorer le bilan.

    Dans tout ça, ce que l’on peut observer, c’est que les véhicules sont devenus plus puissants et rapides ; les vitesses moyennes ont augmenté, et le nombre de décès sur les routes diminué : il faut être sacrément gonflé pour nier ces faits. Si la vitesse était facteur prépondérant dans la survenance d’accidents, nous aurions dû assister à une explosion du nombre de décès sur les routes entre 1970 et aujourd’hui, ne serait-ce que par l’augmentation de la vitesse moyenne des véhicules et l’augmentation du parc. Ce n’est pas le cas. Mes explications sont sans doute parcellaires, peut-être erronées, mais en tous cas, elles sont corroborées par un autre fait :

    Si l’on étudie l’évolution de la morbidité routière dans l’ensemble des pays européens de 1980 à 2003, on observe que cette dernière est étroitement liée à la richesse d’un pays. Plus le pays est riche (et dispose donc de voitures plus puissantes, mais aussi en meilleur état, d’infrastructures plus modernes, etc.), plus l’évolution est favorable. Et pour contredire l’autoflagellation chronique qui nous caractérise et nous pouse à nous considérer comme « cancres » en matière de sécurité routière, nous sommes le deuxième pays européen derrière l’Allemagne et loin loin devant la Grande-Bretagne ou la Suède (vous savez, les deux exemples qu’il faut suivre). Allemagne qui, rappelons le, n’a pas jugé utile d’imposer des limitation sur 9000 km d’autoroutes des 12000 qu’elle possède.

    Pour répondre à Gilles :

    Je ne sais pas où vous avez vu une comparaison auto/moto dans mes propos. Une relecture attentive lèverait sans doute la confusion. Mon seul propos est le suivant :

    Si l’on part du présupposé que le dépassement de la vitesse autorisée provoque des accidents (a priori mortels), ce qui est confirmé selon vous par le fait que la baisse de vitesse des automobilistes de 6 km/h a amélioré considérablement la sécurité routière ;
    Si l’on constate une baisse de la vitesse des motards de l’ordre de 9 km/h ;

    Alors, on devrait constater une baisse de la mortalité des motards au moins supérieure à celle des automobilistes.

    Or, il n’en est rien. Si vous pouvez m’expliquer ce paradoxe ?

    Quant au troll, je ne vois pas à quoi vous faites allusion : mes réponses sont pour le moins argumentées sources à l’appui, et je ne vous ai pas lu une fois commenter un seul argument, mais juste aligner des platitudes dignes du café du commerce sur l’effet fantasmé de radars automatiques qui n’existaient pas au moment de la baisse de la mortalité routière (il suffit de lire la progression de cette dernière et de relever la date de l’implantation du premier radar, voir ci-dessous). A défaut de troll de votre part, j’y vois simplement une excellente assimilation de la propagande gouvernementale à un point que ça fait peur, surtout sur un blog qui se veut politique, c’est à dire, si j’ai bien compris, critique et argumenté.

    2001 – 7720 morts
    2002 – 7242 morts -6.2%
    2003 – 5731 morts -20.9%
    2004 – 5232 morts -8.7%
    2005 – 4975 -4.9% (en prenant les chiffres officiels bidouillés. 5021 morts et -4% avec les chiffres de l’OCDE qui ont été utilisés les années précédentes)

    Pose du premier radar automatique : 1er novembre 2003.

    Donc, si vous arrivez à m’expliquer l’effet radar, avec un seul radar installé sur les deux derniers mois de l’année 2003, je suis preneur. Et si effet radar il y a, on peut dire que ce n’est pas folichon pour 2004 et 2005.

  14. Olivier dit :

    Cédric,

    Tu es très bavard 🙂

    Je ne vais pas répondre à tes arguments un par un car je pense pas que cela nous mènerait bien loin. Nous ne sommes pas obligés d’être d’accord sur tout.

    Ce qui est sûr, les chiffres sont là, c’est que la politique mise en place depuis 2002 a permis de réduire le nombre de décès. C’est un fait, tu ne peux le nier. Les radars font partie de la politique. Le radar est une arme, au même titre que le permis à points ou le retrait de permis.

