18
Juin
11

La France à crédit





En France, on a pas de pétrole mais on a des déficits. Voilà comment on pourrait résumer la situation actuelle. Alors que toute l’attention se focalise sur la Grèce dont la situation financière catastrophique ne doit rien d’autre qu’à un développement incontrôlé à marche forcée sous l’impulsion des milliards déversés par l’Union Européenne depuis 30 ans, on peut s’interroger sur ce qui se passerait en France si le coût de la dette devenait ingérable.

On nous dit que l’Etat a des actifs. Mais un actif, lorsque l’on est obligés de le brader, il ne vaut plus grand chose, on le voit bien en Grèce.

Adepte d’une gestion rigoureuse, je ne comprends pas qu’année après année, la droite comme la gauche aient validé des budgets lourdement déficitaires. Si j’étais au pouvoir, la première chose que je ferais serait d’aligner les dépenses sur les recettes comme cela se fait dans n’importe quelle entreprise.

Ainsi, on ne parlerait plus du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux mais plutôt d’un alignement du nombre de fonctionnaires sur le budget et les besoins réels. Il y en a marre d’entendre les profs hurler parce qu’on supprime des postes dans l’éducation nationale. Une classe à 30 élèves, cela n’a rien de choquant! Moi j’ai connu des classes à 38 et cela se passait très bien. Le problème n’est pas le nombre d’élèves mais la qualité de l’enseignant et sa capacité à gérer son assemblée.

Inutile de parler du personnel des collectivités locales, il est si pléthorique qu’il est complètement désorganisé rendant les administrations aussi agiles qu’un éléphant socialiste dans un magasin de porcelaine.

Il est honteux de voir qu’un certain nombre de personnes privilégient leur petite situation à court terme sans songer qu’ils vont laisser à leurs enfants un héritage impossible à gérer. De nos jours, en politique, la lâcheté est un gage de réussite électorale pour beaucoup tandis que le courage et la vision sont l’apanage d’illustres souvent repris dans les discours mais jamais reproduits dans les faits…





2 commentaires pour “La France à crédit”
  1. Medorius dit :

    Je suis d’accord sur le scandale de la dette, avatar de la domination mondiale des financiers. Domination bien difficile à combattre par les états, à l’heure de la mondialisation et de la nécessaire coordination internationale, elle aussi difficile, pour y parvenir.

    Je suis moins d’accord pour faire porter le chapeau aux enseignants, qui héritent d’enfants ingérables. L’éclatement des familles et le laxisme des parents sont plus en cause et bien difficiles à redresser.

    Je me réjouis donc de la stabilisation – relative – des enseignants du primaire. Mais il est bien tard pour s’apercevoir qu’on ne réforme pas sans la participation et un minimum d’adhésion des intéressés. Il aurait mieux valu diminuer le nombre – considérable par rapport aux allemands – des administratifs et de ceux qui ne sont pas face aux élèves et d’augmenter le nombre des enseignants du primaire, en particulier en dédoublant les classes du CP, la réforme des réformes.
    Aujourd’hui, résultat navrant, les étudiants ne veulent plus devenir enseignants et l’état fait des publicités pour recruter des enseignants qui n’ont pas les diplomes requis. La confiance, si nécessaire à la réforme, est perdue, hélas!

  2. Olivier dit :

    Réformer avec l’aval des enseignants, c’est une douce illusion. Jamais personne n’est parvenu à réformer l’éducation nationale, aussi statique qu’imparfaite…



L'autre monde | Thème liquide par Olivier