13
Mar
06

Zone Interdite sur la Sécurité Routière





Zone Interdite

Hier soir, je regardais l’émission Zone Interdite sur M6 sur les accidentés de la route. Cette émission a fait de ce problème un sujet récurrent depuis des années, probablement parce qu’il montre des images et des situations assez choquantes mais aussi parce que je crois qu’il y a derrière tout cela un peu plus qu’une simple volonté de faire de l’audience.

Premier constat, l’émission était très bien faite. Pour une fois, on ne sombrait pas dans un voyeurisme contre productif. Il y avait quatre histoires racontées dans ce documentaire.

1/ L’alcool :

Tout d’abord, une jeune femme, Mylene, qui avait perdu son petit ami mais également l’usage de son bras gauche dans un accident de la route provoqué par un jeune homme en état d’ébriété. Son témoignage était très émouvant, on voyait  la profonde douleur que pouvait causer un accident de la route aussi bien sur le plan physique que moral. Cette jeune femme pourtant pleine de caractère semblait durablement touchée par cette épreuve. J’ai été frappé par le manque de conscience du jeune homme par rapport à son acte. Plusieurs mois étaient passés depuis l’accident et ce jeune homme semblait bien indifférent. Il avait tout juste pour les victimes quelques mots qu’on sentait suscités par son avocat. De la même manière, sa mère se sentait responsable dans une certaine mesure mais pas vraiment coupable. Son discours sonnait bien légèrement face à la lourdeur de la douleur des victimes.

Ceci m’amène à une première proposition. Puisqu’il existe dans un certain nombre de cas, un alcoolisme régulier, pourquoi ne pas retirer tout simplement le permis aux gens qui sont connus comme étant des alcooliques réguliers et suivis afin d’une part de les forcer à se soigner mais aussi d’autre part d’éviter ces drames. Vous me direz que retirer le permis n’empêche pas de conduire. Dans ce cas, pourquoi ne pas saisir dans certains cas le véhicule à titre préventif même si cela me semble un peu extrême, le véhicule n’étant pas toujours utilisé par une seule personne.

2/ L’handicap lourd :

Deuxième histoire, un jeune homme, Christopher, s’est retrouvé dans un état végétatif suite à un accident. Sa mère se retrouve donc face à une situation très complexe sur bien des plans. Tout d’abord, elle doit quitter son emploi pour s’occuper de son fils mais ensuite elle doit trouver un logement adapté au handicap. Enfin, elle doit régler le problème de l’indemnisation de son fils afin de pouvoir continuer de subvenir à ses besoins sachant qu’elle n’a plus le temps d’avoir un emploi pour gagner de l’argent. Tout cela, en plus de la douleur de cette situation (imaginez vous avec une personne consciente mais incapable d’exprimer la moindre émotion ou le moindre désir), semble très difficile à assumer, d’autant plus qu’on n’y est pas préparé. J’étais émerveillé par la force de caractère de cette femme qui ne lâchait rien malgré un avenir plutôt sombre. Sa famille était également très présente autour d’elle et c’est bien.

Deuxième proposition que je souhaite formuler, mettre en place au sein des assurances une structure chargée d’accompagnée les familles de victimes après l’accident. L’assureur doit être plus qu’un organisme qui paye au bout de quelques années lorsqu’il n’a plus d’autre choix. Il doit être plus qu’un organisme procédurier qui va chercher des artifices pour ne pas payer d’emblée ou payer moins. Il faut que l’assureur assume les responsabilités suivantes : trouver un logement adapté pour la personne handicapée mais aussi subvenir aux besoins de la victime de manière immédiate, systématique et régulière jusqu’à l’indemnisation finale.

Pour cela, un barème doit être mis en place par le ministère de l’économie en concertation avec le ministère de la santé afin de définir le montant de l’indemnisation provisionnelle en fonction du coût constaté de la vie chaque année mais également de la région où habite la personne, de son handicap au moment où l’indemnisation est versée (ceci permettra de réviser l’indemnisation ensuite en fonction des besoins) mais également du nombre de personnes à charge et des soins nécessaires. Pour ce qui est du logement, un organisme central départemental ou régional financé par les assureurs doit regrouper les disponibilités de logements pour handicapés et ainsi gérer les demandes.

