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Fév
16

Changer de France…





La France est sur une mauvaise pente depuis 40 ans. La faute à qui? Aux politiques bien entendu, avec leur vision à court terme qui ont mis en place et entretenu un système clientéliste qui tire la France vers le bas. Entre emplois aidés, status surprotégés, avantages divers et variés, de nombreuses catégories de populations en France vivent au crochet des salariés du secteur privé, ceux qui financent leur train de vie.

Aujourd’hui, le fossé n’a jamais été aussi grand entre la France qui bosse et celle qui profite. A titre personnel, je n’ai rien contre le fait de payer des impôts, à condition qu’il en soit fait bon usage. Malheureusement, il n’en est rien, il est utilisé par les politiques pour arroser leur électorat de base, un peu comme un parent en manque d’autorité qui offrirait un cadeau à son enfant un peu trop turbulent.

On ne résoudra pas le problème du logement en construisant toujours plus de HLM. On ne résoudra pas le problème de l’emploi en créant toujours plus d’emplois aidés. On ne résoudra pas le problème des réfugiés en leur octroyant toujours plus d’aides. Quand je l’écris, cela me paraît tellement évident que je ne comprends pas comment on a pu en arriver là! On n’a jamais guéri d’une maladie en cassant le thermomètre! Il faut toujours traiter le problème à la source et non tenter d’en atténuer les effets avec des mesurettes inutiles qui ne font qu’aggraver le mal en créant des appels d’air…

J’en veux aussi aux journalistes, ces bobos gauchos porte paroles des politiques avec qui ils passent leur soirée à trinquer en mangeant du caviar aux frais de la société.

Pour moi, la solution ne viendra pas de Juppé, Sarkozy ou Le Pen, pas plus que Bayrou, Hollande ou Duflot. Elle viendra de la société civile. La France a besoin d’hommes et de femmes qui s’engagent en politique non pas pour en faire leur métier (comprenez leur rente) mais pour vraiment changer les choses. Et la seule manière d’y parvenir, c’est le mandat unique! Autrement dit, je souhaite qu’un élu ne puisse pas cumuler plus d’un mandat et qu’il ne puisse pas se représenter au-delà d’un mandat. Et ce pour toutes les élections nationales et régionales. Ainsi fini ces guignols qui occupent la place pendant des décennies sans jamais rien apporter. On fera de la politique comme une parenthèse dans une vie professionnelle, ce qui permettra ainsi d’éviter ce système clientéliste et la vision à court terme qui frappe tous les politiques de gauche comme de droite!

Je suis également pour la mise en place d’une démocratie plus directe. Je refuse de continuer d’être représenté par des abrutis qui ont autant d’énergie que ma gardienne le lundi matin lorsqu’elle découvre qu’elle va devoir vider deux poubelles au lieu d’une… Il faut redonner la parole aux français pour qu’ils soient en mesure de prendre des décisions qui aient un réel impact sur leur quotidien. Aujourd’hui, on passe notre temps à subir des décisions prises par des énarques n’ayant jamais pris le moindre risque dans leur vie. Il faut que cela cesse!

Notre démocratie est malade. Elle est en phase terminale. François d’Hollande lui apporte les soins palliatifs. Moi je lui propose un renouveau! On remet les compteurs à zéro, plus de justice, plus d’égalité, plus de mérite, moins d’égalitarisme, d’injustice, de clientélisme et de médiocrité!





5 commentaires pour “Changer de France…”
  1. pascal dit :

    Formidable cette idée de parenthèse politique dans une carrière.. Et après on fait quoi ? Tu imagines que tu vas retrouver du boulot comme ça ? D’autant plus que les gens de la société privée qui souhaitent s’engager en politique sont rarement des smicards.. Alors quitter un poste de cadre à 5000 euros pour un poste à 3000, avec le chômage à l’arrivée, je doute que cela fasse rêver qui que ce soit… Les cadres du privé et les chefs d’entreprise qui se sont lancés dans la politique ne le font jamais pour des raisons altruistes.. Il y a des moments ou je te trouve encore plus doux-rêveur que mes potes communistes.. Et c’est rien de le dire.. 😉

  2. Olivier dit :

    En général, ceux qui se lancent en politique disposent d’un réseau et d’une expérience assez conséquents. Du coup, ils arrivent à retrouver un job plus facilement. Et puis, on pourrait très bien imaginer de créer un congé « politique » où la personne est assurée de retrouver son poste dans son entreprise à l’issue de son mandat. Quand à la rémunération, je ne pense pas que cela soit un gros débat.

  3. Medorius dit :

    Mazette !
    Le renouvellement est nécessaire. Mais on ne fait pas un président de la République en quelques années. Juppé me paraît le meilleur choix (il ne fera qu’un mandat), avec Le Maire premier ministre.
    Jamais la 5ème République, ni celles qui l’ont précédée d’ailleurs, n’a eu un chef d’entreprise comme président. Et c’est bien regrettable, car la plupart des énarques n’ont pas connu les risques et les contraintes des chefs d’entreprise.
    Je ne crois pas qu’un président ou même un ministre digne de cet emploi, aurait du mal à retrouver du travail.
    Je suis donc favorable à ce que l’accession à une telle fonction oblige son titulaire à démissionner, en particulier de la fonction publique, comme l’a fait Le Maire.
    Croyez-vous, Pascal, que les présidents et ministres y accèdent uniquement pour des raisons altruistes ? Je ne suis pas choqué par l’ambition, quand elle concerne une personne qui a fait la preuve de sa compétence et de son engagement.

  4. pascal dit :

    Je ne suis pas non plu choqué par l’ambition cela peut être un bon moteur. Quand à un chef d’entreprise président c’est un doux rêve.. Evidemment qu’il faut une bonne dose d’altruisme pour souhaiter ce genre de poste. Il y a aussi la gloire, marquer son temps, etc…Mais ce n’est pas l’argent évidemment.. Michel Rocard l’avait très bien expliqué en son temps. Faire venir un chef d’entreprise au gouvernement pour gagner 5000 euros par mois et s’en prendre plein la G….. du matin au soir ce n’est pas facile…

  5. Olivier dit :

    Je pense que si l’on rémunérait les politiques en fonction de leurs résultats, les choses iraient beaucoup mieux. La population n’aurait pas l’impression que les impôts servent à entretenir des tocards incapables… Cela serait tellement simple de dire, voilà, si tu fais baisser le chômage de 500.000 personnes en 3 ans, tu toucheras une prime de tant et si tu échoues, non seulement, tu perdras ton poste mais en plus tu ne toucheras presque rien… Là crois moi, les gars se bougeraient plus. Il faudrait aussi leur retirer tous les petits et gros avantages qui les attirent dans cette fonction, se caler sur le modèle des pays du Nord à ce niveau-là.



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