    Concernant l’Allemagne, renseigne toi sur les véritables statistiques et tu verras que la vitesse est un facteur agravant, comme attendu. De plus, leurs autoroutes sont dans un état déplorable, je le sais, j’y suis allé!

    Sur ce, n’hésite pas à répondre, c’est un plaisir de te lire mais je ne suis pas sûr de te répondre, ne le prends pas mal mais bon on a tout dit sur le sujet non?

  15. Gilles dit :

    Ok les RA ne semblent pas augmenter la baisse.
    Mais sans les RA, on aurait pu avoir une hausse ?
    Vive les hypothèses 🙂

  16. Sid dit :

    Savez vous que la baisse du nombre de tués en France chaque année, entraîne une baisse significative du don d’organes?
    C’est un petit peu le serpent qui se mord la queue non?

  17. Gilles dit :

    Et un jour j’ai même vu un reportage au JT car les carossier voit leur affaire moins bien marcher du fait de la baisse des accidents.
    Mais tu sais quoi ? Je préfère ces deux situations et moins de morts 🙂

  18. Olivier dit :

    Tout à fait d’accord Gilles!

  19. Rastignac dit :

    Vive la France ! Comme toujours en pareil cas, plutôt que d’être heureux d’une avancée et de chercher à continuer à faire évoluer cette tendance positive on pinaille. A qui peut-on attribuer cette amélioration ou pas ?
    Quelle tristesse ! Tant que l’on continuera à regarder sans cesse dans l’assiette du voisin, on vivra de moins en moins ensemble.

    Bonne Année à toutes et tous.

  20. aupm dit :

    et c’est bien tout ça qui fait de la france un pais de merde,( mais vous n’avez rien dit sur les milions d’euros que l’etat vole aux personne qui travail sur la route toute l’anneé ) enfin bref, vous savez nous etrangée se que l’ondit de la france? on rigole avec des pretexte bidon on vous fait payer tout 2 voir 3 fois plus chere que dans un pais voisin, la france va bien aux français des con qua, personalment je traceéé les route de toutes l’europe et étre français des nos jour c’est un peux honteux, de l’exterieur on régarde vos mesure des securité, vos lois, desormais le français se laisse mener par le bout du nez par ce politique ipocrite, prennez vraiment les stat des accident de la route annee apres année , vous allez avoir une drole de surprise, mais du faite que les accident de la route on pas du tout baisse , on vous tourne en bourique,( oi mais il ya moin de mort) vaux peux tetre mieux etre mort que andicapee a vie sur un accident, et on vous fait des stat mois par mois( le mois de mars ya moin 15% d’accident sour nos soute) et voila on as noyee le poisson, nous sommes vos voisin et on est triste de voir que des itelo on réussi sous pretexte LA SECURITE ROUTIERE,escroquer des centaine des millions d’euros aux pauvres jents qui se levent tot le matin pour aller travailler ad un salaire de misere, 90€ soit 590fr bien 10% du salaire d’un simicar, et en frances ya les salaires les plus bas d’europes,
    bidon vous etes vaiment bidon,( vive la france)

  21. Fred dit :

    Gilles, je ne comprends pas pourquoi tu te donne simplement la peine de repondre. Tu aligne des faits et des chiffres, tes contradicteurs ne prennent pas la peine d’en relever un seul et de contredire rationnellement tes arguments. Par exemple, apres ton argumentation chiffree et detaillee, je lis la reponse: « Ce qui est sûr, les chiffres sont là, c’est que la politique mise en place depuis 2002 a permis de réduire le nombre de décès ». Il y a visiblement un sensible GAP de QI avec tes interlocuteurs, ou a tout le moins ces derniers n’ont pas l’esprit logique minimum requis pour mener une analyse rationnelle.
    Dans le meme genre de decalage, pensee commune/chiffres, je suggere une visite a http://www.climat-sceptique.com. Adeptes du cafe du commerce, s’abstenir 😉

  22. Gilles dit :

    Sympa ton lien. Vive les mondes de Bisounours 🙂



L'autre monde | Thème liquide par Olivier