20
Nov
08

Service minimum à l’école?





Je passe la parole à l’éminent Alberto di Milano pour une note sur le service minimum à l’école.

Nous marchons sur la tête. Des municipalités, comme par hasard de « gauche » (mais qu’est-ce que la gauche actuellement? des partis progressistes ou plutôt systématiquement réactionnaires?) refusent ou se déclarent incapables d’appliquer la loi, en accueillant les élèves aujourd’hui.
 
Quand les cheminots appliquent le service minimum en temps de grève, ils ne vont pas chercher les ensignants pour assurer ce service. Pourquoi les enseignants n’assureraient-ils pas eux-mêmes ce service public minimum, au bénéfice des enfants et de leurs parents? Personne ne s’est posé la question, pas même les parents!
 
En revanche, j’entendais ce matin, sur France 2, cette enseignante qui se demande pourquoi on supprime des postes, alors qu’il n’y aurait aucune étude qui montre que l’école, en France, ne marche pas bien. A-t-elle oublié cette 19ème place en Europe pour les résultats de l’école, qui place les Finlandais en tête? Les « hussards noirs » de la République, qui avaient bâti, naguère, cette école exemplaire, doivent se retourner dans leur tombe: des enfants qui vont jusqu’au bac, sans savoir écrire leur langue, compter couramment! Pourtant, Ils ne sont pas plus idiots que leurs parents.
 
Où est donc l’erreur? Pas seulement chez les enseignants, il est vrai! Les familles ne « tiennent » plus leurs enfants: il est interdit d’interdire! Il suffit de voir, dans le métro, ces mères qui cèdent aux caprices de leurs enfants ou se mettent à crier, redoublant l’intensité de l’affrontement. On chante le nouvel investissement des pères à la maison : mais ils sont de plus en plus souvent partis du foyer.

Ce n’est pas en maintenant le nombre des enseignants, alors que les écoliers diminuent en nombre, que l’école se redressera. Il y a 40 ans, des classes de 50 élèves fonctionnaient.Aujourd’hui, les enseignants hurlent s’ils en ont plus de 25 ou si on ferme des classes là où il y en a moins. Enfant du service public, je ne vois – hélas! – que la concurrence pour susciter l’exigence et l’ardeur nécessaires, à condition que le cahier de charge et le recrutement soient comparables.





6 commentaires pour “Service minimum à l’école?”
  1. seb du massif central dit :

    contre exemple:

    ma commune est de gauche et il y a bien une garderie + la cantine.

    contrairement a ce que je pensai il y a peu d’élèves aujourd’hui en plus les premiers a raler sont ceux qui n’on rien n’a fouttre de la journée
    ben oui comment regarder les feux de l’amour et boire le petit café le matin tranquille!!!

    double contre exemple: la classe de ma fille est surchargé (née en 2003).Donc séparation de la classe c’est un drame a cette age la!! LoL.

    les gens ralent car ils ne peuvent mettre les enfants a partir de 2 ans s’ils pouvaient les mettre à 6 mois ça serait ça de moins a payer …

    pour l’éducation d’accord avec toi y a un moment une bonne fessé et cela règle beaucoup de solutions aux caprices…

  2. Olivier dit :

    Heureusement qu’il y a des mairies de gauche qui appliquent la loi sinon cela serait la révolution si la gauche refusait systématiquement d’appliquer les lois votées par la droite et vice versa… Les lois de droite ne sont pas faites pour les électeurs de droite et pareil pour les lois de gauche, elles sont faites pour les français.

  3. Gilles dit :

    Merci.
    Ça fait longtemps que j’avais pas autant rigolé devant un tel tas d’inepties 🙂

  4. Alberto dit :

    A Gilles!

    Facile de rigoler (jaune?) plutôt que de développer ses arguments!

  5. Gilles dit :

    Quand tu avanceras des sources au lieu de lieux communs, on discutera 🙂

  6. Olivier dit :

    @Gilles : la source est indiquée, c’est France 2…

    En ce qui concerne la population des classes, elle est plutôt en chute libre depuis 40 ans, tu ne peux pas le nier. En revanche, l’humeur des profs ne suit pas la même courbe 😉



L'autre monde | Thème liquide par Olivier