20
Août
15

Rebsamen s’en va, bon débarras!





François Rebsamen, c’est l’incarnation même de la République des copains, des postes obtenus sous la pression, à l’influence, par camaraderie…

L’ami de 30 ans de François d’Hollande l’avait eu très mauvaise lorsqu’il avait découvert au lendemain de l’élection qu’il ne faisait pas partie des appelés de l’an 1 de la Présidence Hollande. La moutarde lui monte alors au nez, un comble pour un dijonnais! Lui qui se voyait déjà dans sa berline sillonnant les rues de Paris allait donc devoir patienter bien sagement que le ciel s’éclaircisse.

Ce n’est qu’en 2014 qu’il sera finalement appelé. Il reprend alors le portefeuille de ministre du Travail. Inutile de dire qu’il ne laissera pas une empreinte indélébile de son passage dans ce gouvernement. La mort de son remplaçant à la Mairie de Dijon est donc apparue comme une aubaine, lui permettant ainsi de sortir par la petite porte dans le silence médiatique de l’été, et lui évitant au passage l’humiliation d’une démission forcée un peu plus tard. Car force est de constater qu’il a échoué. Vous me direz, c’était couru d’avance, mettre un second couteau pour l’une des tâches les plus difficiles, c’est comme demander au dernier de la classe d’avoir la meilleure note à l’examen le plus difficile… Non seulement il n’y arrivera pas mais en plus il se ridiculisera. C’est bien ce qui s’est passé.

Rebsamen peut s’en enorgueillir d’être le ministre à avoir créé le plus de chômeurs sous la Cinquième République en un minimum de temps. Des centaines de milliers de chômeurs sont venus grossir les rangs de Pole Emploi à cause de l’inefficacité de son action. Et ce ne sont pas les différentes manœuvres de l’exécutif pour tenter de trafiquer les chiffres du chômage qui auront permis d’améliorer la situation, loin de là!

J’en veux à Rebsamen car c’est un égoïste. Quand tu n’as pas la compétence, tu ne prends pas le poste. Tu te tais et tu continues de gérer ta Mairie. Tu le fais mal mais au moins, les dégâts sont limités. Si tu rêves de parader dans ta berline dans les rues de Paris avec Madame et de saluer les journalistes pendant de longues minutes dans la cour de l’Elysée comme lors de ton arrivée, va chez Sixt, loue une voiture et fais un tour dans Paris. Là encore, ça sera moins préjudiciable à la France.

De toutes façons, tant qu’on mettra des fonctionnaires pour créer de l’emploi, on créera des chômeurs car ils ne savent faire que ça. Demander à un fonctionnaire de trouver des solutions pour créer de l’emploi, c’est comme demander à un malade mourant de trouver le remède pour guérir tout seul. Il va s’agiter, dire que tout va bien, que ça s’améliore puis ça finira mal. C’est un peu le problème de François d’Hollande. Il vend du rêve à longueur de journée à tout le monde : ses amis, ses femmes et ses électeurs. Mais tous se retrouvent cocus au final quand ils se rendent compte que ce n’était qu’un écran de fumée.

D’ailleurs en ce moment, il nous promet des baisses d’impôt. J’ai cru que j’allais m’étouffer en entendant ça. Le gars promet des baisses d’impôt à trois mois des élections régionales et espère faire avaler ça à ses électeurs après avoir créé 100 milliards d’impôts en 3 ans. Vous me direz, ce ne sont pas ceux qui votent Hollande qui payent le plus d’impôts mais en revanche, ce sont bien ses électeurs qui ont bénéficié des plus gros allègements.

Voilà, Rebsamen est retourné dans sa Mairie et il ne manquera à personne. Il a pu démontrer en un an l’étendue de son incompétence. Si le pouvoir lui manque, il peut apprendre le grec. Il y aura sûrement un poste pour lui là-bas. Avec Tsipras et Varoufasalakis, il devrait trouver deux tocards à sa hauteur.





2 commentaires pour “Rebsamen s’en va, bon débarras!”
  1. Medorius dit :

    Faute d’avoir inversé la courbe du chômage, il paraît que REBSAMEN a fait une loi pour améliorer le dialogue social. Cette loi a eu un impact si évident qu’elle est passée inaperçue, même de la presse qui soutient le gouvernement.
    Pour se défosser, REBSAMEN a dit qu’il était en bout de chaine, dans la lutte contre le chômage, donc la faute à qui ? Au ministre du redressement productif, selon la belle formule aussitôt démentie par la cruelle et injuste réalité, comme la réussite éducative, quand le rang de la France dans le classement PISA ne cesse de reculer !
    Assez de cette clique qui n’a pas fait les réformes indispensables, assez de Sarkozy, qui ne fait qu’une opposition stérile ! Alors qui ? Juppé, avec Le Maire comme premier ministre.

  2. Olivier dit :

    Juppé est has been, qu’il reste à Bordeaux. On a besoin d’un vrai leader, pas d’un second couteau qui a baissé sa culotte devant Chirac et les syndicats…



L'autre monde | Thème liquide par Olivier