7
Juin
12

SNCF, RATP : solidarité à sens unique





Je m’en étais ému durant la campagne présidentielle. Les agents de la RATP ont récemment eu gain de cause devant la justice. En effet, le TGI de Paris a annulé la mise en place d’une journée de carence en cas d’arrêt maladie pour les agents de la RATP. En cause, un soit disant régime spécial qui excluerait de facto les agents de cette mesure hautement symbolique.

Résultat, la direction de la SNCF a décidé de suspendre l’application de cette mesure sans attendre le jugement prévu dans quelques jours (la justice ayant aussi été saisie par les nantis de la SNCF).

Il apparaît donc que les syndicalistes sont parvenus à arracher un nouveau privilège et surtout une inégalité inacceptable par rapport au secteur privé qui lui a 3 jours de carence!

Il faut bien voir que les régimes spéciaux des nantis de la SNCF et de la RATP sont en grande partie financés par les impôts des français. Je considère que vu l’état des finances du pays, tout cela doit cesser. Il faut privatiser ces deux entreprises et les laisser se gérer de manière autonome. On verra comment ils font sans les milliards injectés par l’Etat. Ils passeront sûrement moins de temps à pleurer dans la rue. Il y en a vraiment marre de se faire vider les poches par quelques privilégiés…





6 commentaires pour “SNCF, RATP : solidarité à sens unique”
  1. Gilles dit :

    Ça serait intéressant de voir dans quelques temps si le nombre d’arrêts maladie dans la FP auront diminué…
    Pour les régimes spéciaux, suffirait de faire une loi ou un décret adapté…
    Tu noteras que le gouvernement Sarko a fait cette loi en ne touchant pas à la SNCF hein 🙂
    Perso, dans la Territoriale, je l’ai eu la carence, mais bon, ça ne me gène pas plus que ça 🙂
    On devrait mettre tous les salariés à 2 jours, privés et publics…
    Plus égalitaire, y aurait pas 🙂
    Surtout si effectivement dans le privé, la majorité des entreprises compensent le 1er jour (et que le public fait pareil, dans chaque employeur)…

  2. Olivier dit :

    Je suis d’accord avec toi, il faut un système égalitaire. 2 jours de carence pour tout le monde dans le privé comme le public sans prise en charge par l’entreprise. Cela permettra de limiter les flemingites aiguës et autres grasses matinées sous couvert de rhume très contagieux…

  3. Gilles dit :

    Bah la prise en charge, c’est au bon vouloir du patron 🙂
    Je crois que c’est une question de facilité comptable : imaginons que tu ailles chez le doc à 13h car après une demi-journée, tu as trop la crève.
    Ton doc. te fait l’arrêt maladie depuis ce jour, il fait pas un demi arrêt et ton patron devrais ne te compter qu’une demi-journée alors qu’elle est couverte par l’arrêt-maladie.
    Trop chiant :p
    Enfin je pense.

  4. Olivier dit :

    Oui je sais pas si c’est plus chiant de retirer une journée ou une demi-journée, je pense que cela revient au même niveau complexité comptable… Je crois plutôt que la prise en charge dépend de la taille et des moyens de l’entreprise. Les grosses boîtes le font en général. Pour les plus petites, c’est plus aléatoire et cela se comprend.

  5. Gilles dit :

    De toute façon, je ne suis pas sûr qu’il y ai un règlement sur ça et le « bon vouloir », c’est pas vraiment quantifiable ou démontrable sur stats…

  6. Medorius dit :

    La justice sociale, que certains invoquent à juste titre, n’est-elle pas que le régime de carence soit le même pour tout le monde, sachant que les fonctionnaires ont déjà l’avantage de la sécurité d’emploi et des arrêts de travail beaucoup plus nombreux que les employés du privé?
    Souvenons-nous des 22 à 23 jours d’arrêt maladie par an des agents des collectivités locales, deux fois plus que dans la fonction publique d’Etat et 4 fois plus que dans le privé!
    Leur travail est-il réellement plus pénible?!



L'autre monde | Thème liquide par Olivier