1
Nov
06

Brûlage de bus





Depuis quelques semaines, les jeunes voyous de France s’amusent à brûler des bus. Avant, ils s’attaquaient aux voitures, maintenant, ils sont passés aux bus. La transition me laisse dubitatif. Pourquoi brûler un bus plutôt qu’une voiture? Est ce que c’est parce que le bus, c’est un symbole public et que donc en brûlant les bus, on attaque plus la société et l’Etat que le particulier? Est ce que c’est parce que le bus, c’est plus gros et donc le feu est plus important et c’est plus spectaculaire à regarder avec ses potes? Quoiqu’il en soit, ces jeunes voyous se trompent, en brûlant des bus, tout comme en brûlant des voitures, ce n’est pas l’Etat qui est gêné, c’est leur entourage. Qui utilise les bus? Leur entourage! Qui finance les transports en commun? Leur entourage aussi. Conclusion, avant de brûler, réfléchis un peu jeune voyou…

Enfin, pour sortir une bonne fois pour toutes de cette situation incroyable où de jeunes voyous font n’importe quoi, je crois qu’un bon tour de vis est nécessaire. Il faut être lucide, les médiateurs et les associations de quartier, c’est bien pour contenir une certaine pression mais à la base, il faudrait mieux qu’il n’y ait pas de pression du tout. La société se donne bonne conscience en saupoudrant ici ou là quelques euros pour financer des soupapes de sécurité mais cela ne règlera pas le fond du problème. Le problème, c’est l’éducation, l’intégration, le respect de certaines valeurs! Il faut reprendre à zéro notre manière de concevoir nos quartiers : casser les ghettos, éduquer plus qu’ailleurs dès le plus jeune âge, faire des efforts pour l’emploi plus qu’ailleurs et supprimer ce sentiment d’impunité en réprimant de manière ferme ceux qui ne respectent pas la loi. Une minorité ne doit plus semer le trouble chez une majorité. La France doit affronter ce problème par des mesures fortes (mais pas forcément violentes), on ne doit plus avoir besoin de médiateurs entre la police et les voyous. Un voyou est un voyou, il n’a pas besoin d’un traducteur pour comprendre et entendre un message de fermeté. Il n’y a pas de fatalité dans la vie, on ne naît pas voyou, on le devient, on n’est donc pas condamné à le rester.





2 commentaires pour “Brûlage de bus”
  1. Jack dit :

    Moi, je me sens dépassé, je trouve le mot voyou, trop gentil, c’est comme petit canaillou…et poutant, il y a le mon canaille, , proche de racaille, je suis invalide d’attentat, alors ca passe mal, et cette petite femme brûlée, qui ne demandait rien à personne, allez lui dire, que ce n’est pas de la racaille, j’ai moi personnellement la rage au ventre.
    Jack
    http://perso.orange.fr/saban/ pour site « 911 »
    et
    http://broadway-matt-jack.hautetfort.com

    très bien construit votre blog, le mien touche à des sujets plus légers

  2. Olivier dit :

    Jack,

    Merci pour votre commentaire. Je crois qu’au delà des mots, il y a la souffrance des victimes. Le mot racaille est associé pour quelques temps encore à une vieille polémique autour de Nicolas Sarkozy ayant mis le feu aux banlieues l’an dernier, j’évite donc de l’utiliser… Je ne suis pas là pour jeter de l’huile sur le feu.



L'autre monde | Thème liquide par Olivier