29
Sep
07

Réformer l’éducation nationale?





Je passe la parole à Jean-Luc pour une note sur l’éducation nationale.

Le problème, c’est qu’on ne va pas changer de sitôt les enseignants et, encore moins, les écoliers. Je ne vois guère de solution que dans la concurrence, donc dans le développement de l’enseignement privé, qui doit être traité, à l’instar de l’hospitalisation privée, comme l’enseignement public, pour autant qu’il remplisse le cahier de charges.

D’autre part, de même que la compétition est l’objectif et le ferment rétroactif de l’apprentissage et de l’entrainement pour les sportifs, les contrôles réguliers sont nécessaires, mais aussi des classements et des examens qui ont un sens : que signifie un baccalauréat avec 85 à 90% de reçus?

Enfin, bien avant de réformer l’université, il faut réformer l’enseignement secondaire et, avant lui, l’enseignement primaire, avec un objectif de résultats. La grande majorité des élèves du primaire doivent pouvoir parler et écrire correctement le français et calculer et, avant l’entrée au collège. Il n’y a pas plus de 10% d’enfants handicapés sur le plan intellectuel qui ne pourront y parvenir.

Comme les neurophysiologistes l’ont désormais bien démontré, l’apprentissage suppose non seulement la stimulation, l’élan, la spontaneité mais aussi, la maîtrise, la censure, le choix. André Gide disait : « De la contrainte, naît l’art. »

Les « répétitions », après 16 heures, d’ailleurs envisagées par les deux candidats principaux à l’élection présidentielle, pour répondre aux enfants des milieux défavorisés, où l’ambiance familiale, la télévision, l’ordinateur et le portable, qui sont autant de nouvelles toxicomanies, les empêchent de travailler à la maison. Et ce n’est pas de sitôt que les familles vont s’améliorer!

Et ces répétitions pourraient être faites, non seulement par les enseignants titulaires, mais aussi par les enseignants prématurément partis à la retraite et qui pourraient ainsi arrondir leurs fins de mois. Rappelons, à cet égard, que l’espérance de vie des enseignants est une des plus élevées.

On ne parle guère, en matière d’enseignement, d’éducation musicale. Avec les fabuleux moyens technologiques dont nous disposons, elle aurait bien sa place dans l’apprentissage, si nécessaire aux enfants, de l’émotion et de l’admiration qui anoblissent.

En revenant l’autre soir, vers 21h., dans le métro, j’observais, avec tendresse, au milieu de voyageurs dépressifs , une jeune violoniste, dont le regard, doux et charmant, reflétait l’écho persistant du bonheur d’avoir joué. Celle-là était sûrement prête à aimer.





9 commentaires pour “Réformer l’éducation nationale?”
  1. pascal dit :

    J’imagine que monsieur J-luc n’a pas d’enfants ou alors ils n’ont pas eu de problémes d’apprentissages….
    Votre article est celui d’un intello genre bobo qui ne connait rien de la vie,la vrai avec des vrais gens.Et en plus derriere son intégrisme il joue les poêtes…..
    j’ arrête,je vais casser mon clavier…..

  2. Olivier dit :

    Permets moi de te dire que je te trouve un peu violent… Casser ton clavier pour si peu, cela serait dommage, tu ne pourrais plus écrire ensuite ici…

    Je crois que la faillite de notre système scolaire est effectivement notamment liée au fait que l’on laisse trop de personnes passer le BAC au lieu de les orienter plus tôt vers des filières où ils auraient une opportunité d’avoir un métier ensuite.

    Un Bac avec 90% de réussite, cela n’a pas de sens. Ce n’est plus de la sélection à ce niveau là mais juste une validation des acquis mais pour arriver à valider ces acquis, on a baissé la barre très bas.

  3. Gilles dit :

    Je plussoie Pascal sur la « nullité » de cet article LOL.
    Sinon, orienter les élèves OK, même le plus tôt possible.
    Mais quand l’élève te répond « je sais pas ce que je veux faire » en Terminale, on l’envoie où ?

  4. Olivier dit :

    On l’envoie à l’ANPE! Non je plaisante 😉

    Le but de la réforme est justement d’éviter cette situation en multipliant les enseignements et les expériences pratiques ce qui permettra à chacun de savoir plus tôt ce qu’il aime et n’aime pas faire.

    Si les jeunes ne savent pas ce qu’ils veulent faire en Terminale, c’est probablement parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils peuvent faire et quelles avantages et contraintes présentent tel ou tel métier.

    Tu te rends compte qu’il faut faire X années d’études avant de pouvoir exercer un job dans une entreprise et ainsi vérifier si le job correspond à ce que tu attendais? Il faut quand même être très sûr de soi avec le peu de cartes que l’on a aujourd’hui en main pour se décider après le bac…

  5. pascal dit :

    Ce genre d’article m’énerve car ayant un enfant en grande difficuté,je ne suporte plus les gens qui me parlent de sélection en primaire voir maternelle…
    Le principal probléme se situe en trosième au moment de choisir son orientation.
    ( Ce sont d’ailleurs le plus souvent les parents qui ne sont pas réaliste du réel niveau de leurs enfants )
    Mais SVP laissons les enfants grandir et s’épanouir sans la préssion de la réussite dès la petite enfance…. Ils ont bien le temps de connaitre tout cela.

  6. Gilles dit :

    Pascal, tu es de mauvaise foi.
    N(oublie pas que notre hyper-président bien-aimé avait décidé de sélectionner les déliquants dès la maternelle ! Un pré-sélection pour éviter les futurs chômeurs faignants !

  7. Olivier dit :

    Je pense que vous vous enflammez un peu là… L’article ne parle pas de sélectionner au primaire mais de tirer le niveau vers le haut avant l’entrée en 6e. Tu m’expliques l’intérêt pour un enfant d’arriver en 6e sans savoir lire et écrire? Il ne faut pas écarter ces enfants du système général mais il faut mettre en place des solutions en les encadrant plus…

    Je ne suis pas trop pour le redoublement car je trouve que recommencer une année entière, c’est trop, c’est pénible pour l’enfant, ça le met en situation de décallage par rapport aux autres, bref, c’est pas l’idéal. Il faudrait peut être faire des demi années scolaires 😉

  8. pascal dit :

    C’est vrai je m’enflamme.
    Mais s’il ne s’agit pas de selection,que veut dire :
    « il faut réformer l’enseignement primaire, avec un objectif de résultats ? »
    Je n’ai rien contre une selection nécéssaire à un certain niveau évidemment,mais pas en primaire.
    A cet âge les enfants ont besoin de soutien, de cadrage et surtout de mise en confiance afin qu’ils deviennent des adultes équilibrés,
    bien dans leur peau. c’est une base qui ouvre toutes les portes.
    On n’imagine pas les dégats qui peuvent provoquer chez un enfants qui à eu une mauvause note d’être traité de  » bon à rien ».

  9. Olivier dit :

    L’objectif de résultats, c’est tout simplement de vouloir que chaque écolier qui arrive en 6e sache lire et écrire. Il faut mettre les moyens pour.

    Sinon, tu as raison, trop de profs maltraitent certains élèves. Personne n’est parfait…



L'autre monde | Thème liquide par Olivier