16
Mai
11

Une sâle affaire…





En voyant les images de DSK ce soir entre les policiers, j’ai un sentiment très mitigé. Cette affaire ne sent vraiment pas bon, tout cela semble tellement énorme. Après la décision de la juge de placer DSK en détention de peur qu’il ne s’enfuit en France, j’ai tout de suite songé à l’affaire Polanski. J’ai l’impression que DSK paye pour la fuite de Polanski.

Bref, vu la situation et le flou autour des faits, j’ai envie de ne pas appuyer sur la tête de DSK, je pense qu’il n’en a vraiment pas besoin. Il a le droit comme tout le monde à une justice sereine et équitable.

On peut aimer le sucre sans pour autant souffrir d’obésité. DSK a donc le droit d’aimer les femmes sans pour autant être un violeur. Jusqu’à preuve du contraire, il a le droit à la présomption d’innocence, tout comme sa prétendue victime a le droit à une certaine compassion. Il ne faut pas sous estimer le pouvoir de nuisance de la justice américaine qui comme la justice française a broyé pas mal d’innocents. Elle va mettre un point d’honneur à faire de DSK un justiciable ordinaire, ce qu’il ne saurait être… Prenons un simple exemple, lorsque l’on fait un tapissage avec la prétendue victime pour qu’elle le reconnaisse, c’est un peu comme montrer Michaël Jackson à Gilbert Montagné, même dans le noir, il l’aurait reconnu…

Bref, espérons que les analyses scientifiques réalisées permettent d’éclaircir cette affaire. On a du mal à imaginer comment DSK pourra se relever de cette histoire. Il risque 70 ans de prison…





Un commentaire pour “Une sâle affaire…”
  1. Medorius dit :

    Habeas Corpus! Littéralement, « tu as un corps ». Les américains auraient-ils oublié cette très ancienne recommandation d’origine anglaise, au temps de l’Inquisition et une étape fondamentale de la civilisation et de la démocratie ? Tout homme, quelle que soit sa condition, particulièrement un présumé innocent, a droit au respect de sa dignité.
    Je suis choqué par ces images qui donnent en pâture au public, via les media, l’humiliation d’un présumé innocent. Ne devait-on pas lui concéder la même discrétion qu’à la présumée victime?
    La France perd, avant même que les faits soient établis, un homme poilitique qui a bien servi et qui aurait pu contribuer, par son intelligence et sa maîtrise, à la solution délicate des difficultés de notre pays.



L'autre monde | Thème liquide par Olivier