fév
10
Les transports en IDF : facteur de décroissance
Le cabinet Technologia vient de réaliser une étude très intéressante qui met en lumière l’impact catastrophique des transports en commun sur la santé des franciliens. Ils abordent de manière directe un problème critique engendré par la piètre qualité des transports en commun : le stress des salariés.
Les médias passent leur temps à relayer les grèves à répétition des nantis de la RATP et de la SNCF mais il ne parlent pas souvent de l’impact sur les salariés de ces mêmes grèves, comme si c’était un problème secondaire. Il faut dire que les salariés n’ont pas vraiment de moyen d’action pour se faire entendre face à ces prises d’otages à répétition. Si ces grèves permettent d’améliorer le traitement des fonctionnaires de la RATP et de la SNCF, elles ont un impact énorme sur les salariés et donc sur les entreprises et l’économie française.
Les salariés sont stressés, irrités et souvent en retard. Ils doivent se justifier par rapport à des retards donc ils sont les premières victimes. Les entreprises payent le prix fort de l’incurie des entreprises publiques et du STIF.
Ce rapport fait un certain nombre de propositions mais malheureusement, ces propositions visent pour la plupart à imposer des contraintes supplémentaires aux entreprises, comme si elles étaient les seules capables de résoudre ce problème et qu’il ne fallait plus compter sur la SNCF et la RATP pour améliorer la situation. Vous me direz, ils sont peut être plus lucides que moi là dessus.
Voici mes propositions concrètes pour une amélioration des transports :
- formation de personnels municipaux et personnels militaires à la conduite des métros et RER pour les utiliser en remplacement des grévistes afin que la grève soit sans impact sur les passagers.
- sécurisation de tous les quais (comme sur la ligne 14) afin de limiter les suicides liés aux personnes qui se jettent sur les voies (un tous les deux jours en région parisienne).
- privatisation de la RATP et de la SNCF afin d’améliorer le service et la rentabilité, passage aux 35h pour les cheminots.
- mise en place d’un système d’indemnisation des entreprises par la RATP et la SNCF pour compenser les retards qu’elles causent : l’entreprise envoie une note justifiée à la RATP et à la SNCF qui payent sous 30 jours et en échange l’entreprise paye normalement le salarié même s’il était en retard (à cause des transports bien entendu, pas pour le réveil qui n’a pas sonné). Le financement de cette caisse d’indemnisation sera assuré à partir du budget alloué aux primes des employés de la RATP et de la SNCF.
- généralisation du télétravail dans toutes les entreprises où c’est possible. Ce n’est pas ancré dans la culture française. Il faut donc conduire un vrai débat là dessus pour trouver un cadre légal intéressant pour l’entreprise comme pour l’employé.
- dépolitisation du STIF. Il faut que le STIF soit une autorité indépendante dirigée par une personnalité issue de la société civile et non un homme politique incapable d’agir à cause des enjeux électoraux.
Bref, il est temps d’en finir avec ce système féodal où quelques centaines de nantis peuvent impacter la vie de millions de franciliens. Cette utopie n’est plus acceptable au 21e siècle!