On se rendait bien compte en outre qu’il y avait un problème au niveau du nombre de logements aménagés pour les handicapés. Il faudrait mettre en place un dispositif fiscal afin d’encourager les propriétaires à aménager leur logement pour les handicapés. Mais d’un autre côté, il ne faut pas non plus se retrouver avec tous les logements aménagés car cela coûterait trop cher au fisc. Voici donc ce que je propose. Dans un premier temps, l’Etat évaluera les besoins en logements pour handicapés par département. Ensuite, un quota sera mis en place. Chaque propriétaire, particulier ou non, pourra faire une demande de dégrèvement fiscal (taux à étudier) pour l’aménagement d’un logement en échange de quoi, il rendra son logement disponible pour un handicapé de manière prioritaire pendant une période donnée. Le loyer sera soumis à un plafond en fonction de la surface. L’assureur règlera le loyer tant que l’indemnisation finale n’aura pas été versée.

Bien entendu, ceci ne peut être qu’une période transitoire car vu le trou dans le budget de l’Etat, on ne peut pas continuer à le creuser. Il faut donc renforcer l’obligation légale pour tout promoteur immobilier construisant un immeuble d’habitation d’intégrer dans sa construction un certain nombre de logements aménagés pour les handicapés afin de compenser à moyen terme le manque actuel.

3/ L’assureur véreux :

Troisième histoire, une jeune femme, charmante (son regard avait un truc incroyable), avec ses trois enfants, avait perdu son mari dans un accident de voiture. Problème, la voiture avait été déclarée comme volée par l’assuré qui n’était pas au volant au moment de l’accident. Ceci correspondait en fait à une demande de l’assureur afin d’éviter une indemnisation coûteuse car l’assureur n’indemnise pas les voleurs et les complices se trouvant dans un véhicule volé. Du coup, la pauvre femme se retrouvait sans indemnisation pour son mari disparu et donc sans aucune ressource puisqu’elle ne travaillait pas. Sa situation faisait peine à voir, un peu comme une double peine, d’une part la tristesse d’avoir perdu l’homme de sa vie et d’autre part la difficulté d’assumer seule et sans ressources ses enfants.

Là je pense qu’il faut très clairement que les assureurs qui se conduisent ainsi soient très lourdement condamnés. En outre, il faut qu’une enquête de police très sérieuse soit menée lorsqu’un vol est déclaré alors qu’un accident a été déclaré peu avant ou après.

4/ Le chauffard volé :

Quatrième histoire, un chauffard renversait une personne sur la place de la Nation à Paris dans le 12e puis prenait lâchement la fuite. Il faisait nuit, la voiture roulait vite, personne n’avait pu clairement l’identifier. Heureusement, le chauffard étant aussi mauvais conducteur qu’idiot, il déclare le véhicule comme volé croyant avoir été identifié afin de ne pas porter la responsabilité du drame. Dommage pour lui car c’est ce qui va permettre à la police de faire le lien avec l’accident très rapidement (j’avoue avoir été bluffé par l’efficacité de leur méthode).

Là, c’est plus un problème d’éducation. Il faut bien faire comprendre aux gens que la fuite n’est pas la solution. Il faut expliquer que dans la plupart des cas, la police retrouvera le fuyard et au final, la peine sera plus lourde. Il faut aussi éduquer les jeunes pour leur faire comprendre que fuir ses responsabilités n’est pas une attitude à avoir. Enfin, il faut probablement renforcer les moyens de tracer les véhicules. A moyen terme, mettre un GPS dans tous les véhicules permettra de savoir où ils sont. Il faudrait alors enregistrer les passages sur certains axes réputés comme dangereux.

Voilà, c’était mon petit compte rendu de l’émission avec bien entendu comme à chaque fois plein de propositions. N’hésitez pas à réagir sur ce sujet qui me tient à coeur, probablement parce que nous sommes tous en grand danger sur la route.





3 commentaires pour “Zone Interdite sur la Sécurité Routière”
  1. Draky dit :

    J’ai vu quelques extraits. On retiendra la mauvaise foi des assureurs fidèles à eux-mêmes.
    Ha sinon enquête des flics : ils ne connaissent pas bien les Rover 😛

  2. Olivier dit :

    Bah je t’avoue que j’étais étonné de voir que les flics n’avaient pas leur propre laboratoire de carosserie pour retrouver quelle pièce venait d’où…

    Maintenant, ils étaient plutôt très efficaces par ailleurs dans l’enquête.

    J’ai bien aimé le passage place de la Nation où ils font du porte à porte et ils tombent sur Josée Dayan sortie de nulle part qui commence à se la jouer grande réalisatrice super connue et qui s’étonne que le flic ne la reconnaisse pas, j’étais mort de rire.

  3. Draky dit :

    En fait je l’ai pas vu mais comme je participe à un forum dédiée à la marque Rover-MG, un sujet y a été créé, avec pas mal de remarques quant à la Rover en case 😛
    J’ai jsute aperçu la partie du gars, Christophe, du gars que l’assureur enflait à mort et de la personne avec 3 enfants dont le mari était décédé.



L'autre monde | Thème liquide par Olivier